La générosité des Français, qu’elle provienne des particuliers ou des entreprises, continue de se renforcer. Le Baromètre des Générosités 2024[1], publié par France Générosités et la Fondation de France, en atteste. Malgré les crises économiques et sanitaires des dernières années, les dons ont atteint 9,2 milliards d’euros en 2022, répartis entre dons manuels, legs, donations et mécénat d’entreprise. Ce chiffre reflète un attachement profond des Français aux valeurs de solidarité et à l’intérêt général.
Une générosité diverse et inclusive
Contrairement aux modèles anglo-américains, où les dons sont de plus en plus concentrés parmi les ménages les plus aisés, la France se distingue par une générosité plus largement répartie. Néanmoins, une progression notable des dons issus des foyers les plus riches est observable : les 1 % les plus aisés contribuent désormais à 14,2 % des dons totaux. Aux États-Unis, en 2021, les ménages à hauts revenus, représentant les 10 % les plus riches, ont donné environ 194 milliards de dollars, soit 60 % des dons individuels[2].
Pour illustrer cette tendance, MacKenzie Scott illustrent cette concentration, on estime qu’elle a donné plus de 16 milliards de dollars à des centaines d’organisations depuis son divorce en 2019 jusqu’à fin 2023[3], profitant d’une législation qui autorise une redistribution massive sans contrainte successorale. Cette approche peut permettre à une poignée de personnes d’orienter des secteurs entiers de l’intérêt général, illustrant un modèle très différent du paysage français.
Parallèlement, des ressources stratégiques comme les legs et les dons numériques connaissent une dynamique croissante en France.
Le poids du mécénat d’entreprise : une spécificité française
Les entreprises jouent un rôle crucial dans le financement des causes d’intérêt général. Elles pèsent 42 % des dons en 2022. Ce contraste avec les États-Unis, où elles ne représentent que 4 % des dons (Giving USA 2022)[4], illustre une singularité française. Ce succès repose sur trois facteurs :
Un cadre fiscal avantageux : Les entreprises bénéficient d’une réduction d’impôt de 60 % sur les dons jusqu’à 2 millions d’euros.
Une culture philanthropique plus corporate : Aux États-Unis, la philanthropie est largement dominée par des fortunes privées. Les capitaines d’industrie, après avoir accumulé d’importantes richesses, choisissent souvent de soutenir des causes philanthropiques à titre individuel. En France, où les patrimoines sont plus fréquemment transmis de génération en génération, les mécènes privilégient davantage le don via leur entreprise plutôt qu’une intervention personnelle directe.
Des objectifs locaux de visibilité : Les entreprises soutiennent des projets à fort ancrage territorial, comme le sport, la solidarité ou la restauration du patrimoine, mais négligent par exemple des domaines stratégiques comme la recherche scientifique (3 %)[5]
L’impact des grands donateurs sur la société civile
Si les dons des foyers les plus riches constituent une ressource bienvenue, ils soulèvent des enjeux démocratiques. Une concentration excessive des financements peut déséquilibrer les priorités des associations, au détriment des besoins des publics les plus vulnérables. De plus, cette générosité, souvent assortie de déductions fiscales conséquentes, risque d’accroître les inégalités sociales et de renforcer l’influence des plus riches sur les choix des causes à soutenir, comme cela s’observe déjà aux États-Unis.
Les défis de la pérennité
La progression des dons escamote une question fondamentale : à quel coût, cette croissance est-elle maintenue ? A mesure que la compétition pour l’euro philanthropique s’accroît, les investissements nécessaires pour mobiliser les donateurs : communication, campagnes marketing, outils numériques, événementiel, alourdissent les charges des organisations, absorbant vraisemblablement une fraction de cette croissance.
Vers une générosité élargie et durable
Pour consolider ce modèle, plusieurs leviers méritent d’être explorés :
Encourager les dons de la classe moyenne : Une fiscalité plus inclusive, récompensant les premiers euros donnés, pourrait inciter davantage de foyers à contribuer. (i.e. déduction intégrale des mille premiers euros)
Sensibiliser les jeunes générations : En intégrant la générosité dans les programmes scolaires et via des outils ludiques comme les jeux éducatifs, il est possible d’éveiller un intérêt pour le bien commun dès le plus jeune âge, semant ainsi les graines d’un engagement dans le futur.
