Lettres arméniennes d’Artsakh

Nous sommes nos montagnes, sculpture massive située à la sortie nord de Stephanakert, capitale de l’Artsakh encore appelé Haut-Karabagh, sur la route d’Asteran. Ce monument est devenu le symbole de l’union de ses habitants avec leurs montagnes. Texte d’Eléonore le 20 février 2002.

Elles s’appellent Elina, Arminé, Alina, Mariam, elles sont arméniennes de l’Artsakh où s’est déroulé une guerre qu’elles ont vécues en direct fin 2020. Elles ont 18 ou 19 ans et sont étudiantes à l’Université d’Etat d’Artsakh et elles apprennent le français.  C’est grâce à Nelly, leur professeur, que nous avons reçu ces lettres. Elles nous parlent de leur vie, de leur crainte et de leur espoir. Vous pouvez leur écrire en nous envoyant votre lettre que nous leur ferons parvenir de votre part à l’adresse defishumanitaires@gmail.com. Merci

Artsakh, Stephanakert, juin 2021

Bonjour,

 

Je suis Elina, j’ai 19 ans. Je suis née en 2002 dans le village de Vaghuhas de la région de Martakert. Je suis étudiante à l’Université d’État d’Artsakh, j’étudie la langue et littérature arménienne. J’aime bien les enfants et je travaille avec eux, je leur apprends la langue arménienne. J’aimerais beaucoup devenir enseignante car j’aime bien ce travail. Je rêvais de devenir journaliste pour interviewer les gens mais le travail de l’enseignante me passionne aussi.

Mon village est près de la frontière, il est magnifique à mes yeux. Les gens y font surtout de l’élevage. Le village a une école, un club, une infirmerie. On peut y trouver le monastère de Vaghuhas (12e siècle), les complexes monastiques de Karmir Vanq (13e siècle), puis pas loin, l’église de la Sainte (12-13e siècles) et d’autres jolis endroits.

On avait tous des rêves et on vivait tranquillement, sans crainte, jusqu’au 27 avril. Ce jour là, je me suis réveillée effrayée des explosions et j’ai appris que l’ennemi avait réattaqué nos positions. L’ennemi utilisait partout des armements différents, c’était affreux. Dans cette situation affreuse et inexplicable j’ai décidé d’aller chez ma sœur dans le village d’Avtaranots, de la région d’Askéran.

Ce village se trouve aujourd’hui sous le contrôle des ennemis. Là, on est restés 5 jours mais nous avons fini par comprendre que nous devions quitter le village, car les drônes des ennemis en survolaient sa totalité. À cause de cette guerre terrible, ma sœur, mon amie et mes amies d’Université ont perdu leurs villages. Elles sont brisées, leurs villages leur manquent beaucoup et elles espèrent y retourner un jour.

Dieu est avec nous et nous avons un devoir de faire prospérer notre patrie, notre Artsakh. Je souhaite de la paix et de l’union à tous.

Elina, 19 ans

Traduction de la lettre en arménien

Mongolfière au-dessus de Stephanakert, capitale de l’Artsakh encore appelé Haut-Karabagh.

Artsakh, Stephanakert, juin 2021

Bonjour,

 

Je m’appelle Arminé. Je viens du village de Kusapat de la région de Martakert . Je suis étudiante et j’ai 18 ans. J’étudie la langue et littérature arménienne à l’Université d’État d’Artsakh et je rêve de devenir une bonne spécialiste. J’aime beaucoup la région de Martakert et mon village. Avant la guerre de 1992 et la migration forcée, Martakert était la troisième plus grande ville. Depuis cette guerre et celle des 4 jours de 2016, les gens ont à peine repris leur quotidien. On faisait de l’agriculture, de l’élevage. Martakert est connu pour ses monuments historiques, on peut trouver ici le monastère de Gandzasar (13e siècle), l’église de Erek Mankunq (17e siècle), les monastères de Horeka et de Havaptuk (13è siècle) et d’autres.

