L’œil dans la meurtrière

Journal d’Arménie 

Choses vues, paroles entendues 

Une tribune libre de Patrice Franceschi

Introduction de l’éditeur. L’Arménie est menacée d’une invasion militaire malgré les négociations en cours qui ne cachent nullement l’agressivité constante de l’Azerbaïdjan du président IIlham Aliyev. L’Arménie propose un accord de paix et de coopération dont cette région du Caucase du Sud a besoin. Nous publions cette tribune de Patrice Franceschi qui prépare un livre à paraître sur l’Arménie dont il revient et qui témoigne ici pour nos lecteurs.  

Poste militaire arménien dans la région du Syunik qui fait face aux positions de l’Azerbaidjan. Photo P. Franceschi.

Courbés en deux, Hovic et moi progressons dans la tranchée qui serpente en direction de l’ultime redoute de l’armée arménienne sur la ligne de front azérie courant le long de la frontière nord de la province du Syunik. Je ne connais pas de contrée plus âpre en Arménie que cette frontière du bout du monde – ni de plus pauvre. Mais de là, on touche presque de la main les terres du Haut-Karabagh perdues il y aura bientôt deux ans. 

En ce mois de février, l’hiver est mordant, le froid implacable, les tempêtes de neige fréquentes ; on n’y voit parfois pas à deux pas. Les montagnes autour de nous sont un enchevêtrement vertigineux de pics, de ravins et de crêtes acérées où ne poussent que de rares bosquets d’arbres. La neige est partout sur ces montagnes, la boue partout dans les tranchées ; une boue gluante et mauvaise. On patauge. Les sentinelles que nous croisons, emmitouflées dans des vestes molletonnées, leurs casques enfoncés sur des chapkas de laine, scrutent les positions ennemies dont le réseau de défense semble presque encastrée dans le leur tant il est proche. Sans les drapeaux flottant sur chaque position, on s’y perdrait… Ce réseau de défense azéri se déploie lui aussi de crête en crête sur des distances considérables, mais semble nettement mieux fortifié, plus moderne aussi. Là où je me trouve, on pourrait se croire dans une tranchée de la Somme en 1915. 

Hovik et moi progressons encore. Puis la dernière redoute surgit devant nous, protégée par des madriers de bois, des pneus, des plaques de tôle, des sacs de sable. Protections bien sommaires – comme sur tous les autres postes, d’ailleurs. Je le fais remarquer à mon camarade qui approuve d’un haussement d’épaules, avant d’ajouter en chuchotant : « En plus, on ne peut pas être plus près des Azéris. Ici, ils sont à moins de trente mètres. Attention…. » Je me redresse, plaque mon œil à la meurtrière de la plaque de blindage fixée devant moi : de l’autre côté, au milieu du mur de fortification adverse, je distingue nettement une meurtrière semblable à la mienne – et derrière elle, l’œil d’un soldat qui m’observe en silence… 

Jamais je n’oublierais cet échange de regards dans l’ambiance de « Désert des tartares » qui étreint tout ce qui nous entoure. 

Patrice Franceschi avec deux femmes combattantes. Photo P. Franceschi.

De retour dans une casemate moins exposée, nous prenons un moment de repos. Les soldats de garde se réchauffent autour d’un poêle à bois, serrés épaules contre épaule. L’un d’eux fait bouillir de l’eau sur un réchaud à gaz pour préparer du café, un autre ouvre une bouteille de vodka – il faut bien faire passer le temps. Le confort est sommaire, les lits de fer surchargés d’armes, de treillis, de boîtes de conserve, d’effets divers.  L’ennui est palpable jusque dans l’air que nous respirons. Je me dis que chez les Azéris ce doit être la même chose. 

Sur le front de cette « drôle de guerre » oubliée du reste du monde, on ne fait qu’attendre. 

