Il était une fois la Vakaga…

© Salomée Languille – Carte « L’action de TGH en République Centrafricaine : intervenir dans la région isolée et marginale de la Vakaga » (23 juin 2026)

Une de ces terres hostiles que nous caractérisons, dans notre jargon, de contexte « volatile ». Aux confins du Soudan, du Soudan du Sud et du Tchad, cette préfecture du nord-est de la République Centrafricaine accueille depuis près de 20 ans de curieux travailleurs du nom de Triangle Génération Humanitaire*…

Tout a commencé en 2007, lors de la crise au Darfour. TGH installe alors sa première base opérationnelle en République Centrafricaine près du Grand marché de Birao (chef-lieu de la préfecture), pour venir en aide aux réfugiés soudanais. L’instabilité politique fait rage dans le pays et la Vakaga, bien qu’à un millier de kilomètres de la capitale, tremble au rythme des coalitions des groupes armés et des tentatives de coups d’État successifs. Laissée pour compte par l’Etat central, la Vakaga s’enfonce dans le marasme d’une population victime, chaque jour, de violations des droits humains. En 2019, les affrontements entre FPRC (Front populaire pour la renaissance de la Centrafrique) et MLCJ (Mouvement des libérateurs centrafricains pour la justice) revêtent leur costume de « guerre ethnique » (Ethnies Rounga, Haoussa, Goula vs Ethnie Kara majoritairement) : les exactions se multiplient, plongeant la population dans une crise humanitaire sans pareille. La base de TGH n’échappe pas au pillage. L’accès humanitaire est dégradé sur les axes comme dans les villes, mais TGH persévère, contre pluies et imprévisibilité sécuritaire, pour porter assistance aux personnes vulnérables les plus isolées. L’équipe restera sous tentes pendant deux années durant pour supporter la réponse d’urgence en faveur des Personnes Déplacées Internes. C’est alors que TGH gagnera la confiance de la population et des autorités locales ; cette même acceptance qui lui permet aujourd’hui d’intégrer une participation active des communautés à l’ensemble des projets menés, et de réaliser un plaidoyer auprès des autorités locales, communales ou préfectorales, et d’obtenir des résultats pour le développement de la zone.

© Triangle Génération Humanitaire – Réfugiés soudanais dans le camp de Korsi à Birao

Un collègue témoigne : « Nous avons tenu le coup dans la convivialité car la passion était là. Et le petit grain de folie aussi ! La base de Birao est toujours sous la coupe de la passion de notre métier aujourd’hui ».

20 ans plus tard, la base TGH de Birao est toujours et encore, grâce à une équipe dévouée à la cause humaine, engagée et force d’adaptabilité de pratiques et techniques pour améliorer les conditions de vie des populations hôtes, déplacées et réfugiées soudanaises (les crises se succèdent et ne se ressemblent pourtant pas…).

Depuis 2021, des murs et toitures abritent ces travailleurs de l’extrême, toujours prêts à se dépasser pour répondre à des besoins humanitaires criants. Les déplacements sur les axes ne sont pas sans risque… L’acheminement de l’Aide est un défi quotidien en saison sèche comme en saison des pluies.

© Triangle Génération Humanitaire – Pick-up des équipes de TGH sillonnant les routes sablonneuses de la Vakaga

Et pourtant, cette zone d’intervention est une parfaite illustration de l’approche multisectorielle adaptative que l’ONG s’applique à mettre en œuvre sur l’ensemble des terrains où elle intervient (12 pays) : une démarche communautaire, déployée grâce à une concentration de compétences au sein de ses équipes et de celles de ses partenaires locaux, venant en appui aux organismes paraétatiques. Pour répondre aux besoins d’urgence comme en phase de relèvement et de développement (court, moyen et long terme), proposer un bouquet complet d’activités complémentaires dans les domaines de l’Education, de la Protection, de la sécurité Alimentaire et moyens d’existence, de l’Eau Hygiène Assainissement, tout en préservant la cohésion sociale, ouvrira les portes  vers un impact optimal des actions menées. Malgré les coupes budgétaires actuelles, TGH parvient avec l’aide de bailleurs fidèles, à travailler dans cette optique globalisée dans une zone où tous les signaux de services à la population sont au rouge.

