Enjeux de la gestion de l’eau du plateau tibétain

Drapeaux de prières au Tibet

Organisé par le Groupe d’information internationale sur le Tibet du Sénat, le colloque du 3 décembre 2024 s’est concentré sur la gestion de l’eau du plateau tibétain, réunissant trois intervenantes : Palmo Tenzin, chercheuse et chargée de plaidoyer pour l’International Campaign for Tibet (ICT) en Allemagne, Dechen Palmo, chercheuse en environnement au Tibet Policy Institute en Inde et siège du gouvernement tibétain en exil, et Tenzin Choekyi, chercheuse pour l’ONG Tibet Watch. Nous présentons ici une synthèse de ce colloque.

Le Tibet, bien que souvent considéré comme une province chinoise, est en réalité un pays annexé par la Chine en 1950. Depuis cette date, la Chine poursuit une politique à grande échelle d’effacement de l’identité tibétaine par de nombreux biais : destructions de monastères, envoi des enfants tibétains en pensionnat pour apprendre le mandarin, accaparement de leurs ressources naturelles, etc.

Véritable réservoir d’eau pour toute la région de l’Asie du Sud-Est, le Tibet est régulièrement appelé « le troisième pôle », et joue un rôle stratégique dans l’équilibre hydrique de la région. On estime à 1,8 milliards le nombre de personnes qui dépendent de l’eau du Tibet. Pourtant, cette région figure parmi les plus vulnérables face au réchauffement climatique, et la construction massive de barrages par la Chine risque d’avoir des répercussions graves dans les années à venir pour l’ensemble des pays de la région.

Le Tibet face aux dangers du changement climatique

Souvent appelé le « château d’eau de l’Asie », le Tibet est la source des huit principaux fleuves d’Asie comme le Brahmapoutre, le Yangtsé, le Mékong et l’Indus.

Carte des fleuves prenant leur source au Tibet

Ces fleuves sont alimentés par les glaciers de l’Himalaya, qui fondent à un rythme alarmant depuis plusieurs années. En effet, le Tibet connait des hausses de température 2 à 4 fois plus rapides que le reste de la planète, accélérant ainsi considérablement la fonte des glaciers de l’Himalaya. On estime que 75% de ces glaciers auront ainsi disparu d’ici 2100.

Si ces glaciers fournissent des ressources en eau pour la consommation et l’agriculture pour 1,8 milliards de personnes, leur fonte trop rapide entraine des catastrophes climatiques sans précédents comme des crues soudaines ou, au contraire, des sècheresses importantes, même durant la saison des pluies.

Cette vulnérabilité au dérèglement climatique est encore aggravée par la construction massive de barrages hydrauliques par la Chine et l’exploitation intensive des ressources hydriques du Tibet.

Les multiples conséquences de la construction de barrages par la Chine au Tibet

Le rapport de l’International Campaign for Tibet : Chinese Hydropower : damning Tibet’s culture, community and environment, publié le mercredi 4 décembre 2024 nous donne une vision globale de l’ampleur des constructions de barrages par la Chine au Tibet.

En effet, le régime chinois a lancé la construction, depuis 2000, de 193 barrages hydroélectriques sur le plateau tibétain. Ces barrages hydroélectriques peuvent remplir 2 fonctions : stocker l’eau dans un réservoir pour une libération différée ou détourner l’eau à l’aide de turbines. Les conclusions du rapport de l’ICT révèlent que leur développement n’a jamais été si important en termes d’échelle, de portée et de vitesse. En effet, 80% des projets étudiés sont des méga-barrages. Plus de la moitié (59 %) sont encore au stade de la proposition (38 %) ou de la préparation (21 %). Si ces 193 barrages sont mis en fonctionnement simultanément, le Tibet disposerait d’une capacité hydroélectrique de plus de 270 GW, soit l’équivalent de la production d’énergie de l’Allemagne en 2022.

Barrage de Srisailam avec vannes ouvertes

Les coûts de ces barrages sont extrêmement élevés, mais le gouvernement chinois choisit de les ignorer, voire de les dissimuler.

