L’action humanitaire à l’épreuve de la fonte des financements publics

Face à la suspension brutale des financements d’USAID et par effet de contagion celle d’autres bailleurs, les ONG humanitaires françaises se retrouvent confrontées à un effondrement de repères. Et si ce bouleversement, plutôt qu’un simple accident, révélait la nécessité d’une mutation stratégique profonde ?

27.02.2025 La fin de l’USAID, Washington, DC USA © Ted Eytan

La suspension soudaine de certains financements stratégiques, notamment ceux en provenance de bailleurs historiques comme USAID, a déstabilisé le cœur du dispositif humanitaire. Les principaux acteurs de l’action humanitaire : action d’urgence ou aide au développement ont vu en quelques semaines des programmes vitaux être stoppés, des missions réduites, des équipes locales fragilisées, des partenaires communautaires laissés sans appui.

Ce n’est pas seulement une crise de moyens. C’est un effondrement d’un équilibre que l’on croyait stable. Les ONG humanitaires, structurées depuis des années autour de circuits institutionnels relativement prévisibles, doivent soudain affronter avec brutalité l’effacement d’un trait de plume des pans entiers de leurs financements.

Ces bailleurs — qu’ils soient publics ou institutionnels privés — ont longtemps assuré la continuité d’un système reposant sur une forme de délégation implicite : celle de confier aux ONG le soin de réparer, de combler, de suppléer. Année après année, ils ont structuré une économie de la réparation, dans laquelle les ONG devenaient les opérateurs d’un secours permanent à des désordres considérés comme durables. Le modèle paraissait fonctionnel, équilibré, et même résilient. Mais il reposait sur un principe fragile : celui d’une stabilité budgétaire que l’on croyait garantie.

Or ce paradigme s’effondre. La montée d’un nouvel ordre international, la polarisation géopolitique, l’endettement massif des États et la réorientation des priorités publiques bouleversent les équilibres. Dans ce contexte, la solidarité internationale — longtemps tenue pour un devoir moral universel — semble reléguée au rang de variable d’ajustement. Et avec elle, le sort de millions de déshérités risque d’être passé par pertes et profits. Des millions vont mourir, la belle affaire !

Il ne s’agit pas d’un simple accident conjoncturel. C’est un basculement historique. Un cataclysme dont les effets, durables, remettent en cause les fondations mêmes sur lesquelles reposait l’action humanitaire moderne.

Dans ce moment de bascule, une image s’impose — celle d’un lieu familier où l’on allait chaque jour puiser sa subsistance, sa légitimité, son énergie. Un lieu stable. Et puis un jour, ce lieu est vide. On y retourne. On attend. On doute. Ce lieu, c’était un point d’appui, presque une évidence. Il ne l’est plus.

Le chaos comme catharsis

L’architecture du financement humanitaire international avait permis, depuis quatre décennies, de bâtir des programmes complexes, interconnectés, d’une grande efficacité technique. Mais cette même architecture se révèle vulnérable. Trop centralisée. Trop dépendante d’un petit nombre de bailleurs. Trop éloignée parfois des dynamiques locales.

L’onde de choc touche tout : les partenaires de terrain, les communautés bénéficiaires, mais aussi les ONG elles-mêmes dans ce qu’elles ont de plus intime — leur mission, leur rapport au monde, leur modèle économique.

Et soudain, une question traverse tous les conseils de direction : avons-nous trop cru naïvement à la permanence d’un système qui ne vit que de prédation, d’inégalités et de dettes abyssales ?

Le moment d’être résilients, combattifs et inventifs

Il existe un petit livre, souvent cité dans le monde de l’entreprise, parfois raillé, mais dont la simplicité recèle une vérité dérangeante. Qui a piqué mon fromage ?, de Spencer Johnson, met en scène quatre personnages évoluant dans un labyrinthe. Chaque jour, ils trouvent du fromage à un même endroit. Jusqu’au jour où le fromage n’y est plus.