Mobiliser les seniors autour des libéralités : Les dispositifs de transmission du vivant, tels que l’assurance-vie prépareraient une générosité post-mortem encore plus importante.
Enfin, les entreprises pourraient jouer un rôle plus significatif en soutenant plus fortement des secteurs stratégiques aux cotés de la puissance publique, comme la recherche scientifique, essentiels pour relever les défis globaux tout en renforçant leur impact sociétal.
En conclusion, la générosité française, équilibrée entre grands et petits donateurs, fait face à des défis nouveaux liés au décrochage des ménages au faible revenus, à la montée en puissance de la grande philanthropie, à la multiplication des causes qui font appel à la générosité du public et surtout à la digitalisation des outils de collecte. Les NTIC (Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication) et l’intelligence artificielle offrent des solutions prometteuses pour rendre le don plus accessible et traçable.
En combinant éducation, technologies et en stabilisant les incitations fiscales, la France a l’opportunité de préserver et d’amplifier la singularité de son modèle de générosité.
Antoine Vaccaro est titulaire d’un doctorat en science des organisations – Gestion des économies non-marchandes, Paris-Dauphine, 1985.
Après un parcours professionnel dans de grandes organisations non gouvernementales et groupe de communication : Fondation de France, Médecins du Monde, TBWA ; il préside le CerPhi et Force for Good. Administrateur au sein d’associations et de fondations.Co-Fondateur de plusieurs organismes professionnels : Association Française des Fundraisers, Comité de la Charte de déontologie des organismes faisant appel à la générosité publique, Euconsult, La chaire de Philanthropie de l’Essec. Investisseur chez Heoh, Qu’est ce qui tourne ? My Quick Win. Il a publié divers ouvrages et articles sur la philanthropie et le fund-raising.
Ces structures en demi-lune sur un sol stérile ont été créées dans le village de Gobro, au Niger. Elles sont conçues pour conserver l’eau de pluie lors des prochaines précipitations, remplir la nappe phréatique et favoriser la repousse de la végétation. @ Fatoumata Diabate/Oxfam
Défis Humanitaires : Comment se porte l’humanitaire aujourd’hui ?
Alain Boinet : L’humanitaire se porte plutôt bien, malgré ses problèmes, tant il n’a cessé de se développer depuis 30 ans. Mais, dorénavant, il entre dans une zone d’incertitude et de turbulence. Je crois que celle-ci se caractérise par cinq faits majeurs.
Le premier défi est ce moment de bascule géopolitique que nous vivons avec l’entrée dans un cycle de confrontation parti pour durer. Le second, c’est non seulement le manque de ressources financières pour faire face aux besoins humanitaires qui s’accroissent, mais surtout le risque d’une baisse des financements humanitaires de la part des institutions. Le troisième risque est celui d’une politisation de l’humanitaire, du fait des Etats et des acteurs politiques mais aussi du côté de certains humanitaires. Un quatrième défi qui va s’amplifier chaque année, c’est l’explosion démographique des pays de l’Afrique sub-saharienne.
Enfin, il y a la fin du magistère occidental et l’aspiration de nombreux pays comme d’anciens empires de s’affirmer, d’être reconnus et de compter dans un monde multipolaire, ce que l’on nomme le sud global.
Peux-tu préciser ce que tu entends par risques géopolitiques.
L’invasion Russe de l’Ukraine le 22 février 2022 est un tournant majeur, le point de bascule après la guerre froide suivie d’une longue période de multilatéralisme et simultanément d’un round d’observation et de gestation des antagonismes.
