L’humanitaire en quête d’avenir

© UN News – Des enfants à Gaza attendent que leurs casseroles vides soient remplies de nourriture

Les crises humanitaires sont produites par les guerres, catastrophes et épidémies, le plus souvent dans des pays pauvres. La réponse à ces crises relève d’abord de la solidarité nationale de proximité, puis avec les secours des organisations humanitaires internationales. Celles-ci dépendent à leur tour, d’une part des capacités d’intervention des acteurs humanitaires, d’autre part des financements publics et privés, ensuite de l’accès aux victimes et, enfin, de la coopération entre les acteurs des secours sur le terrain.

La forte baisse des financements publics humanitaires, la fragmentation géopolitique et l’érosion du droit international humanitaire impactent gravement les secours aux victimes.

Ainsi, la guerre américano-israélienne contre l’Iran a entre autre pour effet immédiat de bloquer tout le commerce dans le détroit d’Ormuz avec des conséquences mondiales multiples qui affectent notamment l’exportation des engrais nécessaires à l’agriculture, singulièrement dans les pays les plus pauvres. Cela risque fort aussi de provoquer une crise alimentaire au Moyen-Orient ! Cette guerre s’étend au Liban qui compte déjà plus d’un million de déplacés dont 350.000 enfants, plus d’un millier de morts et le risque d’une annexion du sud-Liban sans retour possible des populations comme Israël le déclare.

Cet éditorial, comme tous les articles de cette édition de Défis Humanitaires, visent à apporter analyse, témoignage, exemple, outil aux lecteurs comme aux acteurs de la géopolitique, de l’humanitaire, de leurs partenaires ainsi que des parlementaires,  journalistes, Think Tank et Universités, abonnés et donateurs qui permettent la publication de Défis Humanitaires.

 

Les facteurs du changement géopolitique global.

L’invasion russe de l’Ukraine, l’enlèvement du président Maduro au Vénézuéla, la seconde élection de Donald Trump, l’attaque américano-israélienne contre l’Iran et d’autres menaces bouleversent les relations internationales au risque de dénier le droit même.

Le retour des Empires, l’affirmation symétrique des États-nations et l’émergence des pays du « Sud global » contribuent fortement à cette dynamique de fragmentation-conflit-recomposition en cours.

Dans ce contexte, le président de la première puissance au monde, Donald Trump a pour seul programme « America Trump first » qui mêle tout à la fois isolationnisme et interventionnisme dans toutes les affaires du monde sur la base du « deal » des rapports de force et d’intérêt.

Réunion des chefs d’Etat et de gouvernement à Londres pour soutenir Volodymyr Zelenky après son altercation avec Donald Trump le 28 février à la Maison Blanche.© European Union, 2025

Cette agressivité aura pour conséquence inverse de radicaliser tous les acteurs et toutes les situations comme nous le constatons par l’augmentation des budgets de défense ! Ce monde est-il ainsi plus sûr et cette escalade permanente ne conduit-elle pas inévitablement à la guerre sous toutes ses formes ?

Et cela ne règle en rien, au-delà des intérêts légitimes de chaque pays, les défis de l’humanité entière qui sont autant de sources de dangers collectifs :  dérèglement climatique, fonte des glaciers, pollution, disparition de la biodiversité, crise de l’eau potable, épidémie, démographie, économie criminelle, prolifération possible du nucléaire militaire etc….

Dans ce nouveau contexte, l’affaiblissement de l’ONU comme du multilatéralisme diminue d’autant les instances de régulation par la négociation.

Et pourtant, il faut bien coordonner le commerce mondial nécessaire à 8 milliards d’êtres humains qui seront 10 milliards dans 25 ans avec un doublement de la population en Afrique ! Ou sont les plans pour anticiper ce choc démographique ? Quelles seront les conséquences de l’impréparation ?

 

Forces, faiblesses et perspectives humanitaires.