© Corentin Vacheret – Distribution Alimentaire de TGH à Birao auprès des réfugiés soudanais

Dans ce contexte parsemé d’embuches, TGH tente de prioriser sa réponse. Un grand nombre de besoins ne sont pas couverts et il faut s’armer de patience et aussi d’ingéniosité pour lever les barrières rencontrées en chemin.

Ainsi, alors que la pression sur les services existants devient insoutenable lors de nouveaux afflux de déplacés et de réfugiés et que la sécurité alimentaire est menacée, que la cohésion est instable par manque de fourrages pour les transhumants et que les semences et les vaccins viennent à manquer, les tractations étatiques d’approvisionnement et les laboratoires semenciers voient le jour pour sécuriser les relations ainsi qu’une alimentation minimale en péril.

© Corentin Vacheret – Aide d’urgence de TGH à Birao auprès de réfugiés soudanais

La vakaga, porte centrafricaine du Sahel, est la préfecture la plus aride de la RCA. L’isolement géographique aggravé par l’insécurité des routes y entraîne des taux de couverture en eau et assainissement les plus bas du pays. L’afflux de réfugiés pressurise les infrastructures chroniquement insuffisantes entraînant conflits d’usage et tensions communautaires. Lorsqu’aucune alternative de forage efficiente n’est accessible localement et que le risque épidémiologique menace, TGH achemine une foreuse depuis l’Europe pour répondre aux besoins en eau potable de la population de la zone. Le précieux outil, utilisé par les experts EHA de TGH, mais également mis au service l’ensemble des acteurs qui serviront la cause, viendra améliorer les conditions sanitaires dans les villes et villages de la Vakaga.

© Triangle Génération Humanitaire – Château d’eau WASH mis en place dans le quartier de Korsi à Birao, destiné à l’accueil des réfugiés soudanais

Jusqu’alors, seule une poignée d’acteurs humanitaires arpentaient les pistes du nord-est de ce territoire. Il était rare de croiser quiconque sur les pistes de Birao, Ouandja, Terfel, Ganai ou encore Boromata.

Après 18 années passées dans l’ombre, la Vakaga est aujourd’hui sous le feu des projecteurs. Une terre oubliée devenue courtisée… Les organisations affluent au gré des financements qui se profilent à l’horizon d’une crise régionale. Le renfort est nécessaire et le virage est d’ores et déjà amorcé : l’heure est à la mutualisation, à la coordination d’actions qui combinent les expertises, et à une organisation conjointe optimisant les ressources pour continuer à renforcer la cohérence entre les acteurs de l’action humanitaire, du développement et de la paix.

© Triangle Génération Humanitaire – Foreuse mise en place par l’ONG à Birao

La genèse de TGH passe par la Vakaga.

La revue qui accueille ces quelques mots ne me contredira certainement pas : ce monde à 10 milliards d’humains est empli de Défis Humanitaires. L’équipe TGH en République Centrafricaine existe depuis son origine pour les relever, et c’est avec respect que nous leur rendons hommage.

Magali Ratajczak.


Magalie Ratajczak

Magali Ratajczak a débuté sa carrière humanitaire en tant que Coordinatrice RH en République Centrafricaine. C’est TGH qui lui a ouvert la porte sur monde des Opérations, où elle évoluera ensuite en Afrique centrale et du nord, en Europe et en Asie. Elle est aujourd’hui l’un des 3 responsables géographiques du siège de Triangle Génération Humanitaire à Lyon.


Découvrez les autres articles de cette édition :

Baisse des financements de l’aide internationale, « humanitarian reset »

Deux défis à relever pour le secteur WASH eau-assainissement-hygiène.