Ce qui distingue les personnages n’est pas leur intelligence, mais leur capacité à comprendre que le monde a changé — et à accepter de bouger avec lui. Ne plus s’accrocher au lieu vide, mais explorer de nouvelles pistes, sortir de l’attente, désapprendre les certitudes.

Les ONG aujourd’hui sont exactement à ce point. L’endroit où elles allaient puiser — en financement, en reconnaissance, en modèle — s’est tari. La tentation de l’attente, de la réclamation, de la nostalgie est compréhensible. Mais elle est dangereuse.

© UNICEF Mauritanie/Pouget/2021

Retrouver l’esprit pionnier

Car l’humanitaire n’est pas né dans la prévisibilité. Il est né dans le désordre, l’urgence, la volonté d’agir là où les structures manquaient. Ce qui a fait la force des ONG, c’est leur capacité à lire les failles, à créer dans l’incertitude, à bâtir sans carte.

Aujourd’hui encore, cette capacité existe. À condition de l’activer pleinement :

  • En diversifiant les ressources, au-delà des bailleurs publics traditionnels : vers les fondations, les entreprises engagées, les collectivités, les citoyens eux-mêmes.
  • En s’ancrant davantage localement, non pas en sous-traitant, mais en copilotant avec les acteurs de terrain. Ce que la plupart font déjà.
  • En allégeant les dispositifs, en misant sur des logiques de coopération, de mutualisation, d’alliances régionales.
  • En assumant une parole forte, dans un monde où l’humanitaire devient aussi enjeu politique : parole indépendante, constructive, universelle.

Et après ? Car il y a toujours un après

Le « fromage » a disparu. Mais peut-être, à bien y regarder, cette disparition n’est-elle pas qu’un point d’inflexion ? La véritable ressource, celle qui permet de tenir dans la durée, se trouve peut-être ailleurs : dans l’agilité, dans le lien humain, dans la capacité à rebondir, à se remettre en route.

Les ONG n’ont pas besoin de modèle figé pour être utiles. Elles ont besoin de mouvement, d’intelligence collective, et d’un cap : celui de l’humanité partagée.

 

Antoine Vaccaro 

Antoine Vaccaro. Titulaire d’un doctorat en sciences des organisations – Gestion des économies non-marchandes à Paris-Dauphine. 

Après un parcours professionnel dans de grandes organisations non gouvernementales et groupes de communication (Fondation de France, Médecins du Monde, TBWA), il préside Force For Good, le Cerphi (Centre d’étude et de recherche sur la philanthropie)

 Il assume diverses fonctions d’administrateur au sein d’associations.

Il est également co-fondateur de plusieurs organismes professionnels promouvant le financement privé des causes d’intérêt général : Association Française des fundraisers, Euconsult ou encore La chaire de Philanthropie de l’Essec et co-rédacteur de la charte de déontologie des organisations faisant appel à la générosité publique.

Il a publié divers ouvrages et articles sur la philanthropie et le fundraising

 

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Reportage sur les Ateliers WASH de l’Humanitaire 2025

Edition 2025 des Ateliers WASH de l’humanitaire © Fondation Veolia

Pendant 2 jours complets, les Ateliers Wash de l’Humanitaire rassemblent des experts du secteur pour échanger sur les avancées et les défis techniques en matière d’eau, d’hygiène et d’assainissement (EHA) en contexte humanitaire.

Organisés par la fondation Veolia et le Partenariat français pour l’eau, ces ateliers s’inscrivent dans un domaine en constante évolution face aux crises mondiales de plus en plus nombreuses, de plus en plus longues, et faisant de plus en plus de victimes civiles.

Un rassemblement d’experts pour faire avancer l’humanitaire

La 3ème édition des Ateliers Wash de l’Humanitaire a cette fois rassemblé une soixantaine de participants, offrant des profils variés :

  • ONG comme Médecins sans frontières (MSF), Solidarités International, la Croix-Rouge française, etc.
  • Acteurs du privé
  • Agences onusiennes comme le HCR
  • Agences de l’eau, etc.