Dans un contexte nouveau où nous voyons s’affaiblir le droit international et où l’humanitaire va sans doute perdre la moitié de ses ressources financières publiques, il est utile de faire un état des lieux pour identifier ses forces, afin de les optimiser, et ses faiblesses, pour les corriger, et envisager d’autres voies et moyens qui restent à inventer.

Sans prétendre à l’exhaustivité, ces forces sont d’abord celles de l’engagement, de la motivation à agir pour sauver des vies. Ce sont aussi la réactivité, le pragmatisme tout autant que l’expérience et l’expertise des métiers. Il y a les réseaux de soutien des donateurs, de la coordination des organisations auprès des bailleurs comme sur le terrain. Sans oublier surtout la proximité avec les populations, les opinions publiques, les médias, les pouvoirs publics tant dans les pays qui collectent l’aide que dans les pays où elle est mise en œuvre pour les populations en danger.

Du côté des faiblesses, notons le peu d’anticipation stratégique compensé, il est vrai, par un forte capacité d’adaptation. Soulignons également la faiblesse d’une communication qui s’adresse surtout à ses émetteurs et qui, malgré le soutien des donateurs, a du mal à sortir de son silo et à acquérir une influence plus large. Les modèles économiques des ONG, à quelques rares exceptions près, sont ou bien fragiles ou dépendants et sans beaucoup de capacités d’investissement et de renouvellement.

L’équipe mixte Solidarités International-Véolia autour d’un Aquaforce 2000 en Ukraine. Photo : Fondation Veolia

Cet état des lieux rapide jette les bases d’autant de chantiers dans le but de se renforcer tout en s’adaptant, voire en changeant. Dans cette perspective, soulignons quelques-unes des pistes de progression possible.

  • Créer de nouvelles alliances avec les donateurs particuliers, les bailleurs institutionnels, les entreprises et fondations, les médias, les centres de recherche et entre organisations humanitaires elles-mêmes.
  • Renouveler la communication en documentant les conséquences humaines des crises avec des exemples concrets et mobilisateurs.
  • Mieux mesurer l’impact de l’action mise en oeuvre et montrer au public en quoi les moyens mobilisés améliorent l’existence des populations en danger et sauvent des vies tout en mettant en place des réponses durables aux besoins essentiels.
  • Montrer comment l’innovation et la mutualisation permettent d’être plus proche des populations, d’aller plus vite, d’être plus efficace et d’optimiser les ressources et chaque euro.
  • À un niveau plus stratégique, montrer en quoi la sécurité humaine est une des conditions de la sécurité internationale ainsi que pourquoi et comment la solidarité nationale est compatible avec la solidarité internationale.
  • Partager, illustrer et promouvoir les principes humanitaires d’humanité, de neutralité, d’impartialité et d’indépendance comme alpha et oméga de l’action en évitant les risques de politisation et de division qui nous affaibliraient.

Défis Humanitaires n’a pas de réponse à tout, mais notre revue recherche des pistes, des solutions, des options dans et en dehors de la « boite à outils ». N’hésitez pas à nous adresser vos commentaires et propositions à : contact@defishumanitaires.com

 

L’engagement de Défis Humanitaires avec vous.

Défis Humanitaires, c’est une association selon la loi de 1901 qui publie une revue en ligne indépendante et gratuite mais qui a un coût pris en charge par le bénévolat des membres de son comité d’experts et des nombreux auteurs d’articles (liste complète des auteurs), par des réseaux humanitaires et géopolitiques et par des donatrices et donateurs qui rendent possible chaque nouvelle édition.

Si nous raisonnions en termes de « business model », il n’y aurait rien. Ce qui fait la différence pour Défis Humanitaires, ce sont les convictions, l’engagement, l’expérience acquise, les amis, donateurs, auteurs sans lesquels cela n’existerait pas. Et c’est aussi maintenant l’émergence d’une nouvelle période géopolitique où la confrontation s’installe et où la guerre menace au moment même ou les financements publics humanitaires et de développement s’effondrent sur eux-mêmes alors que les besoins s’accroissent.