Mon village natal, Kusapat est bien pittoresque, sa nature est remarquable, le village n’est pas très peuplé, ses habitants sont très ouverts et directs et on y fait surtout de l’élevage et du jardinage. On y trouve une école construite en 1878, une école maternelle, une infirmerie. Il y a aussi des monuments dédiés au mémoire des victimes de la première guerre d’Artsakh. Le village se trouve sous notre contrôle et on espère bien récupérer nos régions et villages se trouvant actuellement sous le contrôle azéri depuis Novembre 2020.

Le 27 Septembre était le pire des jours que je n’ai jamais vécu. Les sirènes et l’horreur régnaient partout. Mon père, mon frère et mon oncle sont partis sur la ligne dès le premier jour. Nous, sommes restés dans le village 3 jours sous les explosions et la crainte. C’était très dur se coucher quand on pensait que la seconde suivante pourrait être plus affreuse encore. Nous avons tous senti la douleur de la guerre, on est moralement morts avec chaque famille qui perdait des fils, des maris et des connaissances. C’était terrible de retrouver les noms de ceux qu’on connaissait sur les listes des morts ou disparus.

Jamais de ma vie je ne voudrais que les générations qui vont nous remplacer voient la guerre et ses pertes. Jamais…..

Arminé, 19 ans

Traduction de la lettre en arménien

Monastère arménien de Gandzasar du 13ème siècle dans la région de Martakert. http://www.gandzadar.com

Artsakh, Stephanakert, juin 2021

Bonjour à tous

 

Je suis Alina. J’ai 19 ans. Je fais mes études à l’Université d’État d’Artsakh et j’étudie aussi la langue et littérature arménienne. Je viens du village de Verine Horatagh dans la région de Martakert. Verin Horatagh est sous notre contrôle, ce n’est pas un gros village mais sa nature est magnifique avec ses jolies montagnes. Nous avons une école avec une centaine d’élèves. Il y a un monument dédié au mémoire des victimes de la Grande Guerre. J’aime beaucoup mon village, les gens font de l’élevage et du jardinage. Depuis la guerre beaucoup de gens sont au chômage, certains ont commencé à faire du commerce.

Le village offre de jolis endroits comme ‘’Artsakht Aghbjur’’, ‘’Nunavur Aghbjur’’ et bien d’autres.

J’aime beaucoup mon village, c’est un endroit magnifique.

Alina, 19 ans

Traduction de la lettre en arménien

Fête des récoltes chaque année au mois d’octobre dans tous les villages et villes de l’Artsakh accompagnée d’événements culturels.

Artsakh, Stephanakert, juin 2021

Bonjour,

 

Je suis Mariam, je suis née et je vis à Stépanakert, un joli coin du monde. Je suis étudiante et je fais mes études à l’Université d’État d’Artsakh où je suis en première année et j’étudie la langue et littérature arménienne. On apprend aussi le français depuis le mois de Février.

Le 26 Septembre était un joli jour, c’était le jour où la capitale avait revêtu ses couleurs, où l’on avait organisé de jolis événements culturels. Et le lendemain? Non, on attendait bien un autre jour, un beau jour d’automne ensoleillé.

Mais……..Les bombardements des ennemis ont remplacé ce beau jour attendu et le chant des oiseaux. Le lendemain du 27 septembre, on devait partir en Arménie. Je n’ai pas dormi de la nuit, je n’adressait que mes prières à Dieu. On aurait dit que c’était le mois d’Avril 2016 : 4 jours et ça aurait été fini, mais malheureusement non….

Je me suis machinalement revu les jardins de mon enfance, il semblait que c’était ma dernière visite dans ces lieux et si je pouvais j’aurais pris ma ville dans mes bras de toute ma force.

Mon père, mon frère et mon copains sont partis sur le champ de bataille. On n’entendait que des explosions et mon cœur saignait de voir les gens quitter la ville. Ma ville était devenue morte.

C’est ma ville, elle est ici, ma patrie est là, où mes compatriotes sont devenus victimes de la guerre. Ils sont nos héros, ils ont sacrifié leur vies pour nous.