Cette diversité des participants a ainsi permis des discussions riches en connaissances et retours d’expérience entre des professionnels engagés dans la mise en œuvre de solutions durables pour l’accès à l’eau et l’assainissement en situation d’urgence.

Les conférences permettent d’aborder des sujets au cœur des enjeux actuels du secteur humanitaire. On y aborde entre autres des thématiques comme le traitement et la réutilisation des eaux usées, la gestion des déchets, l’optimisation des réseaux d’eau et les nouvelles technologies comme l’intelligence artificielle appliquée aux contextes humanitaires. Des dispositifs innovants y sont également présentés comme le Saniforce 500 et la Reutbox, illustrant les avancées exceptionnelles du secteur en matière de technologies. Enfin, les différents acteurs de l’humanitaire offrent des retours d’expériences sur des terrains comme Gaza ou Mayotte pour partager leurs solutions mais également les problèmes rencontrés sur place.

Présentation de EPUR (filiale de Veolia) © Fondation Veolia

Des innovations techniques au service de l’urgence humanitaire

  1. Le Saniforce 500 : une révolution dans le traitement et la désinfection des boues

Le Saniforce 500 a été conçu par la fondation Veolia pour les conditions d’urgence humanitaire dans le but de traiter les boues fécales avec une faible consommation d’énergie. Le Saniforce 500 se base sur un processus de digestion-pasteurisation, permettant de désactiver les agents pathogènes en endommageant leurs cellules grâce aux effets de la température.

Le processus se compose d’un prétraitement avec une digestion anaérobie et d’un post-traitement, durant lequel les boues sont chauffées à 70 degrés pendant une heure grâce à une eau chauffée par des panneaux solaires et par le biogaz récupéré de la décomposition des boues. Le digestat peut ensuite être réutilisé comme fertilisant agricole par exemple.

Le Saniforce 500 est capable de traiter 500 litres de boues par jour avec une réduction des pathogènes de 99,9%. Il est facilement déployable et utilisable par les équipes locales.

Testé en Ouganda dans un camp de réfugiés, le dispositif a suscité un grand intérêt parmi l’assemblée. Les discussions ont mis en lumière la nécessité de formations pour assurer une utilisation optimale en sécurité, notamment en contexte de crise.

Infographie du Saniforce 500 © Fondation Veolia

2. La Reutbox : vers une réutilisation des eaux usées

La Reutbox est une solution innovante développée pour permettre la réutilisation des eaux usées en sortie de station d’épuration, notamment en contexte humanitaire. Développée par EPUR (filiale de Veolia), elle est installée dans un conteneur de 10m³, pour pouvoir être déployée rapidement sur le terrain. La Reutbox permet de recycler les eaux usées selon différents niveaux de qualité en fonction de l’usage prévu : irrigation agricole, recharge des nappes, irrigations de stades, etc.

Les eaux usées subissent une série de filtrations et de désinfections, permettant d’obtenir une eau répondant à des critères de qualité allant de A à D, selon la réglementation en vigueur. Toutefois, la mise en œuvre de cette technologie en contexte humanitaire soulève plusieurs défis. La qualité initiale des eaux usées est souvent très variable, surtout en zone d’urgence, où les infrastructures de traitement de l’eau sont souvent rudimentaires, voire inexistantes, et peut nécessiter un prétraitement spécifique avant d’être introduite dans la Reutbox. Les intervenants ont donc insisté sur l’importance de réaliser des études préalables sur la qualité des eaux disponibles, la disponibilité de l’électricité ou encore la nécessité d’un entretien régulier des équipements, avant le déploiement d’une Reutbox sur le terrain.

Malgré ces défis, la Reutbox représente une avancée considérable dans le domaine du traitement et de la valorisation de l’eau en situation humanitaire. Son potentiel d’innovation est immense, notamment pour réduire la pression sur les ressources en eau dans les zones où l’eau est déjà une ressource rare.