Après les inondations dévastatrices de septembre 2024, la communauté de Wulari a perdu son accès à l’eau potable. Depuis lors, les habitants dépendent des services de transport d’eau par camion soutenus par Action contre la Faim. Maiduguri, État de Borno – ©ACF/Maryna Chebat

La situation du secteur de l’Eau, Assainissement et Hygiène en contexte humanitaire (secteur WASH1) est à la fois critique et essentielle. Elle est critique parce que le secteur a violemment subi l’impact des baisses de financements humanitaires initiés par les États-Unis d’Amérique en mars 2025, rapidement rejoints par la plupart des bailleurs historiques2. Elle est essentielle à appréhender et à résoudre car ce secteur est l’un des quatre secteurs définis par les Nations Unies comme « life-saving » (sauveur de vies), avec les secteurs de la santé, la protection et l’aide alimentaire. Avec ces autres secteurs, elle est également3 par l’ampleur des besoins que représente ce secteur en matière de couverture. En effet, si l’on s’en tient aux chiffres de l’année 2024 compilés par les Clusters4 (donc avant les coupes et les altérations induites par la réforme humanitaire), on observait alors un nombre de personnes dans le besoin5 de 340 millions, et ce dans environ soixante pays de la planète. Ce chiffre n’a par ailleurs jamais cessé d’augmenter dans les dix dernières années et a doublé entre 2019 et 2024.

Or, la part de population en besoin d’Eau, d’Assainissement et d’Hygiène, représentait alors 170 millions d’individus, soit environ 50% des besoins multisectoriels globaux. Bref, à lui seul, le secteur WASH représente la moitié des besoins, en termes de nombre de personnes assistées6. Le secteur WASH est également l’un des secteurs le plus directement nécessaire à la suite d’une crise (le manque d’eau entraine la mort au bout de quelques heures) et il est directement associé au contrôle des maladies transmissibles qui s’implantent de manière opportuniste dans les contextes d’urgence (par exemple, choléra). De plus, il constitue un préalable incontournable pour toute autre champ de réponse humanitaire nutritionnelle, santé, éducation, protection, etc. Comment imaginer un centre de santé fonctionnant sans eau, ou un programme de contrôle épidémique envers une population qui n’aurait pas accès à une hygiène de base ?

Même avant les coupes drastiques de financement des agences de développement du Nord au cours de 2025, le secteur WASH était déjà sévèrement contraint et sous-financé. Le budget demandé annuellement, dans le cadre des appels humanitaires des Nations Unies, gravitait autour de 4 milliards de dollars/an, soit environ un tiers de la somme demandée par le secteur de la santé. Qui plus est, cette somme demandée n’est en moyenne abondée qu’aux alentours d’un tiers (37% en 2024 représentait une année standard, alors que l’on était seulement à 6,6% à mi-année en 2025).

©UNICEF/Mohammed Nateel – Une enfant fait la queue pour de l’eau à Gaza

On pourrait s’interroger à la fois sur le faible montant global du budget WASH Humanitaire, vis-à-vis de l’immensité des besoins, et également sur le sous-financement régulier et massif de cette enveloppe. Les raisons sont avant tout d’ordre institutionnel : le secteur de la WASH est, au moins dans son acception onusienne, récent7, tout comme l’est sa gouvernance globale (il a pâtit jusqu’à 2023 d’un manque de conférences onusiennes dédiées).  Ces raisons sont également d’ordre structurel : le secteur de la WASH étant intégré à de nombreux autres secteurs mieux financés (la santé ou l’éducation par exemple), il s’est marginalisé en tant que secteur d’intervention propre.

Ces raisons sont, enfin, liées aux capacités des agences onusiennes et d’autres acteurs WASH pour capter une manne humanitaire toujours décroissante, ou au mieux stagnante.

Les coupes de l’aide au développement, actées au premier trimestre 2025, ont marqué un tournant dans le financement du secteur WASH. Ces coupes ont été motivées par des raisons multiples, la question de l’efficience de l’aide au développement et du détournement des financements par une machine administrative toujours plus lourde ayant fait l’objet d’analyses et d’articles8.