Si je dis que tout est calme aujourd’hui, je mentirai bien, car c’est une situation incertaine…

Si l’ennemi d’un peuple est bas, ce peuple ne peut pas dormir tranquillement : qui sait ce qu’il peut refaire ? Il peut bien faire une chose qui prendra encore des milliers des vies…

Mon peuple existe et existera….

Mariam

Traduction de la lettre en arménien

Pour en découvrir plus : 

Humanitaire : Guerres, épidémie, famine.

Retrait des troupes soviétiques d’Afghanistan le 15 février 1989.

L’Afghanistan à la croisée des chemins.

Joe Biden vient d’annoncer le retrait définitif des dernières troupes américaines le 11 septembre 2021, 20 ans après leur intervention, mais avec quel bilan ? En tout cas, ce n’est pas une victoire quand on négocie son départ avec l’ennemi. En 20 ans, selon certains experts, avec 2000 milliards de dollars de dépense, malgré la corruption et la guerre, l’Afghanistan n’est plus en 2021 ce qu’il était en 2001.

Beaucoup d’infrastructures comme les routes ont été construites, l’éducation s’est développée, le statut de la femme a évolué, les médias ont prospéré et, si des élections se sont bien tenues, elles sont compromises par des irrégularités massives et la contestation des résultats.

La guerre est pourtant toujours là jusqu’au cœur de Kaboul et 1,1 millions d’afghans sont déplacés par les combats. Moi qui aime ce pays, qui espère une solution politique de réconciliation, une sorte de « paix des braves », je crains que le fossé entre les frères ennemis ne se soit en fait approfondi. Et puis, ceux qui combattent aujourd’hui même n’ont jamais été autant armés et entrainés. Enfin, certains comme le fils du Commandant Massoud se disent prêts à prendre les armes dans leur région, comme le Panshir.

Quels seront les effets du départ des troupes américaines et des pays de l’OTAN d’ici le 11 septembre ? J’entends déjà parler d’évacuation préventive d’expatriés et notamment des français ! Je ne sais pas quelle sera la suite des événements des mois à venir, mais je sais que l’aide humanitaire est toujours indispensable.

Ce n’est pas le moment d’interrompre les secours, il faut certainement s’adapter à un changement majeur alors que les humanitaires ont pu sembler être embarqués dans la coalition occidentale au prix de leurs principes et qu’ils sont sans doute moins en symbiose avec les populations, notamment en zone rurale.

Mali, le maillon faible au Sahel !

Mohamed Bazoun, nouveau président du Niger élu démocratiquement, déclarait le 6 avril 2021 au journal Le Figaro « Il y a un recul de la démocratie en Afrique », il ajoutait « De tous les côtés, à nos frontières, nous sommes sous menace des groupes djihadistes… » et il concluait en disant « le maillon faible du dispositif est au Mali ».

Le Mali a connu un coup d’Etat de l’armée le 18 août 2020 qui a renversé le président élu Ibrahim Boubakar Keita ou IBK dont le régime vacillait face aux manifestations de rue du Mouvement du 5 juin RFP soutenu par l’influent Iman Mahmoud Dicko.

Des soldats des Forces armées maliennes (FAMA) sont chaleureusement accueillis sur la Place de l’Indépendance à Bamako, le 18 août 2020, après l’arrestation d’Ibrahim Boubacar Keïta. ©Stringer, AFP

Depuis, un gouvernement de transition s’est mis en place, avec l’accord de la CEDEAO. Il est dirigé par un Président, Bah Ndaw, un Vice-président, le colonel Assimi Goîta qui a mené le mouvement des militaires et un Premier Ministre Moctar Ouane, avec un programme de révision constitutionnel, un redécoupage territorial, la lutte contre la corruption et les « réformes dont le pays a besoin ».

Les conditions de l’aide pourraient aussi changer drastiquement alors que Joseph Borrell, haut représentant de l’Union Européenne pour les relations déclarait au Monde le 29 avril « Le mot-clé, c’est la gouvernance. Nous avons peut-être signé trop de chèques en blanc, fourni des ressources sans vérifier de quelle manière elles étaient utilisées ». Et déjà les prochaines élections présidentielles se préparent pour le printemps 2022.

