Sortir de l’inefficacité collective en mars 2023 ?

Alors qu’une « rare » conférence sur l’eau est prévue en mars 2023 aux Nations unies, Gérard Payen exhorte la communauté internationale à sortir de l’inertie pour faire de ce rendez-vous un évènement historique à la fois porteur de décisions politiques fortes et d’un agenda annuel afin d’atteindre l’Objectif 6 des ODD 2030 pour un accès universel à l’eau, l’assainissement et l’hygiène.

Nous remercions Solidarités International pour son accord de publication de cet article de Gérard Payen à paraître dans son Baromètre 2021 de l’eau, l’assainissement et de l’hygiène que nous publierons dans Défis Humanitaires à sa sortie.

Bassins de décantation de l’eau et participation communautaire pour creuser des tranchés à Béni en RDC  ©Solidarités International 2005

Les gouvernements discutent d’eau douce dans des événements internationaux en si grand nombre que leurs travaux sont aujourd’hui fragmentés, organisés en événements disparates, sans fil conducteur et peu coordonnés. Eux-mêmes, ainsi que la plupart des acteurs de la communauté internationale, ont du mal à s’y retrouver. ONU-Eau assure tant bien que mal une coordination technique mais la coordination au niveau politique des différentes actions liées à l’eau reste à inventer. Ces nombreux événements sont néanmoins utiles pour faire évoluer les connaissances et préparer des décisions futures. Par exemple, les Forums mondiaux de Mexico (2006) et d’Istanbul (2009) ont préparé la reconnaissance du droit de l’homme à l’eau potable en 2010, celui de Marseille (2012) et le Sommet de Budapest de 2013 ont contribué à l’adoption en 2015 d’un Objectif de Développement Durable (ODD) dédié à l’eau.

En mars 2023, une Conférence internationale sur l’Eau se tiendra sous l’égide des Nations unies. Elle rassemblera tous les gouvernements sous la co-présidence du Tadjikistan et des Pays-Bas. Ce sera un événement majeur car seules les réunions ONU peuvent donner lieu au niveau mondial à des décisions politiques considérées comme engageantes par les États et faisant l’objet de suivis opérationnels dans le temps. Les nombreuses réunions intergouvernementales organisées par des États en marge de l’ONU peuvent aboutir à des conclusions utiles mais celles-ci restent habituellement sans lendemain car sans mécanisme institutionnel de suivi. Aux Nations unies, la plupart des réunions dédiées à des sujets Eau sont organisées par des agences ONU ou des secrétariats de traités internationaux spécialisés dans un domaine particulier concernant une partie seulement des enjeux de l’eau. Une conférence internationale qui traite de l’ensemble des enjeux de l’eau douce (eaux de toutes sortes et assainissement) est ainsi un événement rarissime à l’ONU. Alors que les enjeux de l’eau sont croissants, interagissent chaque année davantage et sous-tendent une grande partie des ODD, cette conférence de 2023 sera donc une des très rares occasions de prendre au niveau mondial des décisions collectives utiles pour une meilleure gestion des enjeux de l’eau.