La Reutbox aux Ateliers WASH 2025 de l’humanitaire © Fondation Veolia

Des débats techniques de haut niveau révélant l’évolution du secteur

L’humanitaire ne se limite plus à une simple réponse d’urgence visant à apporter de l’eau potable aux populations en détresse. Si cette mission reste essentielle, elle s’accompagne aujourd’hui d’une réflexion beaucoup plus large sur la gestion durable des ressources, l’efficacité des infrastructures et l’impact environnementales des interventions.

Les discussions entre les différents acteurs lors des ateliers ont mis en évidence une vision basée davantage sur le long terme, en intégrant des solutions pérennes aux opérations, tout en tenant compte des réalités locales et des évolutions technologiques. Cette volonté de créer des systèmes robustes et durables, capables de fonctionner même après le départ des ONG passe par plusieurs approches :

  • L’optimisation des infrastructures : les humanitaires développent des réseaux d’eau durablement intégrés aux communautés locales.
  • La réduction des pertes et l’efficacité hydraulique : dans les camps de réfugiés ou les zones sinistrées, les infrastructures mises en place doivent être optimisées pour minimiser le gaspillage et assurer un accès équitable aux ressources en eau.
  • L’innovation dans le traitement des eaux et des boues : l’évolution des technologies permet d’aller au-delà de la simple distribution d’eau potable. Les solutions présentées plus haut comme le Saniforce 500 ou la Reutbox démontrent un réel investissement du secteur dans une meilleure gestion des eaux et des boues pour améliorer les conditions de vie localement.

Un des débats majeurs des Ateliers Wash a porté sur l’osmose inverse, une technologie efficace pour purifier l’eau saumâtre mais qui pose des défis logistiques et environnementaux. Très utilisée dans des contextes comme Gaza, où les ressources en eau sont extrêmement limitées, elle reste énergivore et produit une saumure concentrée, dont l’élimination peut poser des problèmes environnementaux. De plus, sa maintenance est complexe, nécessitant des pièces de rechange souvent difficiles à trouver sur place.

Un autre point de discussion a concerné la reminéralisation de l’eau traitée. L’osmose inverse supprime presque tous les minéraux, ce qui peut poser des problèmes nutritionnels si l’eau est consommée sur le long terme. Certaines ONG testent des solutions alternatives, comme l’évaporation solaire, mais celles-ci restent limitées en capacité. Les experts réunis lors des Ateliers Wash ont ainsi insisté sur la nécessité de former les équipes humanitaires et de développer des solutions hybrides, mieux adaptées aux réalités du terrain.

Ateliers Eau & Assainissement © Fondation Veolia

De nouveaux défis pour l’humanitaire : la gestion des déchets et l’intégration de l’intelligence artificielle

L’humanitaire fait face à des défis croissants tels que la gestion des déchets dangereux et l’intégration de l’intelligence artificielle (IA) dans les opérations de terrain.

La question des déchets, longtemps mise de côté, devient un enjeu critique avec l’augmentation des équipements technologiques utilisés dans les interventions humanitaires. Déchets électroniques, batteries usagées, huiles et plastiques s’accumulent sans filière adaptée pour les recycler, posant alors un problème environnemental majeur. Lors des ateliers, MSF et la fondation Veolia ont fait part de leurs efforts pour structurer des solutions locales, favorisant le démantèlement et a valorisation sur place, pour éviter l’exportation systématique, coûteuse et complexe.

En effet, il existe sur place des solutions largement envisageables comme des démanteleurs, des recycleurs, des cimenteries capables de détruire les huiles usagées, etc. Cependant, certaines questions sont encore en suspens, notamment sur les critères fixés au départ, qu’il n’est pas toujours possible de respecter sur le terrain. On voit ici les limites des critères face au réalisme du terrain. De même, certains déchets ne trouvent encore pas de solution de recyclage comme les batteries au lithium, les piles ou les LED par exemple.