Ces coupes ont servi de déclencheur à une baisse quasi unanime des bailleurs les plus importants, dans un contexte de récession budgétaire, de droitisation des politiques européennes et Américaines et de dépriorisation vis-à-vis d’enjeux actuels majeurs (comme la défense Européenne). Elles ont surtout entrainé9  et un impact qui se traduit in-fine par des vies humaines sacrifiées10.

S’est rajouté à ces coupes, de la part en particulier des États-Unis, la promotion d’une politique d’appui humanitaire questionnant directement les principes humanitaires11.

En parallèle, et en lien direct avec les coupes de l’Aide au Développement, s’est mis en place la Réinitialisation Humanitaire (Humanitarian Reset) avec ses bons et ses mauvais côtés. L’avantage de cette réforme en cours sous l’égide du Coordinateur Humanitaire UNOCHA12, est la volonté d’améliorer l’efficience d’un modèle onusien (mais pas que) complexe, peu impliqué dans les réformes proposées lors du Grand Bargain13 d’Istanbul 2016, et surtout à bout de souffle et de crédibilité politique, cf. la crise de Gaza ou d’Ukraine, dans lesquelles la réalpolitique a remplacé le droit international en toute impunité. Le désavantage de cette réforme, au moins à court terme, est le démembrement des structures de coordination humanitaire existantes, y compris dans des contextes ou coordonner les acteurs est un préalable absolu à une réponse efficace, couvrant et efficiente (le Nigéria en est un exemple criant).

©UNHCR/Jutta Seidel – Des réfugiés soudanais arrivent dans un site inondé au Tchad.

Alors, que faire devant ce tableau sombre pour le secteur WASH, mais également et plus largement pour les autres secteurs ayant partie liée à la réponse humanitaire ?

Avant tout, comprendre que le projet humanitaire tel que l’on l’a porté et construit au cours des trois dernières décennies est en train de vivre ses derniers jours, pour le meilleur et pour le pire. Le meilleur est la volonté et surtout la nécessité opérationnelle de déployer l’aide majoritairement par (et non pas à travers) des partenaires locaux, mais encore faut-il que ceux-ci aient la capacité, l’éligibilité financière et l’accès aux zones humanitaires. Le pire est de devoir répondre à des besoins humanitaires grandissants avec des moyens financiers qui se réduisent substantiellement, en se focalisant sur les besoins extrêmes14 au risque d’exclure les personnes qui ne seraient pas en priorité absolue15. Les organisations humanitaires classiques et leurs partenaires onusiens devront « faire avec » et revisiter leurs stratégies de réponse, en s’appuyant davantage sur des plans de préparation idéalement portés par les États eux-mêmes et en développant des partenariats stratégiques avec des organisations locales.

Ensuite, acter que le secteur de la WASH a progressé, en quinze ans, sur sa gouvernance globale, avec la nomination de Mme Retno Marsudi, Envoyée Spéciale pour l’Eau, en novembre 2023, liée à la réinstitution de conférences onusiennes régulières du secteur. Cette opportunité en matière de gouvernance doit être mise à profit pour mettre en avant le lien étroit entre les champs humanitaires et du développement, comme cela est porté par le projet des initiatives du collectif de la WASH Roadmap16 en amont de la conférence UN de 2026 sur l’Eau.

Également, si la crise climatique est un déterminant critique des enjeux humanitaires17, elle met aussi en avant, après près de trente COP18 de pseudo absence19, l’importance croissante du secteur de la WASH dans les stratégies d’atténuation et d’adaptation (incluant la réponse humanitaire).

Un plaidoyer commun pour la WASH Humanitaire et son financement est primordial. Le collectif de la WASH Roadmap offre ainsi la possibilité à toute structure de démontrer son engagement en signant le Humanitarian WASH Call To Action20, et de mettre les Etats devant leurs responsabilités.