Assemblée Générale des Nations Unies, Septembre 2020

La vision cohérente des ODD

En 2015, une révolution a eu lieu. L’adoption des ODD a conduit pour la première fois les gouvernements à considérer tous les grands enjeux de l’Eau dans un programme mondial. Jusque-là, seuls l’eau potable et l’accès aux toilettes faisaient l’objet d’objectifs communs. En 2015, cette vision très partielle a été complétée par des objectifs sur la gestion des ressources en eau, celle des pollutions et des eaux usées, les écosystèmes hydriques, les inondations, la participation des citoyens, l’eau dans les écoles, l’adaptation aux changements climatiques, le fonctionnement des villes, etc. Bref, une vision complète des enjeux de l’eau est apparue. Vingt cibles ODD sont directement liées à l’Eau. Formidable ! Hélas, depuis 2015, cela n’a pas changé grand-chose au niveau intergouvernemental. Comme si les errements antérieurs avaient repris leurs droits. En 2018, lors du Forum politique ONU de haut niveau sur le développement durable (HLPF), les gouvernements ont parlé d’eau pendant trois heures mais n’ont rien décidé de nouveau. Pire, en octobre 2019 lors de leur premier Sommet ODD, ils se sont gargarisés de leurs progrès en matière d’accès à l’eau potable en flagrante contradiction avec les statistiques mondiales qui laissent entrevoir que l’accès universel à l’eau potable ciblé pour 2030 ne sera pas atteint avant le 23e siècle au rythme des politiques actuelles. Depuis 2015, il n’y a pas eu de travaux intergouvernementaux visant à reconnaître et à corriger les insuffisances vers l’atteinte des cibles ODD liées à l’eau. Ce manque d’activité sur l’ensemble des aspects de l’eau résulte de l’absence de forum politique ONU dédié à l’eau. Contrairement à la plupart des grandes thématiques des ODD qui ont chacune une plateforme intergouvernementale dédiée se réunissant régulièrement au niveau politique, l’Eau n’a pas cette chance et reste déshéritée politiquement. Le besoin de cohérence et d’efficacité collective est criant mais très peu discuté tant sont nombreux les acteurs institutionnels, pays ou agences ONU, qui voient plus d’intérêts au statu quo.

Château d’eau à Koniba, Mali ©Solidarites International 2019

Une réunion politique ONU sur l’Eau est un événement rare, bien trop rare

Certains disent que la Conférence internationale de 2023 sera la première depuis celle de Mar-del-Plata en 1977. C’est faire peu de cas de la réunion de 2005 de la Commission du Développement Durable de l’ONU qui a réuni tous les gouvernements pendant deux semaines et a conduit à une résolution ONU de neuf pages sur la gestion intégrée des ressources en eau, la préservation des écosystèmes, l’eau potable et l’assainissement, y compris le traitement et la réutilisation des eaux usées. Ceci étant, depuis 2005, les seules résolutions significatives ONU sur l’Eau ont été l’instauration de l’Année internationale de l’assainissement (2008), la reconnaissance en 2010 du Droit de l’homme à l’accès à l’eau potable et à l’assainissement et l’adoption en 2015 des ODD.

La Conférence ONU de 2023 sera ainsi l’un des très rares événements permettant des décisions sur l’ensemble des enjeux de l’Eau. Ce sera l’occasion de donner plus d’efficacité aux travaux intergouvernementaux sur l’Eau en décidant d’organiser chaque année, comme cela se fait pour les autres grandes thématiques des ODD, une réunion intergouvernementale ONU sur l’ensemble des cibles ODD liées à l’Eau. Cela permettrait à la fois d’assurer une cohérence politique aux nombreux travaux éparpillés actuellement et de s’organiser pour atteindre l’ODD 6 et tous les objectifs mondiaux liés à l’Eau. Une telle décision ne pourra être prise en 2023 que si les esprits s’y préparent activement et l’anticipent suffisamment. C’est l’un des principaux enjeux du 9ème Forum Mondial de l’Eau qui aura lieu à Dakar en 2022.

Kick-off meeting préparatoire au 9ème Forum Mondial de l’eau, printemps 2019 ©WorldWaterForum

La Conférence de 2023 décidera-t-elle de réunions politiques régulières des Nations unies sur l’ensemble des cibles ODD liées à l’Eau ? Si oui, cette conférence sera quasi-historique. Si cette occasion est manquée, la communauté internationale de l’eau ne pourra que se blâmer elle-même de la continuation de sa faible efficacité collective, du déficit d’attention politique portée à l’Eau et de la lenteur des progrès vers les cibles ODD liées à l’Eau.

Gérard Payen


Qui est Gérard Payen ?