Face à une guerre qui s’éternise et une sécurité qui se dégrade, depuis longtemps déjà les militaires français déclarent qu’il n’y a pas de solution militaire. Certains déclaraient que le développement ferait le reste. On n’osait pas encore dire que la solution était politique. Le coup d’Etat est venu le rappeler. Mais la situation s’est trouvée profondément modifiée depuis que le Président de la République du Mali, Ibrahim Boubakar Keita, a annoncé vouloir négocier avec les groupes armés maliens que la France combat avec le G 5 Sahel qui comprend l’armée malienne !

Position confirmée par le Premier Ministre de la transition, Moctar Ouane, qui a exprimé le souhait de son gouvernement « d’engager le dialogue avec tous les enfants du Mali, sans exclusive ». La France s’y est toujours opposée par la voix de Jean-Yves Le Drian et reste campée sur les Accords d’Alger. Qu’en résultera t-il, un repositionnement stratégique de la force Barkhane, mais avec quelles conséquences sur le terrain ? Y aura-t’-il un consensus parmi les pays du G5 Sahel, avec quelle stratégie commune et pour quel résultat recherché ? La mort du président tchadien Idriss Déby au combat vient encore affaiblir le G5 Sahel, la force Barkhane et la MINUSMA.

Que nous vaudra cette période de transition au Mali, statu quo ou changement ? En attendant, la priorité pour les humanitaires c’est toujours de répondre aux besoins grandissants d’une population sans cesse plus nombreuse affectée par les combats, le réchauffement climatique et les conséquences économiques et sociales de la pandémie de la Covid-19 alors que les prix de beaucoup de denrées alimentaires s’envolent. En Afrique de l’Ouest, 31 millions de personnes devraient tomber en situation d’insécurité alimentaire selon Chris Nikoi, directeur régional du PAM pour l’Afrique de l’Ouest.

Photo ©Neil Palmer (CIAT) /Flickr CC

Dans ce contexte, alors que la coordination de l’aide humanitaire et du développement est plus que jamais nécessaire, les humanitaires appellent les agences de développement à sursoir à l’obligation qu’elles imposent à leurs partenaires de lister les bénéficiaires de l’aide, ce qui est contraire au Droit International Humanitaires (DIH), aux principes des ONG humanitaires et à leur sécurité.

Enfin, à moyen et long terme, n’oublions pas le défi démographique. Ainsi, au Niger, en 60 ans, la population a augmenté de 600%. Peuplé aujourd’hui de 24 millions d’habitants dont la moyenne d’âge est de 15 ans, la population devrait compter 70 millions d’habitants en 2050 !

La population mondiale devrait augmenter de 2 milliards de personnes au cours des 30 prochaines années, passant de 7,7 milliards actuellement à 9,7 milliards en 2050. En Afrique subsaharienne, la population totale devrait doubler d’ici à 2050. Je crains que nous ne soyons dorénavant embarqués dans une urgence permanente qui nécessite un changement d’échelle et de rythme dans la réponse collective à ce défi majeur pour ces pays et leur population !

Des femmes au Niger préparent des champs pour la saison des pluies dans le cadre d’une initiative pour lutter contre la désertification. ©CIAT

La famine menace les victimes de la guerre et du Covid-19.

Dans cette édition vous trouverez un entretien avec Antoine Basbous sur « Le Moyen-Orient à feu et à sang » qui vient compléter mes propos et la nécessité pour l’aide humanitaire de se remobiliser. En Syrie, 24 millions de personnes ont besoin de soutien selon l’ONU, soit 4 millions de plus qu’en 2020. Au moment où l’on commémore une décennie de guerre en Syrie, alors que la monnaie a perdu près de 99% de sa valeur, les donateurs ne répondent qu’a la moitié des urgents besoins humanitaires et la situation est la même pour le Yémen !