La plupart des soldats qui m’entourent appartiennent aux « unités de défense populaire » chargées de soulager l’armée en tenant des centaines de postes semblables à celui où nous nous trouvons. Ils ont entre cinquante et soixante ans, une ou deux guerres derrière eux, des visages rugueux de paysans d’un autre temps, des corps massifs, une motivation sans faille, mais un armement vétuste. Parmi eux, quelques femmes. Et même une grand-mère de soixante ans qui joue les Lara Kroft avec sa kalachnikov, refusant de quitter son casque lourd – au cas où… 

« Les ordres sont simples, me déclare le chef de cette petite troupe disparate, un vétéran aux épaules plus larges qu’il n’est haut. Quand les Azéris attaqueront, on doit tenir jusqu’à l’arrivée de l’armée – c’est tout. 

– l’armée est loin, dis-je. Et le temps qu’elle soit là…. Vous n’avez même pas de seconde ligne de défense. » 

Région montagneuse du Syunik au sud-est de l’Arménie. Photo P. Franceschi.

Les soldats se regardent sans un mot : « Bah, on tiendra quand même, finit par dire un sergent. En attendant, les Azéris n’arrêtent pas de nous provoquer. Ils tirent au-dessus de nos têtes ou sur les bergers s’ils approchent trop avec leurs moutons ; et quand le vent souffle vers nous, ils brûlent la végétation pour nous enfumer. Mais on a ordre de ne pas répliquer 

– C’est pour ça qu’on tourne en rond, précise un caporal. Mais quand ils nous insultent depuis leurs tranchées, on répond, c’est sûr – et pas besoin de beaucoup hausser la voix vu la distance… » 

Je demande : « Et c’est quoi leurs insultes? 

– Oh, toujours la même chose. Ils racontent qu’ils vont venir nous égorger jusque dans nos villages, que nos femmes et nos enfants y passeront, etc. » 

L’un des soldats se lève, manifestement surexcité. C’est un fier-à-bras. Avec emphase, il lance : « La dernière fois qu’ils nous ont insulté de cette manière, j’ai répondu que j’allais aller en personne à Bakou égorger Alyev ; ça les a beaucoup énervés…. » 

Ses camarades approuvent en rigolant. 

Blindés légers arméniens sur le front du Syunik. Photo P. Franceschi.

Je fais celui qui s’amuse de ces plaisanteries enfantines ; mais je n’en pense pas moins : mes amis sont « mal barrés ». Certes, ils sont habités par la volonté farouche autant que sereine de défendre leur terre, mais à Erevan où vivent le tiers des Arméniens, c’est autre chose. La jeunesse dorée de la capitale s’enfuira au premier coup de fusil. Et ne craint pas de l’avouer. Seule note positive dans ce constat, le foisonnement des « associations militaro-patriotiques » qui germent un peu partout dans les campagnes pour défendre le pays. Le schéma est toujours le même : d’anciens militaires créent dans des villages ou de petites villes des structures associatives proposant de former les jeunes à la guerre, ils trouvent des financements ici ou là dans la diaspora, et les jeunes accourent. Sans doute sont-ils aujourd’hui plus nombreux que l’armée officielle aux effectifs squelettiques  – 30.000 hommes seulement, dont 20.000 conscrits. 

En attendant, je demande aux vieux soldats-paysans qui m’entourent comment ils voient l’avenir. La même réponse tombe de toutes les bouches : tôt ou tard les Azéris attaqueront. Quand, pourquoi et comment, ils ne savent pas trop. C’est consubstantiel à l’être de ces gens et voilà tout. 

