Humanitaire : Guerres, épidémie, famine.

Retrait des troupes soviétiques d’Afghanistan le 15 février 1989.

L’Afghanistan à la croisée des chemins.

Joe Biden vient d’annoncer le retrait définitif des dernières troupes américaines le 11 septembre 2021, 20 ans après leur intervention, mais avec quel bilan ? En tout cas, ce n’est pas une victoire quand on négocie son départ avec l’ennemi. En 20 ans, selon certains experts, avec 2000 milliards de dollars de dépense, malgré la corruption et la guerre, l’Afghanistan n’est plus en 2021 ce qu’il était en 2001.

Beaucoup d’infrastructures comme les routes ont été construites, l’éducation s’est développée, le statut de la femme a évolué, les médias ont prospéré et, si des élections se sont bien tenues, elles sont compromises par des irrégularités massives et la contestation des résultats.

La guerre est pourtant toujours là jusqu’au cœur de Kaboul et 1,1 millions d’afghans sont déplacés par les combats. Moi qui aime ce pays, qui espère une solution politique de réconciliation, une sorte de « paix des braves », je crains que le fossé entre les frères ennemis ne se soit en fait approfondi. Et puis, ceux qui combattent aujourd’hui même n’ont jamais été autant armés et entrainés. Enfin, certains comme le fils du Commandant Massoud se disent prêts à prendre les armes dans leur région, comme le Panshir.

Quels seront les effets du départ des troupes américaines et des pays de l’OTAN d’ici le 11 septembre ? J’entends déjà parler d’évacuation préventive d’expatriés et notamment des français ! Je ne sais pas quelle sera la suite des événements des mois à venir, mais je sais que l’aide humanitaire est toujours indispensable.

Ce n’est pas le moment d’interrompre les secours, il faut certainement s’adapter à un changement majeur alors que les humanitaires ont pu sembler être embarqués dans la coalition occidentale au prix de leurs principes et qu’ils sont sans doute moins en symbiose avec les populations, notamment en zone rurale.

Mali, le maillon faible au Sahel !

Mohamed Bazoun, nouveau président du Niger élu démocratiquement, déclarait le 6 avril 2021 au journal Le Figaro « Il y a un recul de la démocratie en Afrique », il ajoutait « De tous les côtés, à nos frontières, nous sommes sous menace des groupes djihadistes… » et il concluait en disant « le maillon faible du dispositif est au Mali ».

Le Mali a connu un coup d’Etat de l’armée le 18 août 2020 qui a renversé le président élu Ibrahim Boubakar Keita ou IBK dont le régime vacillait face aux manifestations de rue du Mouvement du 5 juin RFP soutenu par l’influent Iman Mahmoud Dicko.

Des soldats des Forces armées maliennes (FAMA) sont chaleureusement accueillis sur la Place de l’Indépendance à Bamako, le 18 août 2020, après l’arrestation d’Ibrahim Boubacar Keïta. ©Stringer, AFP

Depuis, un gouvernement de transition s’est mis en place, avec l’accord de la CEDEAO. Il est dirigé par un Président, Bah Ndaw, un Vice-président, le colonel Assimi Goîta qui a mené le mouvement des militaires et un Premier Ministre Moctar Ouane, avec un programme de révision constitutionnel, un redécoupage territorial, la lutte contre la corruption et les « réformes dont le pays a besoin ».

Les conditions de l’aide pourraient aussi changer drastiquement alors que Joseph Borrell, haut représentant de l’Union Européenne pour les relations déclarait au Monde le 29 avril « Le mot-clé, c’est la gouvernance. Nous avons peut-être signé trop de chèques en blanc, fourni des ressources sans vérifier de quelle manière elles étaient utilisées ». Et déjà les prochaines élections présidentielles se préparent pour le printemps 2022.

Face à une guerre qui s’éternise et une sécurité qui se dégrade, depuis longtemps déjà les militaires français déclarent qu’il n’y a pas de solution militaire. Certains déclaraient que le développement ferait le reste. On n’osait pas encore dire que la solution était politique. Le coup d’Etat est venu le rappeler. Mais la situation s’est trouvée profondément modifiée depuis que le Président de la République du Mali, Ibrahim Boubakar Keita, a annoncé vouloir négocier avec les groupes armés maliens que la France combat avec le G 5 Sahel qui comprend l’armée malienne !

Position confirmée par le Premier Ministre de la transition, Moctar Ouane, qui a exprimé le souhait de son gouvernement « d’engager le dialogue avec tous les enfants du Mali, sans exclusive ». La France s’y est toujours opposée par la voix de Jean-Yves Le Drian et reste campée sur les Accords d’Alger. Qu’en résultera t-il, un repositionnement stratégique de la force Barkhane, mais avec quelles conséquences sur le terrain ? Y aura-t’-il un consensus parmi les pays du G5 Sahel, avec quelle stratégie commune et pour quel résultat recherché ? La mort du président tchadien Idriss Déby au combat vient encore affaiblir le G5 Sahel, la force Barkhane et la MINUSMA.