Maintenant, nombre d’Etats-nations, d’anciens empires pensent pouvoir régler leurs différends par la force. Cela est vrai depuis l’Ukraine tout au long de la ligne de confrontation avec la Russie qui, à l’ouest, va de la Pologne aux pays Baltes et à l’Europe du Nord et, à l’est, vers la Moldavie, la Géorgie et l’Arménie. La Pologne qui consacre 4,2% de son RNB (revenu national brut) à sa défense se prépare en fait à une guerre possible. Et après la guerre avec Israël et le Hamas à Gaza, avec le Hezbollah au Liban, ce sera peut-être le tour de l’Iran dans la perspective de remodeler un nouvel équilibre régional.
Et que dire de la zone Indopacifique qui voit se mobiliser militairement un grand nombre de pays qui se préparent à terme à une agression possible de la Chine contre Taïwan face aux Etats-Unis. Qui voudrait être surpris par un nouveau « Pearl Harbour » à Taïwan ?
N’oublions pas que la nécessité de l’humanitaire et son développement ont accompagné de grands conflits ou catastrophes qui ont provoqué des opérations de l’ONU (Ex Yougoslavie, Tsunami, Haïti) ou des interventions des Etats-Unis et de leurs alliés (Irak, Syrie, Libye), cycle qui a pris fin en Afghanistan. Cette période semble bien révolue et nous entrons dans un nouveau cycle et nous sommes peut-être partis pour 20 ans de chaos.
Enfin, et c’est aussi décisif pour l’avenir de l’humanité, que dire des risques systémiques, qu’il s’agisse du dérèglement climatique, la raréfaction de l’eau et de sa pollution, la perte accélérée de la biodiversité, la pollution du plastique, la sécheresse qui s’étend.
Nous pourrions aussi évoquer des mouvements mondiaux qui impacteront de plus en plus l’humanitaire : cybercriminalité, crime organisé, mouvements migratoires, déplacements forcés de populations. Là aussi, nous allons connaître un effet ciseau entre les menaces et les solutions qui pourrait passer par la loi du rapport de force privilégié par Donald Trump. Et ce n’est pas seulement « Make America great again » mais tout autant « Make China, Türkiye, Russia, Iran, India, South Africa great again ».
As-tu des exemples concernant la diminution des financements humanitaires ?
En France, l’Aide Publique au Développement pourrait baisser de 2 milliards d’euros dans le projet de loi de finances 2025 et le budget humanitaire qui devait être de 1 milliard d’euros, serait réduit de moitié, si rien n’est fait pour limiter la casse.
Concernant les Nations-Unis, l’appel à secourir 187,6 millions de personnes est de 49 milliards de dollars cette année. Mais, au mois de septembre 2024, le budget disponible était de seulement 22,48 milliards de dollars ! Depuis 2022, nous assistons à une érosion significative des financements. Va-t-elle se poursuivre dans un contexte d’affaiblissement de l’ONU et du droit international ?
4 février 2024. Gaza. TPO. Des enfants palestiniens portent des récipients vides alors qu’ils font la queue pour obtenir de l’eau fournie par un groupe de jeunes palestiniens, dans le camp de réfugiés de Rafah, au sud de la bande de Gaza. Ismael Abu Dayyah pour l’UNOCHA
Du côté de la Commission Européenne, nous avons des espoirs que soit maintenu au moins l’engagement de la précédente Commission. Mais nous avons aussi des craintes en attendant de connaître le niveau du Cadre Financier Pluriannuel qui sera fixé en 2025 pour les 7 années à venir. Difficultés économiques, inflation, forte croissance des budgets de défense, instabilité politique en France, en Allemagne, qui a baissé son budget humanitaire de 52%, sont passés par là. Et puis, c’est l’inconnu côté Etats-Unis, premier financeur de l’Aide Publique au Développement et de l’aide humanitaire.
Dans un tel contexte, comment vont se comporter les donateurs, les entreprises, les fondations ?
Comment vois-tu cette politisation de l’humanitaire et ses conséquences.
Dans ce nouveau cycle géopolitique, l’affirmation de la souveraineté des Etats-nations va certainement engendrer des difficultés grandissantes d’accès aux populations en danger et à une politisation des relations avec les ONG. N’oublions pas que beaucoup des conflits sont des guerres civiles et que les pouvoirs en place risquent de restreindre l’espace du Droit International Humanitaire pour les acteurs humanitaires.