A leur tour ils me questionnent sur la façon dont je vois les choses, moi, l’ami étranger. Je leur dis ce que je pense : la politique d’Alyev, c’est-à-dire « l’état final » voulu par lui et ses alliés turcs, est que l’Arménie disparaisse de la carte puisqu’elle gêne, par sa position géographique, les visées expansionnistes des Turcs. C’est aussi simple que cela. Mais, pour parvenir à cet état final, pas question d’un nouveau génocide. Nous ne sommes plus en 1915. On ne peut pas se permettre n’importe quoi. Le nettoyage ethnique selon le procédé utilisé au Haut-Karabagh est bien plus efficace. Il a fait ses preuves. Et ne provoque aucune réaction internationale démesuré. Il est donc probable que dans un avenir relativement proche, l’armée azérie attaque l’Arménie au prétexte que cette dernière lui refuse la souveraineté d’un corridor lui permettant d’être reliée à la Turquie via le Nakitchevan. Cette attaque se fera à coup sûr dans le Syunik, la partie la plus étroite du pays, – à peine quelques dizaines de kilomètres – pour couper l’Arménie en deux. L’affaire serait réglée en 48 heures tant le différentiel militaire est important. Les Arméniens n’auraient aucun moyen de résister efficacement. Bien entendu, les Azéris laisseraient libre un étroit passage pour que la population du Syunik – à peine 75.000 habitants – puisse s’enfuir vers le reste de l’Arménie – et le tour serait joué. Ce ne serait que la reproduction de ce qui s’est passé avec le Haut-Karabagh. 

L’auteur avec des soldats arméniens dans une casemate. Photo P.Franceschi.

Ce scénario du pire hante les esprits éclairés de Erevan et les chancelleries occidentales qui refusent de se bercer d’illusions. Pour ces dernières, le seul moyen d’éviter l’engrenage du pire est de faire savoir à Alyev que le coût politique, économique et diplomatique de son action est encore trop élevé pour qu’il se lance dans l’aventure. A cet égard, les américains semblent avoir revu leur position très récemment, exerçant des pressions sans équivoque sur Bakou – notamment pour la libération des prisonniers de guerre arméniens. La France n’est pas en reste et demeure un allié sûr pour Pachinian. Il y a là une lueur d’espoir. 

Quand au traité de paix dont on vient d’annoncer la signature prochaine, il est sans nul doute un miroir aux alouettes de type munichois. Compte tenu du rapport de force, Pachinian n’avait d’autre choix que d’en passer par les fourches caudines d’Alyev et de signer tout ce qu’il voulait, mais rien ne va dans ce traité. On peut même craindre que son contenu représente, en réalité, une opportunité de guerre pour Alyev. Depuis l’annonce de ce traité, les provocations ont redoublées dans les tranchées de la ligne de front du Syunik. 

De quoi demain sera fait, nul ne peut le dire avec certitude. Mais dans l’état actuel des choses, mieux vaut ne pas se bercer d’illusions. Et rester vigilant. En considérant une fois pour toute que le pessimisme du constat – nécessaire – doit mener à l’optimisme du combat – encore plus nécessaire… 

 

Patrice Franceschi. 

Photo Valérie Labadie

Écrivain et philosophe politique, prix Goncourt de la nouvelle 2015, Patrice Franceschi est aussi aviateur, marin et parachutiste. Depuis toujours, il partage sa vie entre écriture, aventure et engagement. Il a mené de très nombreuses expéditions à travers le monde, sur terre comme sur mer ou dans les airs. Il s’est également engagé de longues années dans les rangs de la résistance afghane combattant l’armée soviétique et, depuis le début de la guerre en Syrie, participe activement à la révolution des Kurdes contre l’état islamique et le régime en place à Damas.
Ses romans, récits, poésie ou essais sont inséparables d’une existence engagée, libre et tumultueuse où il tente « d’épuiser le champ du possible ». Il est également commandant du trois-mâts La Boudeuse et membre du groupe des écrivains de marine.

 

Je vous invite à lire ces articles publiés dans l’édition :

Sécuriser l’eau et l’agriculture en Arménie : le projet du réservoir de Vedi

Construction du réservoir de Védi, février 2023

L’eau est une ressource essentielle au développement économique et social, mais en Arménie, sa gestion durable constitue un défi majeur. Ce pays enclavé, soumis à des étés arides, doit faire face à une demande croissante en eau, notamment pour son agriculture, dont on estime qu’elle emploie aujourd’hui environ un quart de la population active. D’autant plus que l’agriculture irriguée assure environ 80% de la production agricole totale.