D’un point de vue environnemental, ces constructions sont vulnérables aux tremblements de terre, aux glissements de terrains et aux crues, augmentant même le risque de ces phénomènes. Plusieurs tremblements de terre ont déjà détruit des infrastructures hydroélectriques, causant des dizaines de morts et des dommages irréversibles sur l’environnement et la biodiversité. De plus, les barrages augmentent l’empreinte humaine et la pollution par le méthane dans des écosystèmes fragiles et isolés. Ils dégradent la qualité et le débit de l’eau, perturbent la vie aquatique, affectent les sols et bloquent les flux de nutriments en aval.

Sur le plan humain, la construction de ces barrages force l’expulsion de nombreux Tibétains de leur foyer et de leurs terres. Des études montrent que 121 651 personnes ont déjà été expulsées depuis 2000, et le rapport de l’ICT estime qu’1,2 million de personnes seront expulsées si les 193 barrages hydroélectriques sont construits. En outre, de nombreux sites religieux seront abandonnés, voire détruits, pour permettre la mise en œuvre de ces projets.

Un petit monastère tibétain aux fondations détruites encore présent sur la route de Shigatse au Mont Everest en 2009

Si le Tibet dispose d’un potentiel hydroélectrique considérable, les tibétains n’ont aucune possibilité de décider de l’utilisation de leurs ressources. Ce sont les dirigeants du Parti Communiste Chinois (PCC) et les entreprises énergétiques chinoises qui déterminent l’exploitation de l’énergie tibétaine ainsi que la répartition des coûts et des bénéfices. En réalité, l’exploitation des ressources en eau tibétaines bénéficie presque exclusivement aux grandes métropoles chinoises, tout en nuisant de manière disproportionnée et irréversible aux Tibétains et à leur environnement.

Les ressources en eau du Tibet : un enjeu géopolitique et stratégique majeur pour la Chine

L’objectif à long terme du régime chinois est de faire du Tibet un puissant exportateur d’énergie, qui alimentera non seulement le centre et l’Est de la Chine, mais aussi toute l’Asie du Sud-Est.

En contrôlant les fleuves tibétains, la Chine s’impose au premier plan dans le développement de l’hydroélectricité au niveau mondial, un levier stratégique pour accroître son influence régionale et internationale. Si la politique hydroélectrique de la Chine est essentielle à son industrie, elle menace néanmoins la sécurité alimentaire des pays d’Asie du Sud-Est.

Barrage de Xiaowan, fleuve Lancang (Mékong supérieur), Chine. ©Guillaume Lacombe

L’exemple du Mékong est flagrant pour mettre en lumière les conséquences de ces barrages sur les pays d’Asie du Sud-Est.  Ce fleuve vital fournit de l’eau à environ 60 millions de personnes, mais les 11 barrages construits le long du fleuve par le gouvernement chinois ont mené à une baisse significative du niveau d’eau dans les zones en aval de ces barrages. Les conséquences sont irréversibles : fortes sècheresses même pendant la saison des pluies, baisse de la pêche et de l’aquaculture, etc. pour les pays dépendants du Mékong, qui subissent une pression croissante de la part de la Chine.

Selon Dechen Palmo, les pays d’Asie du Sud-Est sont pour le moment dépendants du bon vouloir de la Chine pour leur accès à l’eau. Mais, la situation s’aggravant, ils seront bientôt dans l’obligation de s’unir pour faire face au géant asiatique s’ils veulent sortir de ce rapport de force totalement inégal. Ce déséquilibre pourrait entraîner des conséquences désastreuses sur la stabilité future de la région si la situation n’évoluait pas rapidement.

Pêcheur dans le delta du Mékong © Jean-Pierre Dalbéra

La mobilisation sans précédent des tibétains pour le respect de leur existence et de leurs ressources