Ce numéro 111 est emblématique de notre revue. Vous allez découvrir un passionnant entretien avec Maurice Gourdault-Montagne, diplomate chevronné, qui explicite pour nous le passé et éclaire le présent et l’avenir. Nous sommes très motivés de publier des témoignages d’ONG comme Électriciens Sans Frontières (ESF), avec son président Hervé Gouyet, qui nous présente les résultats de 4 années d’engagement en Ukraine.

© Électriciens Sans Frontières – Électriciens Sans Frontières en Ukraine

De même avec le témoignage de l’association Solinfo au Bangladesh depuis 22 ans avec un retour terrain qui nous embarque avec Thierry Liebaut, son secrétaire général qui en revient. Dans le domaine de l’innovation, après la présentation le mois dernier du formidable outil, le Solis bot, Antoine Vaccaro de Force For Good nous expose une remarquable analyse de la philanthropie en temps de chaos. Dans le domaine de l’accès à l’eau potable dans le monde et des Objectifs de Développement Durable (ODD 2015-2030), Gérard Payen, vice-président du Partenariat Français pour l’Eau, dresse un état des lieux et des enjeux stratégiques du prochain Sommet Mondial de l’ONU pour l’eau qui aura lieu au mois de décembre 2026 à Abou Dhabi.

 

Un nouveau Défis Humanitaires.

Face aux bouleversements géopolitiques et humanitaires en cours, notre revue doit s’adapter, évoluer, changer pour mieux répondre à sa mission comme aux attentes des lecteurs.

Cette démarche concerne tout autant le fond que la forme. Comment faire évoluer notre ligne éditoriale dans le nouveau contexte géopolitique ? Comment décrypter les signaux de l’actualité pour anticiper le monde qui vient ? Comment repositionner l’humanitaire impacté par la baisse drastique des financements publics qui le touche de plein fouet ? Comment mobiliser de nouveaux partenaires et alliés ? Comment s’adapter, changer, se réinventer ?

Comment adapter notre maquette et proposer de nouvelles fonctionnalités aux lectrices et lecteurs ? Dans quelle voie d’identité graphique s’engager pour mieux exprimer une ligne éditoriale renouvelée ?

N’hésitez pas à nous faire part de votre opinion sur ces questions. C’est très simple en nous écrivant à contact@defishumanitaires.com

Mais, pour y parvenir, si le bénévolat est essentiel, il n’est pas suffisant pour y parvenir. Nous avons le plus grand besoin de votre soutien pour financer le coût de cette nouvelle maquette ainsi que le renforcement de la rédaction afin de concrétiser le développement éditorial des articles, témoignages, entretiens et de l’iconographie.

Je fais donc appel à la générosité de nos lectrices et lecteurs qui sont nos plus proches et fidèles soutiens en vous invitant à faire un don sur (faireundon) pour lequel vous recevez un reçu fiscal permettant une réduction d’impôts de 66% de son montant.

Un grand merci de votre soutien à Défis Humanitaires, une revue mensuelle unique qui espère bien réaliser ce projet grâce à vous. Merci.

Alain Boinet.

Président de Défis Humanitaires.


Alain Boinet est le président de l’association Défis Humanitaires qui publie la Revue en ligne www.defishumanitaires.com. Il est le fondateur de l’association humanitaire Solidarités International dont il a été directeur général durant 35 ans. Par ailleurs, il est membre du Groupe de Concertation Humanitaire auprès du Centre de Crise et de Soutien du ministère de l’Europe et des affaires étrangères, membre du Conseil d’administration de Solidarités International, du Partenariat Français pour l’eau (PFE), de la Fondation Véolia, du Think Tank (re)sources. Il continue de se rendre sur le terrain (Syrie du nord-est, Haut-Karabagh/Artsakh et Arménie) et de témoigner dans les médias.