Gérard Payen travaille depuis plus de 35 ans à la résolution de problèmes liés à l’eau dans tous les pays. Conseiller pour l’Eau du Secrétaire Général des Nations Unies (membre de UNSGAB) de 2004 à 2015, il a contribué à la reconnaissance des Droits de l’Homme à l’eau potable et à l’assainissement ainsi qu’à l’adoption des nombreux objectifs mondiaux de Développement Durable liés à l’eau. Il est aujourd’hui administrateur de 3 grandes associations françaises dédiées à l’Eau et continue à travailler à la mobilisation de la communauté internationale pour une meilleure gestion des problèmes liés à l’eau, ce qui passe par des politiques publiques plus ambitieuses. Simultanément depuis 2009, il conseille les agences des Nations Unies qui produisent les statistiques mondiales relatives à l’Eau. Impressionné par le nombre d’idées fausses sur la nature des problèmes liés à l’eau, idées qui gênent les pouvoirs publics dans leurs prises des décisions, il a publié en 2013 un livre pour démonter ces idées reçues.

L’Eau en crise(s) « Interview exclusive de Abdoulaye Sene et Patrick Lavarde, coprésidents du Forum Mondial de l’Eau de Dakar 2021 ».

©Abdoulaye Mbodj

Introduction

L’accès à l’eau potable et à l’assainissement est une urgence humanitaire car l’eau insalubre et ses maladies sont une cause majeure de mortalité. C’est une priorité parce que sa raréfaction entraîne des tensions entre les divers usagers et des risques de conflit entre communautés comme entre pays. C’est également un devoir pour les pays qui ont voté en 2015 à l’unanimité aux Nations-Unies les 17 Objectifs de développement Durables (ODD) qui prévoient notamment un accès à l’eau potable pour tous dans le monde en 2030. C’est enfin une des conditions nécessaires au développement.

Nous savons maintenant que la trajectoire en cours n’est pas la bonne pour atteindre l’accès universel à l’eau potable en 2030. Il nous reste 10 ans pour réaliser ces engagements.  C’est pourquoi nous consacrons ce numéro de Défis Humanitaires à l’eau et l’assainissement à l’occasion de la Journée Mondiale de l’Eau du 22 mars.

En mars 2021, à Dakar, le 9ème Forum Mondiale de l’Eau doit être un moment majeur pour remobiliser la communauté internationale et les acteurs de l’eau. Nous avons un an pour y parvenir. Dans cette perspective, voici l’interview exclusive d’Abdoulaye Sene et Patrick Lavarde, coprésidents du Forum de Dakar.


Alain Boinet : Le Sénégal a souhaité que le 9e FME soit différent, voire en rupture avec les précédents. Quelles en sont les motifs et qu’en attendez-vous ? 

Abdoulaye Sene :  Effectivement, le Sénégal veut que le 9e Forum Mondial de l’Eau soit différent des précédents tant dans l’organisation que dans son contenu. Nous voulons que le prochain Forum soit un forum historique en termes de résultats, un forum de réponses concrètes aux préoccupations des populations. Nous avons d’ailleurs procédé au lancement de l’Initiative Dakar 2021 pour apporter notre touche sénégalaise et africaine au 9e Forum. Au-delà des aspects politiques et diplomatiques, le 9e Forum doit déboucher sur des résultats et engagements concrets pour répondre au défi pressant de la problématique de l’eau et de l’assainissement en Afrique et dans le monde.

Alain Boinet : Vous avez déclaré que le 9e FME devait “construire un forum des réponses”. Que voulez-vous dire par là ?

Patrick Lavarde : Les premiers Forums Mondiaux de l’Eau ont contribué à identifier, à faire connaître et partager les grands enjeux du secteur. Les Forums suivants ont permis de soutenir des avancées concrètes comme le droit à l’eau ou la nécessité d’un Objectif de Développement Durable spécifique au domaine de l’eau. Les Forums ont affirmé la dimension politique des questions liées à l’eau et permis d’identifier les solutions pour répondre aux enjeux. Le moment est maintenant venu de se concentrer sur les réponses concrètes à apporter aux défis posés par la gestion de l’eau en mettant en œuvre ces solutions afin d’atteindre les cibles liées à l’eau des Objectifs de Développement Durable (ODD) et de répondre ainsi aux attentes des populations les plus vulnérables.

Alain Boinet : Dakar sera la capitale mondiale de l’eau en mars 2021. Qu’est-ce que cela signifie, selon vous, pour le Sénégal et l’Afrique plus généralement ?

