Travailleur humanitaire, quésaco ?

Crédits : Solidarités International. Népal, 2016.

Une littérature abondante, redondante, alimentant une bureaucratisation de la pensée nous abreuve sans cesse du terme de « travailleur humanitaire ».

Mais pourquoi ce label estampillé de « travailleur humanitaire » plutôt et simplement que « humanitaire » penserez-vous ? C’est là toute la question. On dit bien agronome, infirmière, ingénieur, paysan ou agriculteur, pilote, éleveur ou marin, et non travailleur pompier ou travailleuse psychologue. Alors, pourquoi ne pas dire tout simplement humanitaire, comme nous le faisons spontanément ?

J’ai bien cherché des comparaisons et je n’ai trouvé que travailleur du sexe ou travailleur de force, sans qu’il n’y ait le moindre lien entre les deux. J’ai bien pensé aussi à l’appel subliminal de « travailleurs-travailleuses ! ». Et cela résonne bien en ce 1er Mai où j’écris ces lignes pour fêter cela en travaillant.

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