Depuis février 2O24, des manifestations ont lieu au Tibet en opposition à la construction à venir du barrage Kamtok dans la province du Sichuan. Ce mégaprojet entrainera l’expulsion de plus de 4 000 Tibétains de leurs villages et la destruction de 6 monastères. Depuis les soulèvements de 2008, violemment réprimés, et les 159 auto-immolations de Tibétains qui ont suivi, les protestations dans la région sont devenues extrêmement rares. Les manifestations actuelles incarnent donc un acte de résistance fort face au régime chinois. A nouveau, les manifestants ont été durement réprimés par les forces de sécurité du régime chinois. Des vidéos ont d’ailleurs témoigné de la gravité de la situation : une vingtaine de Tibétains, dont des personnes âgées et une dizaine de moines, se tenaient à genoux devant des forces de sécurité du PCC, implorant l’arrêt de la construction du barrage qui les forcerait à fuir. Beaucoup ont été arrêtés et certains ont été roués de coups, soupçonnés d’être les meneurs de ces manifestations. Depuis ce jour, des renforts militaires ont été envoyés et aucune nouvelle image des Tibétains concernés n’a été diffusée.

Si les exilés tibétains luttent pour visibiliser leur cause et alerter la communauté internationale, beaucoup se demandent si leur action a un véritable impact, puisqu’aucune réelle amélioration n’a eu lieu et que la Chine poursuit ses projets de construction. Le droit ne protège par les tibétains mais bien les entreprises d’Etat chinoises, et les tibétains continuent de faire l’objet d’arrestations arbitraires dans leur combat pour dénoncer l’exploitation illégale des ressources en eau du Tibet et les violations qui en découlent. Les preuves qu’ils collectent et diffusent sur internet ou les réseaux sociaux sont systématiquement censurées.

Si ces barrages voient le jour, des millions de personnes, tant au Tibet que dans le reste de la Chine, devront faire face à des conséquences catastrophiques dans les années à venir. Les Tibétains seront les premières victimes, mais les habitants de la Chine continentale en subiront également les effets.

Une femme porte un enfant à Barkhor, dans la région autonome du Tibet © UNICEF-Palani Mohan

Une possible coopération ?

En dépit de ces défis, et même si la Chine est pour le moment récalcitrante à une gouvernance transfrontalière, il existe une place pour la coopération. En effet, l’approche GIRE pourrait permettre un partage équitable des ressources en eau du Tibet entre les différents pays d’Asie du Sud-Est. Telle que définie par le Partenariat Mondial sur l’Eau, « la GIRE est un processus qui encourage la mise en valeur et la gestion coordonnées de l’eau, des terres et des ressources associées, en vue de maximiser le bien-être économique et social qui en résulte d’une manière équitable, sans compromettre la pérennité des écosystèmes vitaux[1] ».

Cette approche a déjà fait ses preuves dans la gestion du fleuve Niger, qui traverse 9 pays d’Afrique de l’Ouest et s’étend sur plus de 4 200km. Depuis 1964, l’Autorité du Bassin du Niger (ABN) regroupe les Etats dépendants du fleuve (Bénin, Burkina Faso, Cameroun, Côte d’Ivoire, Guinée, Mali, Niger, Nigeria et Tchad) et coordonne les politiques de gestion de l’eau dans le but de prévenir les conflits et de promouvoir le développement socio-économique. Les différents projets mis en place par l’ABN permettent également la coopération régionale dans la lutte contre la sècheresse, pour l’accès à l’eau potable, la préservation des écosystèmes fragiles, etc.

Les enjeux auxquels fait face l’ABN sont très similaires à ceux rencontrés par les pays d’Asie du Sud-Est. La coopération que ces pays d’Afrique de l’Ouest ont su mettre en place devrait ainsi servir d’exemple à la création d’une réelle gouvernance transfrontalière entre la Chine et les pays du Sud-Est de l’Asie autour des fleuves qui trouvent leur source au Tibet.

Recommandations des intervenantes

  1. Les tibétains doivent être consultés lors de projets de développement, et leurs droits doivent être protégés.
  2. Les énergies renouvelables (solaire et éolienne) doivent désormais être privilégiées car elles n’entraînent pas les coûts environnementaux, climatiques et sociaux de l’énergie hydroélectrique.
  3. La Chine devrait signer et adhérer à la Convention des Nations unies de 1997 sur le droit relatif aux utilisations des cours d’eau internationaux à des fins autres que la navigation, afin de garantir les principes fondamentaux d’utilisation équitable et raisonnable et d’absence de préjudice dans la gestion de l’eau.
  4. La Chine doit également s’engager dans des forums multilatéraux sur la politique de l’eau transfrontalière afin d’établir une architecture de gestion mutuellement bénéfique en signant des accords de partage des eaux et des données scientifiques.
  5. La France et l’Europe doivent soutenir les organisations internationales qui peuvent être des forums de discussion pour négocier ces accords.
  6. La France et l’Europe doivent faire pression sur la Chine et mettre en lumière les conséquences néfastes de ces constructions.