Abdoulaye Sene :  Dakar abritera au nom du Sénégal et de l’Afrique le 9e Forum Mondial de l’Eau. Ce sera la première fois qu’un pays de l’Afrique subsaharienne accueille ce grand rendez-vous mondial sur l’eau. Ce Forum constitue ainsi un enjeu important à la fois pour le Sénégal et l’Afrique, où les questions d’eau se posent évidemment de manière beaucoup plus pressante. Pour le Sénégal en particulier, cela signifie que sa diplomatie de l’eau a porté ses fruits. Il faut souligner que notre pays s’est fait remarquer très tôt par son leadership régional, voire continental, sur les questions d’eau. Par ailleurs, ce forum est à la fois une opportunité et un défi au regard des nombreuses attentes et de l’importance de son organisation.

Alain Boinet : Le Forum de Dakar a défini quatre priorités principales sous le thème évocateur de “La sécurité de l’eau pour la paix et le développement”. Pourquoi ce lien entre eau et paix ?

Patrick Lavarde :  La sécurité de l’eau est un enjeu clé pour le futur du continent africain. C’est aussi un enjeu majeur pour le monde dans son ensemble. En effet, les tensions liées à l’eau s’accroissent alors que la pression démographique s’accélère, que l’urbanisation ne cesse de progresser et que le changement climatique menace des zones qui manquent déjà d’eau. Si la sécurité de l’eau n’est pas assurée, le développement, l’alimentation, la santé et l’éducation sont menacés. De ce fait, c’est un enjeu majeur pour la paix dans toutes les régions où l’eau est au cœur de la sécurité des populations. Pour éviter des conflits entre usagers de l’eau, entre pays qui partagent les mêmes ressources, il faut trouver des réponses adaptées.

Alain Boinet : Comment la question de l’eau, de l’assainissement et de ses différents usages se pose aujourd’hui en Afrique de l’Ouest et du Centre ?

Abdoulaye Sene :  La question de l’eau et de l’assainissement se pose avec une grande acuité en Afrique de l’Ouest et du Centre. Elle est devenue une préoccupation majeure dans ces deux régions du continent qui vivent en grande partie de l’agriculture et de l’élevage. De plus en plus, l’Afrique de l’Ouest et du Centre éprouvent des difficultés à satisfaire leurs besoins en eau et en assainissement. Tout cela se traduit par des problèmes de santé publique et par certaines crises de l’eau que connaissent ces régions ; sans oublier les conflits récurrents entre éleveurs et agriculteurs. Cela signifie que la problématique de l’eau est aujourd’hui devenue une source d’insécurité pour les populations. L’augmentation continue de la population combinée aux effets du changement climatique explique en partie les difficultés de l’Afrique de l’Ouest et du Centre à faire face au défi de l’eau et de l’assainissement.

©Abdoulaye Mbodj

Alain Boinet : Le Forum est un événement international qui s’organise longtemps à l’avance. Quelle en est l’architecture de préparation et comment fonctionne-t-elle ?

Patrick Lavarde :  Le Forum est organisé conjointement par le Sénégal et le Conseil mondial de l’eau qui ont constitué un comité international de pilotage (CPI). Chacune des quatre priorités est coordonnée par un groupe pilote formé d’institutions compétentes et coprésidé par un membre sénégalais et un membre international du CPI. Les thèmes traités au sein de chacune des priorités, qui sont en lien avec les cibles liées à l’eau des ODD, sont préparés par un groupe d’actions constitué d’institutions spécialisées. Afin d’associer le maximum de parties prenantes, chaque groupe d’actions s’appuiera sur un groupe consultatif élargi d’acteurs qui se seront portés volontaires dans le cadre d’un appel international.

Alain Boinet : Comment voyez-vous l’articulation entre le 9e Forum Mondial de l’Eau et l’objectif 6 des ODD 2030 alors que UN Water soulignait l’année dernière que la trajectoire n’était pas la bonne pour atteindre les objectifs prévus ?