Au Liban où la monnaie a perdu 90% de sa valeur face au dollar, alors qu’il y avait parité auparavant, 90% des réfugiés syriens vivent sous le seuil de pauvreté et 76% sont sévèrement vulnérables ! La situation est très grave. Selon l’Organisation des Nations-Unies pour l’alimentaire et l’agriculture (FAO), 45 pays ont besoin d’une aide alimentaire d’urgence cette année et 30 millions d’entre eux sont au bord de la famine.

Indice FAO des prix des produits et denrées alimentaires, 8 avril 2021. ©FAO

Comme vient de le déclarer le Secrétaire Général des Nations-Unies Antonio Gùterres « Si vous ne nourrissez pas les gens, vous nourrissez la guerre » !

La guerre revient-elle en force ?

La tendance à la conflictualité est inquiétante. Si historiquement les experts observent sur la longue durée une diminution des guerres et du nombre de victimes, en 2016 le nombre de pays en proie à des guerres et des conflits violents n’avait jamais été aussi élevé depuis 30 ans. Selon le Baromètre des conflits du Heidelberg Institute for international conflict research (hiik), en 2020, le nombre de guerres et de crises violentes est passé de 15 à 21 dans le monde.

Le rôle de l’humanitaire est d’assurer l’urgence des secours déclenchés par les guerres, les catastrophes et les épidémies. Le rôle de Défis Humanitaires est d’analyser les risques afin d’y faire face. Aujourd’hui, le risque de conflit implique de grands Etats comme la Chine qui menace Taiwan, la Russie et l’Ukraine, la Turquie dans le Caucase du sud et en méditerranée.

Cette réalité à conduit le Général Lecointre, chef d’Etat-major des armées (CEMA) a déclaré il y a quelques mois que la France se préparait dorénavant à un conflit de haute intensité impliquant des Etats. De même, à la fin de l’année dernière, le Général Graziano, président du comité militaire de l’Union Européenne, déclarait : « Les menaces n’ont jamais été aussi proche de nous ».

Conclusion.

Dans un contexte géopolitique mondial de retour des Etats et des Empires, les humanitaires doivent trouver les voies et moyens de concilier sur le terrain l’accès des secours et les souverainetés nationales qui s’affirment, y compris dans les pays les plus pauvres. Cette affirmation de souveraineté peut aussi avoir des effets positifs en termes d’appropriation des responsabilités et des initiatives de la part de ces Etats pauvres en développement qui sont les premiers responsables de leur population. Souveraineté et secours doivent aujourd’hui se concilier pour mieux répondre aux besoins vitaux des populations, c’est indispensable.

Si le pire n’est jamais sûr, il vaut toujours mieux s’y préparer pour être prêt si nécessaire. Et cela est vrai pour la pandémie de Covid-19 qui ne peut être vaincue tant que la majorité de l’humanité ne sera pas vaccinée. L’accélérateur ACT pour aider les Etats pauvres manque de financement alors que nous sommes confrontés à une menace commune, particulièrement dans ces pays où le confinement a des conséquences plus désastreuses qu’ailleurs.

Le Mali a commencé son programme de vaccination contre la Covid-19 avec la Ministre de la santé, Fanta Siby. ©UNICEF/Seyba Keïta

C’est pourquoi, nous attendons beaucoup du Sommet sur le financement des économies d’Afrique subsaharienne qui se tiendra le 18 mai à Paris et dont nous rendrons compte début juin dans la prochaine édition de Défis Humanitaires.

Face à ses menaces, l’humanitaire ne doit-il pas s’adapter pour devenir encore plus efficace, plus rapide, plus durable, plus proche des populations en danger.

Alain Boinet.


PS 1/ Dans cette édition vous trouverez aussi un article d’Antoine Vaccaro encourageant sur les tendances de la philanthropie et la générosité.

PS 2/ Je vous remercie pour votre don même modeste sur HelloAsso pour soutenir Défis Humanitaires qui en a besoin pour poursuivre et développer son action humanitaire avec vous. Merci.