 

[1] Global Water Partnership, Technical Advisory Committee (TAC) La gestion intégrée des ressources en eau 2000, TAC Background Papers No. 4, 65p., 04-integrated-water-resources-management-2000-french.pdf

 

India Hauteville

India Hauteville est diplômée d’un premier master en Politique Internationale à Sciences Po Bordeaux et actuellement étudiante au sein du master Intégration et mutations en Méditerranée et au Moyen-Orient à Sciences Po Grenoble. Elle est l’assistante actuelle du fondateur de Solidarités International, Mr. Alain Boinet.

Particulièrement intéressée par le conflit syrien, elle rédige actuellement un mémoire sur l’articulation entre les principes humanitaires et les réalités du terrain syrien, en prenant l’ONG Solidarités International comme étude de cas.

 

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La générosité française : un modèle résilient et pluriel

Antoine Vaccaro, Président du CerPhi et de Force for Good

© Ministère des Sports, de la Jeunesse et de la Vie associative

La générosité des Français, qu’elle provienne des particuliers ou des entreprises, continue de se renforcer. Le Baromètre des Générosités 2024[1], publié par France Générosités et la Fondation de France, en atteste. Malgré les crises économiques et sanitaires des dernières années, les dons ont atteint 9,2 milliards d’euros en 2022, répartis entre dons manuels, legs, donations et mécénat d’entreprise. Ce chiffre reflète un attachement profond des Français aux valeurs de solidarité et à l’intérêt général.

Une générosité diverse et inclusive

Contrairement aux modèles anglo-américains, où les dons sont de plus en plus concentrés parmi les ménages les plus aisés, la France se distingue par une générosité plus largement répartie. Néanmoins, une progression notable des dons issus des foyers les plus riches est observable : les 1 % les plus aisés contribuent désormais à 14,2 % des dons totaux. Aux États-Unis, en 2021, les ménages à hauts revenus, représentant les 10 % les plus riches, ont donné environ 194 milliards de dollars, soit 60 % des dons individuels[2].

Pour illustrer cette tendance, MacKenzie Scott illustrent cette concentration, on estime qu’elle a donné plus de 16 milliards de dollars à des centaines d’organisations depuis son divorce en 2019 jusqu’à fin 2023[3], profitant d’une législation qui autorise une redistribution massive sans contrainte successorale. Cette approche peut permettre à une poignée de personnes d’orienter des secteurs entiers de l’intérêt général, illustrant un modèle très différent du paysage français.

Parallèlement, des ressources stratégiques comme les legs et les dons numériques connaissent une dynamique croissante en France.

Le poids du mécénat d’entreprise : une spécificité française

Les entreprises jouent un rôle crucial dans le financement des causes d’intérêt général. Elles pèsent 42 % des dons en 2022. Ce contraste avec les États-Unis, où elles ne représentent que 4 % des dons (Giving USA 2022)[4], illustre une singularité française. Ce succès repose sur trois facteurs :

  1. Un cadre fiscal avantageux : Les entreprises bénéficient d’une réduction d’impôt de 60 % sur les dons jusqu’à 2 millions d’euros.
  2. Une culture philanthropique plus corporate : Aux États-Unis, la philanthropie est largement dominée par des fortunes privées. Les capitaines d’industrie, après avoir accumulé d’importantes richesses, choisissent souvent de soutenir des causes philanthropiques à titre individuel. En France, où les patrimoines sont plus fréquemment transmis de génération en génération, les mécènes privilégient davantage le don via leur entreprise plutôt qu’une intervention personnelle directe.
  3. Des objectifs locaux de visibilité : Les entreprises soutiennent des projets à fort ancrage territorial, comme le sport, la solidarité ou la restauration du patrimoine, mais négligent par exemple des domaines stratégiques comme la recherche scientifique (3 %)[5]
Lucy Pfliger, Ingénieure d’étude et Laurence Lepetit, déléguée générale de France Générosité © Antoine Vaccaro