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La philanthropie dans un temps de Chaos

© WFP/Arete/Ali Yunes – De la fumée et de la poussière s’élèvent à la suite de frappes aériennes dans une banlieue sud de Beyrouth, la capitale du Liban.

Apprendre à naviguer dans un monde qui a perdu son occident

Pendant longtemps, le secteur associatif et philanthropique a évolué dans un monde imparfait, mais relativement lisible. Les crises existaient, bien sûr, mais elles semblaient circonscrites, temporaires, absorbables. Les financements publics demeuraient globalement prévisibles, le multilatéralisme offrait un cadre stabilisateur, la générosité progressait lentement mais sûrement.
Ce monde est en train sinon de disparaître, pour le moins muter à vive allure.

Depuis une dizaine d’années, une succession de chocs : multiplication d’actes  terroristes, pandémie, guerres de haute intensité, dérèglement climatique, bascule géopolitique, polarisation démocratique ; a fissuré les fondations mêmes de cet équilibre.

Ce que beaucoup qualifient aujourd’hui de « chaos » n’est pas une simple accumulation de crises. C’est un changement de régime.

Pour l’humanitaire, la philanthropie et le monde associatif, cette rupture est brutale. Les budgets se contractent, les arbitrages deviennent plus violents, les modèles économiques remis en cause. Mais réduire la situation à une crise de moyens serait une erreur d’analyse. Ce que nous traversons est plus profond : une crise de modèles, de représentations, de certitudes.

La fin d’un monde planifiable

Le système multilatéral, longtemps perçu comme un socle intangible, illustre cette bascule. Les Nations unies et les grandes agences humanitaires font aujourd’hui face à une contraction historique de leurs ressources. Le retrait ou la diminution massive de certains financements étatiques, notamment américains, entraîne des morts par centaines de milliers, des suppressions de postes par milliers, des fermetures de programmes, des abandons de programmes.

Sur le terrain, cela se traduit par des choix impossibles : prioriser certaines populations au détriment d’autres, relever les seuils d’intervention, accepter de « sauver ce qui peut l’être » plutôt que de répondre aux besoins globaux. Une logique de triage s’installe, non par cynisme, mais par contrainte. L’humanitaire, par exemple, entre dans une économie de guerre permanente.

Cette réalité n’est pas sans résonance pour le secteur associatif français. Là aussi, la fin de l’illusion de stabilité est palpable. Le nombre de donateurs diminue, même si le don moyen augmente. La générosité se concentre, se patrimonialise, devient plus stratégique, plus exigeante. Les organisations doivent composer avec une volatilité accrue des ressources et une concurrence renforcée, non seulement entre causes, mais pour l’attention elle-même.

Nous passons ainsi d’un monde de planification à un monde de navigation. D’un univers où l’on traçait des trajectoires à cinq ans à un environnement fait de bifurcations permanentes, d’incertitude durable, de chocs successifs.

27.02.2025 – La fin de l’USAID, Washington, DC USA © Ted Eytan

Mutation de la générosité

Face à cette instabilité, deux réactions symétriques menacent le secteur. La première est la nostalgie : l’espoir, souvent implicite, d’un « retour à la normale », du rétablissement des équilibres antérieurs, du redressement mécanique des courbes. La seconde est la sidération : la tentation de croire que tout s’effondre, que la générosité va se tarir sous l’effet de la peur, de la récession et du repli sur soi.

Ces deux lectures sont insuffisantes. Car ce que nous observons n’est ni un simple accident de parcours ni un effondrement pur et simple. C’est une mutation.

La générosité ne disparaît pas, elle change de forme. Elle devient plus sélective, plus incarnée, plus attentive à l’impact réel. Elle se déplace des institutions vers les personnes, des dispositifs vers les récits, des structures vers les causes incarnées. Elle devient, au sens noble, plus politique.