La conférence des Nations Unies sur l’Eau de 2026, qui se tiendra aux Emirats Arabes Unis en fin d’année 2026, comporte un dialogue interactif21  qui mettra en avant les enjeux humanitaires et les solutions qui peuvent être portées, il s’agit du Dialogue Interactif N°1, ”L’eau pour les Peuples”. Cette conférence sera initiée par une réunion préparatoire qui se tiendra à Dakar, les 26 et 27 janvier 2026 où tous les acteurs sont conviés pour alerter et faire des propositions d’actions22.

©ACF/Maryna Chebat – Nigéria

En guise de conclusion, cinq axes pourraient être ainsi privilégiés :

1 – L’obtention de financements humanitaires en lien avec le volume des besoins, accessibles et flexibles, et surtout captables par les acteurs locaux pour assurer l’atteinte des personnes en situation critique, en matière de Nutrition, Aide alimentaire, Santé et, bien sûr, WASH. Appuyer l’accès des organisations locales aux Pool Funds des Nations Unies et autres mécanismes de financement, accompagné par une harmonisation et simplification des règles bailleurs et d’une approche intégrée de la gestion des risques, est déterminant dans ce sens. Augmenter l’enveloppe humanitaire dans une enveloppe d’aide au développement décroissante est également crucial.

2 – Promouvoir des consortia opérationnels et plaidoyer – incluant et, idéalement, pilotés par des partenaires locaux et des réseaux du Sud. Cela implique une montée en puissance préalable de ces acteurs et la simplification des mesures de due diligence, afin de ne pas pénaliser les acteurs locaux en première ligne de réponse humanitaire (encore dans la logique d’un partage de risques).

3 – Revisiter les plateformes de coordination en incluant les acteurs locaux jusqu’au plus haut niveau (les Humanitarian Country Teams), tout en préservant la qualité opérationnelle et technique de la réponse, assurés par les Agences Onusiennes et les acteurs internationaux, comme les ONG internationales. Cette approche de Coordination Locale23 peut impliquer des acteurs et des autorités locales ou de la société civile, comme c’est déjà le cas au Mali actuellement. Ceci exige d’accentuer la complémentarité des acteurs et leur redevabilité opérationnelle en considérant les communautés comme éléments constitutifs des décisions opérationnelles et financières les concernant. Cette redevabilité touche l’ensemble du cycle de réponse humanitaire, à commencer par l’analyse et la validation conjointe des besoins, et prôner les modèles de complémentarité d’ICVA24 au niveaux global et régionaux.

4 – Insister sur les approches anticipatoires, les modèles de Nexus (y compris financier) et l’intégration des divers secteurs humanitaires, afin d’apporter une réponse prédictible, durable et couvrant l’ensemble des besoins des populations affectées.

5 – Enfin, redéfinir la valeur ajoutée des organisations humanitaires internationales en tant que répondeurs directs si les acteurs locaux font défaut, n’ont pas accès, ou que le niveau de crise (volume des besoins) l’exige. Le rôle des ONGs internationales dans la représentation ou l’appui des acteurs locaux dans les groupes techniques et mise en avant des situations de terrain est à considérer.

Jean Lapegue.


1Le secteur est nommé WASH pour Water Sanitation and Hygiene (Eau, Assainissement et Hygiène.

2in June, The OECD projected a 9 to 17% drop in official development assistance (ODA) in 2025: https://www.oecd.org/en/publications/2025/06/cuts-in-official-development-assistance_e161f0c5/full-report.html

3Avec les secteurs de la Santé, la Protection et l’Aide alimentaire.

4Plateformes de coordination humanitaire sectorielles sous l’égide des Nations Unies.

5PIN (People In Need).

6À noter qu’environ un tiers des personnes en besoin humanitaires sont des personnes ayant subi un déplacement forcé, avec 110 millions en 2024 (il s’agit essentiellement de déplacés internes par les conflits et catastrophes naturelles ou climatiques).