L’impact des grands donateurs sur la société civile

Si les dons des foyers les plus riches constituent une ressource bienvenue, ils soulèvent des enjeux démocratiques. Une concentration excessive des financements peut déséquilibrer les priorités des associations, au détriment des besoins des publics les plus vulnérables. De plus, cette générosité, souvent assortie de déductions fiscales conséquentes, risque d’accroître les inégalités sociales et de renforcer l’influence des plus riches sur les choix des causes à soutenir, comme cela s’observe déjà aux États-Unis.

Les défis de la pérennité

La progression des dons escamote une question fondamentale : à quel coût, cette croissance est-elle maintenue ? A mesure que la compétition pour l’euro philanthropique s’accroît, les investissements nécessaires pour mobiliser les donateurs : communication, campagnes marketing, outils numériques, événementiel, alourdissent les charges des organisations, absorbant vraisemblablement une fraction de cette croissance.

Vers une générosité élargie et durable

Pour consolider ce modèle, plusieurs leviers méritent d’être explorés :

  • Encourager les dons de la classe moyenne : Une fiscalité plus inclusive, récompensant les premiers euros donnés, pourrait inciter davantage de foyers à contribuer. (i.e. déduction intégrale des mille premiers euros)
  • Sensibiliser les jeunes générations : En intégrant la générosité dans les programmes scolaires et via des outils ludiques comme les jeux éducatifs, il est possible d’éveiller un intérêt pour le bien commun dès le plus jeune âge, semant ainsi les graines d’un engagement dans le futur.
  • Mobiliser les seniors autour des libéralités : Les dispositifs de transmission du vivant, tels que l’assurance-vie prépareraient une générosité post-mortem encore plus importante.

Enfin, les entreprises pourraient jouer un rôle plus significatif en soutenant plus fortement des secteurs stratégiques aux cotés de la puissance publique, comme la recherche scientifique, essentiels pour relever les défis globaux tout en renforçant leur impact sociétal.

En conclusion, la générosité française, équilibrée entre grands et petits donateurs, fait face à des défis nouveaux liés au décrochage des ménages au faible revenus, à la montée en puissance de la grande philanthropie, à la multiplication des causes qui font appel à la générosité du public et surtout à la digitalisation des outils de collecte.  Les NTIC (Nouvelles Technologies de l’Information et de la Communication) et l’intelligence artificielle offrent des solutions prometteuses pour rendre le don plus accessible et traçable.

En combinant éducation, technologies et en stabilisant les incitations fiscales, la France a l’opportunité de préserver et d’amplifier la singularité de son modèle de générosité.

 

[1] https://www.francegenerosites.org/ressources/barometre-de-la-generosite-2022-france-generosites-mai-2023/

[2] Does Philanthropy Subvert Democracy? | Auteur : Rob Reich | Éditeur : Princeton University Press | Année de publication : 2018

[3] https://www.lemonde.fr/international/article/2022/05/30/mackenzie-scott-une-vision-desinteressee-de-la-philanthropie_6128122_3210.html

[4] https://givingusa.org/

[5] https://admical.org/sites/default/files/uploads/admical_2022_infographie_barometre_vdef.pdf

 

Antoine Vaccaro

Antoine Vaccaro est titulaire d’un doctorat en science des organisations – Gestion des économies non-marchandes, Paris-Dauphine, 1985.

Après un parcours professionnel dans de grandes organisations non gouvernementales et groupe de communication : Fondation de France, Médecins du Monde, TBWA ; il préside le CerPhi et Force for Good. Administrateur au sein d’associations et de fondations.Co-Fondateur de plusieurs organismes professionnels : Association Française des Fundraisers, Comité de la Charte de déontologie des organismes faisant appel à la générosité publique, Euconsult, La chaire de Philanthropie de l’Essec. Investisseur chez Heoh, Qu’est ce qui tourne ? My Quick Win. Il a publié divers ouvrages et articles sur la philanthropie et le fund-raising. 

 

 

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