Dans les cas de guerres interétatiques, la question de la liberté d’action humanitaire et des financements se posera également plus systématiquement. Comment les ONG vont-elles faire pour résoudre ces difficultés ? Bien sûr, ce n’est pas entièrement nouveau. Mais ce qui pourrait bien changer, ce pourrait être une systématisation des contraintes et une baisse, si ce n’est une panne des financements ainsi qu’une politisation du fléchage des budgets disponibles.
La question à laquelle nous sommes alors confrontés est de savoir si nous devons répondre à ce risque de politisation de l’humanitaire par les Etats par une politisation des humanitaires, ou si nous devons au contraire toujours agir dans le cadre du Droit Humanitaire International en le concrétisant obstinément et sans relâche sur le terrain.
Jusqu’à présent les humanitaires ont dénoncé la politisation de l’humanitaire par les Etats comme un obstacle à l’aide humanitaire et à son impartialité. Dans le cas d’ONG qui basculeraient dans la politisation de leur mandat et de leur action, celles-ci se trouveraient alors placées dans le champ politique, ce qui restreindrait alors automatiquement leurs capacités d’action et d’accès aux populations.
Gaza en est l’exemple dramatique et emblématique à cet égard. Le débat est tout à tour factuel, chiffré, passionnel et intensément conflictuel. C’est simplement humain quand l’on vit avec le pogrom du 7 octobre 2023 en Israël et avec les victimes à Gaza depuis près de 15 mois avec déjà près de 45.000 gazaouis tués, dont un grand nombre de civils. Sans relativiser ce drame terrifiant, il est éclairant de comparer le traitement du conflit à Gaza avec celui appliqué au Soudan, qui est également une catastrophe humanitaire, ou à l’Ukraine et ses innombrables victimes et destructions.
J’ajouterai une observation qui pourrait surprendre si l’on oublie l’expérience comme la réflexion sur la guerre. La guerre, qui est un processus politique, a cependant une logique et une autonomie propre qui échappe à bien des règles du temps de paix. Les démocraties elles-mêmes en viennent à utiliser des armes de destruction massive pour l’emporter, comme on a pu le voir durant et depuis la seconde guerre mondiale. Ce n’est pas une excuse, ce n’est pas une justification, c’est juste un constat.
J’entends dire que tout est politique et que l’humanitaire devrait s’y faire. Mais peut-être que l’humanitaire a des raisons que la politique ne connait pas ! La règle d’or est bien celle des principes d’humanité, d’impartialité, d’indépendance et de neutralité. Ce sont ces principes fondés sur le Droit International Humanitaire qui doivent permettent l’accès des secours aux populations en danger malgré les obstacles. Précisément, on cherche à s’extraire du politique pour secourir des personnes et des populations menacées et qui sans aide succomberaient tôt ou tard en grand nombre dans l’indifférence si personne n’agit avec le seul objectif de les secourir.
Mais la politique n’est pas interdite. Il faut juste faire le choix de la politique au nom de la politique. En revanche, il est possible de faire de la politique humanitaire sur des questions qui en relèvent pour la survie des populations, singulièrement l’accès à l’eau potable, la sécurité alimentaire, la protection des populations, la santé, l’application du Droit International Humanitaire.
Pourquoi avoir créé Défis Humanitaires qui publie sa 95ème éditions avec ce numéro.
Quand j’ai quitté mes fonctions opérationnelles à Solidarités International, au début du mois de janvier 2018, je n’imaginais pas un instant arrêter.
Je continue depuis au sein de mon association de cœur, mais également au sein d’autres organisations comme le Groupe de Concertation Humanitaire auprès du Centre de Crise et de Soutien du ministère de l’Europe et des affaires étrangères en France, au Partenariat Français pour l’Eau (PFE), à la Fondation VEOLIA et dans d’autres initiatives encore.