Dans la plaine fertile d’Ararat, les systèmes d’irrigation vieillissants, datant de l’ère soviétique, entraînent d’importantes pertes en eau et dépendent de pompages coûteux en énergie. Face à ces enjeux, l’Agence Française de Développement (AFD) accompagne l’Arménie dans sa transition vers une gestion plus durable de l’eau en soutenant la construction du réservoir de Vedi, la plus grande infrastructure hydrique construite dans le pays depuis la période soviétique. Cette initiative ne se limite pas à une infrastructure : elle s’inscrit dans une stratégie plus large visant à moderniser l’ensemble du secteur agricole à travers un programme de développement de l’agriculture irriguée, financé sur fonds de l’Union Européenne nommé IADAAM (Irrigated Agriculture Development in Ararat and Armavir Marzes).

Plaine irriguée de l’Ararat, printemps 2022.

L’eau en Arménie : un défi multidimensionnel

Le défi de l’eau en Arménie ne concerne pas uniquement l’agriculture. Il s’inscrit dans un contexte plus large où le changement climatique, l’héritage soviétique des infrastructures et les tensions géopolitiques exacerbent la pression sur cette ressource vitale.

Le lac Sevan, principale réserve d’eau douce du pays, est surexploitée, menaçant son équilibre écologique et entraînant des conséquences économiques à long terme. Parallèlement, les infrastructures obsolètes, reposant sur des stations de pompage énergivores et des réseaux vieillissants, occasionnent de fortes pertes en eau. Selon la Banque Mondiale, l’efficience de l’irrigation[1] serait de seulement 25% (alors qu’un système moderne peut atteindre 75 à 80%) et la productivité de l’eau pourrait être améliorée de plus de 40% en réhabilitant et modernisant les infrastructures existantes. Cette inefficacité alourdit considérablement les finances publiques, l’État devant subventionner massivement l’irrigation pour soutenir les agriculteurs.

L’impact du réchauffement climatique aggrave cette pression. Les précipitations irrégulières, la fonte précoce des neiges et l’augmentation des températures modifient les cycles hydrologiques, obligeant les agriculteurs à adapter rapidement leurs pratiques pour garantir la pérennité de leurs exploitations.

Assurer un approvisionnement en eau stable et durable est essentiel pour la sécurité alimentaire et la résilience des communautés rurales. Cela favorise l’ancrage des populations sur leur territoire, limitant ainsi la désertification des campagnes et freinant l’exode rural.

Projet de construction du réservoir et du système d’irrigation de Vedi

Un projet intégré : le réservoir de Vedi et le programme de soutien à l’agriculture

Avec un financement sous forme de prêt de 75 millions d’euros de l’AFD, complété par une participation du gouvernement arménien de 15 millions d’euros et une subvention de 10 millions d’euros de l’Union Européenne pour le soutien à l’agriculture irriguée, le réservoir de Vedi constitue une réponse concrète aux défis hydriques. Il permettra de stocker jusqu’à 29 millions de mètres cubes d’eau, réduisant ainsi la dépendance aux prélèvements directs du lac Sevan. Le réservoir permettra d’assurer l’irrigation de la plaine de l’Ararat lors de la saison sèche, assurant ainsi les récoltes des agriculteurs. Un programme d’appui à l’agriculture irriguée vient compléter ce projet en accompagnant la transition vers une gestion plus durable et efficiente de l’eau.