7Pour rappel, l’Objectif de Développement Durable dédié au secteur, donc N°6, a été créé en 2015 et le Droit à l’Eau reconnu en tant que Droit Humain en 2010 seulement.

8Référence : The Economist, 06/03/2025.

9Le financement US représentait 42% de l’enveloppe humanitaire globale en 2024.

10Sur les 21 bureaux pays suivis par Action contre la Faim France, 648 672 personnes ont été privées d’appui humanitaire WASH du fait de ces coupes en 2025. Une étude du Lancet de Juillet 2025 a projeté que les coupes de USAID sur les secteurs humanitaires essentiels pourraient entrainer plus de 14 millions de décès additionnels à l’horizon 2030, incluant 4,5 millions d’enfants de moins de 5 ans.

11Le cœur de ces principes étant : Humanité, Indépendance, Neutralité.

12Tom Fletcher.

13Les orientations principales de cette conférence incluaient déjà la localisation, l’efficience de l’aide et la redevabilité.

14Environ 100 millions de personnes en 2025.

15Soit autour de 200 millions de personnes en 2025.

16WASH ROAD MAP – WASH Home

17Pour information, le nombre de déplacés internes liés aux crises climatiques a augmenté de 29% entre 2023 et 2024 contre 10% pour les déplacés liés aux situations de conflits.

18Conference of the Parties, réunions des Etats membres autour de l’enjeu climatique.

19Jusqu’à la COP28, le thème de l’Eau a été occulté dans les COPs Climat par la question énergétique.

20Déjà signé par 231 organisations et 4 Etats membres. Lien pour signer le Call : Lien

21Dialogue N°1 : Water For People / L’Eau pour les Peuples.

22Pour plus de renseignements ou si vous souhaitez rejoindre notre action de plaidoyer humanitaire à cette conférence préparatoire, merci de contacter washadvocacy@actioncontrelafaim.org

23Area Based Coordination.

24About ICVA – ICVA


Jean Lapegue 

Jean Lapegue est Responsable du service Eau Assainissement Hygiène de Action contre la Faim UK puis France depuis 2003. Il cumule une expérience de 26 ans dans le domaine de la WASH Humanitaire, essentiellement auprès de l’ONG Action contre la Faim. Il a une expérience de quatre ans en tant que responsable de la cellule hydrologique du Ministère de l’Agriculture et de la Forêt de la Collectivité Territoriale de Mayotte (1992-1996).

Son expérience de terrain, de plus de dix ans, couvre essentiellement des contextes de conflit et post conflit, où il a été exposé à l’accompagnement de populations déplacées : Sri-Lanka (1999-2001) et Afghanistan (2001-2003).

Jean Lapegue est membre de diverses instances décisionnelles et de coordinations humanitaires, comme le Cluster Global WASH, La Taskforce Globale pour le Contrôle du Cholera et a été gouverneur du Conseil Mondial de l’Eau (2015-2022) et membre du Groupe Stratégique du Global WASH Cluster. Il représente Action contre la Faim dans diverses instances de coordination incluant le Partenariat Français pour l’Eau, la WASH Roadmap, Coalition Eau, etc.

Sa formation est une thèse de doctorat en hydrologie de l’environnement (1999) et il est engagé sur plusieurs projets de recherche, a co-encadré plusieurs thèses de doctorat et est auteur ou co-auteur de nombreux ouvrages et publications et d’une cinquantaine d’articles sur le secteur de l’Eau en contexte de crise.

Il enseigne la stratégie humanitaire et l’architecture de la coordination dans cadre du Master WASH Humanitaire porté par l’Université Régionale de 2iE (Burkina Faso).


À lire aussi dans cette édition : 

APPEL AUX LECTRICES ET LECTEURS

Défis Humanitaires ouvre une réflexion sur les changements du monde qui justifient l’évolution de la revue et de sa maquette. Merci de :

Merci pour votre engagement et votre fidélité à Défis Humanitaires.