Ce déplacement s’accompagne d’un changement profond de grammaire. La philanthropie de délégation, où l’on confiait à des organisations le soin d’agir en notre nom, cède progressivement la place à une philanthropie de coresponsabilité. Les donateurs, les mécènes, les citoyens veulent comprendre, participer, s’engager autrement. Ils attendent de la cohérence, de la transparence, du sens.

Une opération de cash transfert dirigée en Mauritanie par l’UNICEF en 2021

De la performance à la robustesse

Dans ce contexte, la question centrale n’est plus seulement celle de la performance, mais celle de la robustesse.

Être robuste, ce n’est pas seulement résister. C’est être capable d’encaisser les chocs, de s’adapter, de se transformer sans perdre sa raison d’être. Là où les modèles anciens privilégiaient la croissance linéaire et l’optimisation, le monde qui vient exige de l’agilité, de l’hybridation, de la coopération.

Concrètement, cela implique de sortir des silos, de multiplier les alliances, de mutualiser certaines fonctions, de diversifier les ressources. Cela suppose aussi de repenser la gouvernance, la relation aux parties prenantes, la place des communautés, des bénévoles, des territoires.

Dans un univers saturé de causes et d’informations, la capacité à raconter une histoire juste, audible et mobilisatrice devient un levier stratégique. Avoir raison moralement ne suffit plus. Il faut être compréhensible, désirable, crédible. La question n’est plus seulement « combien avons-nous levé ? », mais « quel mouvement avons-nous créé ? quelle coalition avons-nous fédérée ? quelle transformation avons-nous rendue possible ? ».

Naviguer plutôt que subir

L’histoire montre que les grandes réinventions de la solidarité naissent rarement dans le confort. Elles émergent dans les failles, dans les périodes de désordre, lorsque les cadres anciens ne tiennent plus. Le monde associatif n’est pas né dans la stabilité,  il est né dans les chaos.

Nous sommes à nouveau à l’un de ces moments charnières. Non pas à la veille d’un effondrement, mais au seuil d’une recomposition. Une recomposition exigeante, inconfortable, mais potentiellement féconde.

Sortir par le haut de cette période ne consistera pas à restaurer les modèles d’hier. Il s’agira d’accepter de changer d’échelle mentale. De passer d’une logique de guichet à une logique d’engagement, d’une logique de projet à une logique de trajectoire, d’une logique d’organisation à une logique d’écosystème.

Le chaos n’est pas seulement une menace. Il est aussi un révélateur. Il met à nu nos dépendances, nous oblige à trier l’essentiel de l’accessoire, à interroger nos finalités plutôt que nos seuls outils.

Apprendre à naviguer dans un monde sans boussole, voilà sans doute le défi majeur qui s’impose aujourd’hui à la philanthropie. Non pour subir les turbulences, mais pour transformer cette période d’incertitude en un moment fondateur.

Article rédigé à partir des interventions d’ouverture et de clôture de la Good Week 2026 organisée par Force For Good

Antoine Vaccaro.

Président de Force for Good.


Antoine Vaccaro :

Il est titulaire d’un doctorat en sciences des organisations – Gestion des économies non-marchandes, obtenu à Paris-Dauphine. Après un parcours professionnel au sein de grandes organisations non gouvernementales et de groupes de communication, tels que la Fondation de France, Médecins du Monde ou TBWA, il préside aujourd’hui Force For Good et le Cerphi (Centre d’étude et de recherche sur la philanthropie).

Il exerce également diverses fonctions d’administrateur au sein d’associations et a co-fondé plusieurs organismes professionnels promouvant le financement privé des causes d’intérêt général, parmi lesquels l’Association Française des Fundraisers, Euconsult ou encore la Chaire de Philanthropie de l’ESSEC. Il a par ailleurs contribué à la rédaction de la charte de déontologie des organisations faisant appel à la générosité publique.

Il est enfin auteur de plusieurs ouvrages et articles portant sur la philanthropie et le fundraising.


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