Dans la plaine d’Ararat, où l’agriculture repose encore largement sur des systèmes d’irrigation vétustes, les travaux engagés vont au-delà de la seule construction du réservoir. De nouveaux canaux et conduites d’irrigation sont installés pour limiter les pertes d’eau et garantir un accès plus fiable aux exploitations. Des techniques plus modernes comme l’irrigation par gravité sont mises en place pour réduire la dépendance aux pompes électriques et alléger les coûts pour les agriculteurs. Sur le terrain, des équipes accompagnent les exploitants pour les aider à adopter des pratiques agricoles plus efficaces : introduction de nouvelles cultures adaptées aux conditions locales, conseils sur la rotation des cultures et sur l’utilisation raisonnée de l’eau.

Visite du réservoir de VEDI avec de gauche à droite : Sylvain Tesson (écrivain), Audrey Gourdien (AFD), Alain Boinet (Défis Humanitaires), Olivier Decottignies (ambassadeur de France en Arménie), Vincent Montagne (président du Syndicat National de l’Edition France). Photo Antoine Agoudjian pour le Figaro Magazine.

Le programme soutient aussi les agriculteurs dans leurs investissements. Grâce à des dispositifs de financement spécifiques, ils peuvent acquérir du matériel plus performant et installer des équipements d’irrigation plus économes en eau, comme le goutte-à-goutte. Par ailleurs, l’initiative facilite le regroupement des terres et le développement des coopératives, permettant aux petits producteurs de mutualiser leurs efforts et de mieux s’adapter aux évolutions du marché.

L’un des aspects essentiels du programme est l’adaptation au changement climatique. Face aux sécheresses, aux fortes précipitations et aux aléas météorologiques croissants, les agriculteurs bénéficient d’un accompagnement pour ajuster leurs pratiques et garantir la pérennité de leurs cultures. En stabilisant l’accès aux ressources en eau et en encourageant la diversification des cultures, ce programme contribue à renforcer la résilience du secteur agricole arménien.

Cette approche globale transforme progressivement l’agriculture locale, en offrant aux exploitants les moyens d’améliorer leurs rendements et de stabiliser leurs revenus, tout en préservant durablement les ressources en eau.

Barrage du réservoir de Védi – décembre 2024

Conclusion : une approche globale pour une agriculture durable

Le réservoir de Vedi, combiné à l’approche intégrée du programme de soutien à l’agriculture irriguée, illustre comment moderniser l’irrigation, préserver les ressources naturelles et améliorer les conditions de vie des agriculteurs peuvent être des objectifs compatibles. Cette double approche permet de garantir un accès sécurisé à l’eau et de favoriser une agriculture durable face aux défis climatiques et économiques.

 

[1] L’efficience de l’irrigation reflète l’efficacité de l’ensemble du système d’irrigation dans l’acheminement de l’eau vers les cultures, de la source à la zone racinaire. Elle résulte de l’efficacité de l’acheminement et de l’application sur le terrain. Une bonne efficience de l’irrigation au niveau du système implique un gaspillage d’eau minimal et une meilleure valorisation de l’eau.

 

Par Fanny Delpey, Directrice de l’agence de l’AFD pour le Sud-Caucase

Diplômée de Sciences Po Toulouse (Section Économique et Financière) et titulaire d’un DEA en Économie Internationale de l’Université Paris II – Panthéon-Assas, Fanny Delpey évolue dans le développement international depuis plus de 15 ans.

Après un début de carrière en 2006 comme Volontaire Civil à l’Aide Technique à Saint-Pierre-et-Miquelon, elle rejoint en 2008 le siège des Instituts d’Émission des DOM comme économiste junior. En 2011, elle intègre Proparco en gestion de portefeuille, puis en 2015 l’AFD comme responsable d’équipe projet en financements structurés. Pendant huit ans, elle contribue à la structuration financière de projets non souverains en agro-industrie, transports et énergie, principalement en Afrique et en Asie.

En 2019, elle devient Directrice adjointe de l’AFD à Jérusalem, supervisant des projets en énergie, santé, gouvernance et société civile en Cisjordanie et à Gaza. Depuis juillet 2023, elle dirige l’agence AFD du Caucase du Sud.

 

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