Avec Défis Humanitaires, j’ai cherché à apporter ce qui me semblait manquer et être utile à la communauté humanitaire. D’abord, promouvoir l’humanitaire qui me semblait méconnu dans ses capacités et ses principes parmi les parlementaires, les journalistes, les Think Tanks, les entreprises, les décideurs. Ensuite, chercher à établir le lien de cause à effet entre la géopolitique des crises et la nécessité humanitaire, afin de mieux comprendre et d’agir plus efficacement. Enfin, mettre des coups de projecteur et documenter de grands défis pour l’humanité tels que la raréfaction de l’eau et sa pollution, la démographie galopante en Afrique subsaharienne, le climat, l’environnement, les financements.
Cette initiative s’inscrit dans une logique comparable à celles du Forum Espace Humanitaire et de la Revue Alternatives Humanitaires en France, réfléchir, publier, débattre sur l’humanitaire, tant sur le fond que sur les modalités de l’action. Défis Humanitaires est une plateforme humanitaire, une sorte de Do Thank mais pas un Think Tank. Nous faisons notre cette devise « Agir en homme de pensée et penser en homme d’action ».
A la suite de la revue, nous avons créé une association du même nom avec un Comité d’experts pluridisciplinaire. Celui-ci comprend plusieurs humanitaires mais également des experts de la philanthropie, de la géopolitique, des médias et des entreprises. L’objectif étant d’élargir le cercle humanitaire à d’autres domaines d’expertise pour le renforcer et l’amplifier.
Membre du Comité d’experts de Défis Humanitaires
En effet, j’ai remarqué que si le monde humanitaire est en contact avec une multitude d’acteurs et de situations, il est somme toute assez centré sur lui-même avec une capacité d’influence restreinte comparée à l’action menée. De même, j’ai constaté un manque d’appétence pour la géopolitique et l’anticipation stratégique sur ce qui va advenir pour s’y préparer.
Nous publions une édition mensuelle en cherchant à diversifier chaque numéro avec des sujets sur des crises humanitaires, des exemples d’innovation, des articles ou des entretiens sur des questions géopolitiques d’actualité, des tribunes libres.
Nous mettons en valeur l’apport de certaines organisations spécifiques (ressources humaines, transport, logistique, numérique, pratiques salariales, gestion, eau-assainissement) mais aussi de Coordinations d’ONG en France, en Europe.
Nous publions régulièrement des synthèses de rapports comme ceux de l’OCDE, d’OCHA, de Development Initiatives, d’ANALP ou de certaines conférences internationales dans le domaine humanitaire ou de l’eau. Ces rapports sont très volumineux et tout le monde n’y a pas accès. Nous en proposons des résumés de 10 pages avec des graphiques à nos lecteurs, en français et en anglais. Depuis 2018, nous avons publié 360 articles ou entretiens réalisés par 160 auteurs différents, dont un bon quart sont des contributeurs réguliers. Tout cela est disponible dans la rubrique archives et constitue une bibliothèque accessible aisément. Je remercie ici chaleureusement ces auteurs qui partagent ainsi leur expertise, leur expérience, leur réflexion avec nos lecteurs.
Quel est l’impact de Défis Humanitaires ?
Défis Humanitaires est une revue en ligne qui a une diffusion internationale. C’est une revue destinée à un public motivé et averti et pas un média grand public. Depuis 2018, le nombre de lecteurs n’a cessé de progresser pour passer de 1000 par mois à l’origine à 4000 aujourd’hui, soit près de 50.000 lecteurs cette année. Nous avons des lecteurs d’abord en France, mais également aux Etats-Unis comme au Burkina Faso, en Suisse comme au Sénégal, en Belgique comme en RDC et ailleurs.
Défis Humanitaires s’adresse aux humanitaires mais également aux journalistes, parlementaires, Think Tanks et étudiants, fondations et institutions nationales, européennes et internationales. Comme me le disait récemment un humanitaire présent à Bruxelles, Défis Humanitaires est devenu une revue de référence.
