RFI Géopolitique, le débat – L’eau: enjeux et réalité

 

Une émission présentée par Marie-France Chatin sur RFI, le 29 juillet 2018.

© Cerise Maréchaud

C’est l’été dans l’hémisphère Nord. Des forêts qui brûlent en Suède, c’est dire l’état de sécheresse de contrées jusqu’ici épargnées. L’eau comme composante forte du changement climatique et son impact sur l’activité humaine. L’eau comme sujet fort d’ordre politique. Regard et analyse.

 

Invités :

– Gérard Payen, ancien conseiller pour l’Eau et l’assainissement du Secrétaire Général des Nations unies. Président d’honneur d’Aquafed.
– Patrice Fonlladosa, président du Think Tank (Re)sources, cercle de réflexion sur les problématiques d’accès aux services essentiels dans les pays en développement. Directeur de «Eau, énergie et autres services essentiels. Plaidoyer pour une approche intégrée», éditions Descartes et Compagnie.
– Alain Boinet, fondateur de Solidarités International, ONG spécialisée dans l’accès à l’eau.

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« Guerres humanitaires ? Mensonges et intox » de Rony Brauman

Conversation avec Régis Meyran

 

 

Le mot de l’éditeur

« C’est toujours au nom d’un Bien que se déclenchent les guerres » rappelle Rony Brauman dans cette conversation avec Régis Meyran. Pour le célèbre Médecins sans Frontières, les guerres « humanitaires » récentes ne sont rien d’autre que des croisades morales fondées sur des mensonges.

Les exemples de propagande belliciste ne manquent pas : prétendu arsenal d’armes de destruction massive détenu par feu Saddam Hussein en Irak, question du génocide discutable au Kosovo, chiffres bidons de la famine en Somalie, faux massacre de manifestants en Libye… Sans être non-interventionniste par principe, Rony Brauman se montre extrêmement méfiant à l’égard de l’engouement guerrier dont nombre de dirigeants font preuve aujourd’hui, et n’hésite pas à critiquer les instances internationales : le conseil de sécurité de l’ONU ou la Cour pénale internationale représentent pour lui avant tout les intérêts des puissants. Contre un prétendu « droit » d’ingérence, et en s’appuyant sur les critères de la « guerre juste », Brauman critique l’obsession occidentale d’imposer par la force les valeurs démocratiques. C’est preuves à l’appui qu’il démonte les fausses raisons d’entrer dans des guerres prétendument « justes » aux conséquences désastreuses sans jamais céder à une quelconque théorie du complot.