En parallèle, l’intelligence artificielle transforme progressivement les méthodes de gestion des infrastructures humanitaires. Certaines innovations permettent d’analyser en temps réel les réseaux d’eau, d’anticiper les pannes et d’optimiser la distribution pour limiter les pertes. L’IA est également utilisée pour effectuer une maintenance prédictive, détectant les dysfonctionnements assez tôt et réalisant des cartographies des ressources en eau pour planifier au mieux les interventions.

Mais ces technologies posent notamment la question de l’accessibilité et de la formation des potentiels utilisateurs. Les équipes doivent être accompagnées pour exploiter ces outils efficacement. La digitalisation des infrastructures humanitaires offre un immense potentiel, mais son succès dépendra de la capacité du secteur à intégrer ces innovations de manière inclusive et adaptée aux réalités du terrain.

Le Saniforce 500 aux Ateliers WASH 2025 de l’humanitaire © Fondation Veolia

Des enjeux stratégiques et politiques affectant l’avenir des solutions Wash

Si les avancées technologiques et les nouvelles approches humanitaires permettent d’améliorer l’accès à l’eau et à l’assainissement, leur mise en œuvre est souvent freinée par des enjeux stratégiques et politiques complexes. L’un des principaux défis concerne le financement. Si les fonds sont généralement disponibles pour les interventions d’urgence, il est beaucoup plus difficile d’obtenir des financements pour des solutions durables et intégrées. De nombreuses infrastructures mises en place dans les contextes humanitaires sont sous-financées à long terme, ce qui compromet leur maintien et leur efficacité sur le long terme et une fois l’urgence passée.

Un autre enjeu majeur est celui des conflits d’usage de l’eau. Dans certaines régions où les ressources hydriques sont très limitées, les interventions des ONG entrent en conflit d’usage avec les autres acteurs locaux comme l’agriculture. Il est donc très important d’évaluer en amont la géographie et les ressources disponibles pour éviter ces conflits d’usage. Lors des Ateliers Wash, l’importance d’une approche inclusive et concertée a été soulignée : les acteurs humanitaires doivent travailler avec les autorités locales, les entreprises et les communautés pour éviter ces conflits et garantir une gestion équitable de l’eau.

Enfin, l’impact du changement climatique rend ces enjeux encore plus critiques. Les sécheresses de plus en plus fréquentes, la raréfaction des nappes et les catastrophes naturelles intensifient la pression sur les ressources en eau. Il devient impératif d’anticiper ces bouleversements et d’intégrer des stratégies d’adaptation dans les politiques humanitaires. Cela passe par une meilleure cartographie des ressources en eau, des infrastructures plus résilientes et une sensibilisation accrue des populations à la gestion durable de l’eau.

L’avenir des solutions WASH en humanitaire dépend donc de la capacité des acteurs à mobiliser des financements pérennes, à travailler en concertation avec les autorités locales et à adapter leurs stratégies aux défis environnementaux et géopolitiques actuels.

 

Les Ateliers Wash de l’humanitaire sont un moment clé pour le secteur. En réunissant experts et praticiens, ils permettent de faire avancer les solutions techniques et d’améliorer les interventions humanitaires. L’évolution des débats et des innovations présentées montrent à quel point le domaine s’est professionnalisé, malgré les nombreux défis qui nécessitent encore débats et innovations.

 

India Hauteville

India Hauteville est diplômée d’un premier master en Politique Internationale à Sciences Po Bordeaux et actuellement étudiante au sein du master Intégration et mutations en Méditerranée et au Moyen-Orient à Sciences Po Grenoble. Elle est l’assistante actuelle du fondateur de Solidarités International, Mr. Alain Boinet.

Particulièrement intéressée par le conflit syrien, elle rédige actuellement un mémoire sur l’articulation entre les principes humanitaires et les réalités du terrain syrien, en prenant l’ONG Solidarités International comme étude de cas.

 

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