Ainsi, par exemple, nous avons récemment publié des articles sur l’Aide Publique au Développement et à l’ humanitaire en France, des propositions de réforme du contrôle de gestion des bailleurs, le financement et le partenariat avec la Commission Européenne (ECH0), un interview avec UN OCHA, un point sur les outils numériques, la mutualisation logistique, les crises en cours (Gaza, Soudan, Ukraine, RDC).
Quels sont vos projets en 2025 et pour la suite ?
L’année prochaine, nous voulons enrichir et diversifier nos éditions par des interviews plus nombreuses, plus d’articles sur les crises en cours, le suivi des financements, des innovations, la mutualisation entre ONG, mais aussi sur l’adaptation au changement climatique, à l’environnement, l’eau et les Objectifs de Développement Durable.
De plus, nous souhaitons publier des livres numériques dont un sur l’eau et l’assainissement et un autre sur les questions humanitaires à partir d’une sélection de bons articles publiés ces derniers temps.
Alain Boinet avec des étudiants de français au Centre francophone SPFA à Erevan
Je veux aussi signaler notre initiative d’apporter des livres neufs de littérature francophone contemporaine qui manquent totalement dans les bibliothèques des établissements d’enseignement en Arménie. Parrainé par l’écrivain Sylvain Tesson, cette initiative est réalisée en partenariat avec le Syndicat National de l’Edition, les maisons d’édition, l’ambassade de France à Erevan et nous espérons bien apporter 2000 à 3000 ouvrages neufs sélectionnés et destinés à 76 bibliothèques en Arménie.
Enfin, nous souhaitons publier la seconde édition de l’Etude sur les ONG humanitaires (2006 – 2023) qui représente un travail considérable nécessitant des recherches et une mise en forme exigeante. Mais tout cela nécessite des ressources complémentaires pour y parvenir et nous comptons beaucoup sur nos lectrices et lecteurs pour le permettre.
On dit que qui veut la fin veut les moyens, de quoi avez-vous besoin pour y arriver ?
Pour réaliser cela pour nos lectrices et lecteurs, nous avons d’abord besoin de leur soutien moral, mais nous avons aussi besoin de leur soutien sous forme d’un don (HelloAsso) de fin d’année.
Rappelons que votre soutien bénéficie d’une déduction fiscale de 66% du montant du don et que nous adresserons un reçu fiscal à chaque donatrice et donateur.
Comment veux-tu conclure ?
Défis Humanitaires est une revue gratuite, indépendante, dynamique et tournée vers l’avenir. Le bénévolat permet pour une large part son existence, mais nous avons aujourd’hui le plus grand besoin du soutien de nos lectrices et lecteurs pour poursuivre et améliorer notre mission d’information.
Comme nous le voyons, les nuages s’amoncellent, mais nous ne manquons pas de ressources pour y faire face et résoudre bien des défis humanitaires. Que l’on pense à l’innovation, à l’anticipation, à la mutualisation, à l’influence sur les politiques publiques. Plus que jamais l’humanitaire doit mobiliser ses soutiens et ses partenaires.
Je saisis l’occasion pour remercier chaleureusement nos auteurs, les membres du Bureau et du Comité d’experts de Défis Humanitaires ainsi que les donateurs et partenaires qui vont permettre par leur don (HelloAsso) de fin d’année de réaliser cette action humanitaire qui a besoin d’eux en leur souhaitant un joyeux Noël.
Alain Boinet est le président de l’association Défis Humanitaires qui publie la Revue en ligne www.defishumanitaires.com. Il est le fondateur de l’association humanitaire Solidarités International dont il a été directeur général durant 35 ans. Par ailleurs, il est membre du Groupe de Concertation Humanitaire auprès du Centre de Crise et de Soutien du ministère de l’Europe et des affaires étrangères, membre du Conseil d’administration de Solidarités International, du Partenariat Français pour l’eau (PFE), de la Fondation Véolia, du Think Tank (re)sources. Il continue de se rendre sur le terrain (Syrie du nord-est, Haut-Karabagh/Artsakh et Arménie) et de témoigner dans les médias.
« Je vous remercie par avance pour votre soutien à la publication de Défis Humanitaires. » Alain Boinet, président de Défis Humanitaires.
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