Abdoulaye Sene :  Le Forum se veut effectivement un catalyseur de l’ODD 6. Une occasion de mobiliser des financements, de renouveler les engagements, en vue d’atteindre l’ODD 6. Si on ne règle pas cette question relative à l’atteinte de l’ODD 6, on ne règlera aucun ODD. Il faut dire que tous les ODD sont en lien avec l’ODD 6 sous une forme ou une autre. Il est vrai que la trajectoire n’est pas encore sur une très bonne courbe mais les engagements et résultats attendus du Forum peuvent permettre d’inverser la tendance et d’accélérer l’atteinte des ODD, en particulier l’ODD 6 d’ici 2030. Au-delà de l’ODD 6, le Forum de Dakar sera connecté aux enjeux de l’eau en Afrique, notamment l’Agenda 2063 du continent.

Alain Boinet : En tant que coprésident du comité international de pilotage, vous recherchez des partenaires
stratégiques pour le Forum. Où en est-on et qu’attendez-vous de ceux-ci ?

Patrick Lavarde : Les partenaires stratégiques apportent un soutien spécifique à l’organisation du Forum au travers d’un accord signé avec ses organisateurs. Cet appui peut se situer à l’échelle de l’ensemble du Forum, de l’une des priorités ou de l’une des actions selon l’intérêt et les capacités du partenaire. Les partenaires stratégiques participent selon les cas aux groupes pilotes ou d’actions. L’appui qu’ils apportent peut prendre différentes formes : soutien financier, intellectuel, logistique… Certains de ces partenariats ont déjà été formalisés et beaucoup d’autres sont en cours de finalisation sous l’impulsion du secrétaire exécutif du Forum.

Alain Boinet : En quoi consiste l’Initiative Dakar 2021 et qu’en attendez-vous très concrètement ?

Abdoulaye Sene : L’Initiative Dakar 2021 est l’innovation majeure du 9e Forum Mondial de l’Eau. Le Sénégal compte
à travers ce programme apporter une touche spécifique à cet événement. L’Initiative Dakar 2021 a été officiellement lancée le 16 janvier dernier à Dakar. Elle est une opération génératrice d’engagements et d’actions pour accélérer les progrès, en particulier vers la réalisation des ODD. L’initiative vise entre autres à labelliser des projets de communautés ciblant notamment l’accès à l’eau potable et à l’assainissement décent. Ces projets labellisés visent à atteindre des résultats tangibles à présenter lors du Forum en 2021.

Interview publiée dans le Baromètre de l’eau 2020 par Solidarités INTERNATIONAL.

Patrick Lavarde

Ingénieur général des ponts des eaux et des forêts, Patrick LAVARDE est membre permanent du Conseil général de l’environnement et du développement durable. Il a été gouverneur du Conseil mondial de l’eau (2012-2018) et président de l’Association internationale des ressources en eau (IWRA) entre 2016 et 2018. Il a contribué à l’organisation du 6ème forum mondial de l’eau à Marseille, notamment comme co-président de la commission thématique, et était membre du bureau du comité de pilotage international du 8ème forum à Brasilia. Il a créé l’Office national de l’eau et des milieux aquatiques dont il fut le directeur général de 2007 à 2012. Entre 1998 et 2007, il a occupé les fonctions de directeur général de l’Institut national des sciences et technologies de l’environnement et de l’agriculture. Auparavant, il a exercé différentes responsabilités dans l’administration centrale et déconcentrée dans les secteurs de la forêt, de l’eau et de l’agriculture.

Abdoulaye Sene 

Président du comité national pour l’organisation du 9ème Forum Mondial de l’Eau, « Dakar 2021 ».
Président du Conseil d’Administration de la SOGEM/OMVS (2013-2017).
Président-fondateur du Think-tank international Global Local Forum.
Député et Président de la Commission du Développement et de l’Aménagement du Territoire de l’Assemblée Nationale de la République du Sénégal, ( 2007-2012).
Président du Conseil Régional de Fatick (2002-2009).
Conseiller Spécial du Ministre des Mines, de l’Energie et de l’Hydraulique du Sénégal (2001-2002). Chef de la Mission d’Etudes et d’Aménagement des Vallées Fossiles (1994-2000).
Directeur national de l’Hydraulique et du Génie Rural (1984 à 1994).
Expert, en Hydraulique, changements climatiques, Décentralisation, Gouvernance et développement local.