Que nous vaudra cette période de transition au Mali, statu quo ou changement ? En attendant, la priorité pour les humanitaires c’est toujours de répondre aux besoins grandissants d’une population sans cesse plus nombreuse affectée par les combats, le réchauffement climatique et les conséquences économiques et sociales de la pandémie de la Covid-19 alors que les prix de beaucoup de denrées alimentaires s’envolent. En Afrique de l’Ouest, 31 millions de personnes devraient tomber en situation d’insécurité alimentaire selon Chris Nikoi, directeur régional du PAM pour l’Afrique de l’Ouest.

Photo ©Neil Palmer (CIAT) /Flickr CC

Dans ce contexte, alors que la coordination de l’aide humanitaire et du développement est plus que jamais nécessaire, les humanitaires appellent les agences de développement à sursoir à l’obligation qu’elles imposent à leurs partenaires de lister les bénéficiaires de l’aide, ce qui est contraire au Droit International Humanitaires (DIH), aux principes des ONG humanitaires et à leur sécurité.

Enfin, à moyen et long terme, n’oublions pas le défi démographique. Ainsi, au Niger, en 60 ans, la population a augmenté de 600%. Peuplé aujourd’hui de 24 millions d’habitants dont la moyenne d’âge est de 15 ans, la population devrait compter 70 millions d’habitants en 2050 !

La population mondiale devrait augmenter de 2 milliards de personnes au cours des 30 prochaines années, passant de 7,7 milliards actuellement à 9,7 milliards en 2050. En Afrique subsaharienne, la population totale devrait doubler d’ici à 2050. Je crains que nous ne soyons dorénavant embarqués dans une urgence permanente qui nécessite un changement d’échelle et de rythme dans la réponse collective à ce défi majeur pour ces pays et leur population !

Des femmes au Niger préparent des champs pour la saison des pluies dans le cadre d’une initiative pour lutter contre la désertification. ©CIAT

La famine menace les victimes de la guerre et du Covid-19.

Dans cette édition vous trouverez un entretien avec Antoine Basbous sur « Le Moyen-Orient à feu et à sang » qui vient compléter mes propos et la nécessité pour l’aide humanitaire de se remobiliser. En Syrie, 24 millions de personnes ont besoin de soutien selon l’ONU, soit 4 millions de plus qu’en 2020. Au moment où l’on commémore une décennie de guerre en Syrie, alors que la monnaie a perdu près de 99% de sa valeur, les donateurs ne répondent qu’a la moitié des urgents besoins humanitaires et la situation est la même pour le Yémen !

Au Liban où la monnaie a perdu 90% de sa valeur face au dollar, alors qu’il y avait parité auparavant, 90% des réfugiés syriens vivent sous le seuil de pauvreté et 76% sont sévèrement vulnérables ! La situation est très grave. Selon l’Organisation des Nations-Unies pour l’alimentaire et l’agriculture (FAO), 45 pays ont besoin d’une aide alimentaire d’urgence cette année et 30 millions d’entre eux sont au bord de la famine.

Indice FAO des prix des produits et denrées alimentaires, 8 avril 2021. ©FAO

Comme vient de le déclarer le Secrétaire Général des Nations-Unies Antonio Gùterres « Si vous ne nourrissez pas les gens, vous nourrissez la guerre » !

La guerre revient-elle en force ?

La tendance à la conflictualité est inquiétante. Si historiquement les experts observent sur la longue durée une diminution des guerres et du nombre de victimes, en 2016 le nombre de pays en proie à des guerres et des conflits violents n’avait jamais été aussi élevé depuis 30 ans. Selon le Baromètre des conflits du Heidelberg Institute for international conflict research (hiik), en 2020, le nombre de guerres et de crises violentes est passé de 15 à 21 dans le monde.

Le rôle de l’humanitaire est d’assurer l’urgence des secours déclenchés par les guerres, les catastrophes et les épidémies. Le rôle de Défis Humanitaires est d’analyser les risques afin d’y faire face. Aujourd’hui, le risque de conflit implique de grands Etats comme la Chine qui menace Taiwan, la Russie et l’Ukraine, la Turquie dans le Caucase du sud et en méditerranée.

Cette réalité à conduit le Général Lecointre, chef d’Etat-major des armées (CEMA) a déclaré il y a quelques mois que la France se préparait dorénavant à un conflit de haute intensité impliquant des Etats. De même, à la fin de l’année dernière, le Général Graziano, président du comité militaire de l’Union Européenne, déclarait : « Les menaces n’ont jamais été aussi proche de nous ».

Conclusion.

Dans un contexte géopolitique mondial de retour des Etats et des Empires, les humanitaires doivent trouver les voies et moyens de concilier sur le terrain l’accès des secours et les souverainetés nationales qui s’affirment, y compris dans les pays les plus pauvres. Cette affirmation de souveraineté peut aussi avoir des effets positifs en termes d’appropriation des responsabilités et des initiatives de la part de ces Etats pauvres en développement qui sont les premiers responsables de leur population. Souveraineté et secours doivent aujourd’hui se concilier pour mieux répondre aux besoins vitaux des populations, c’est indispensable.

Si le pire n’est jamais sûr, il vaut toujours mieux s’y préparer pour être prêt si nécessaire. Et cela est vrai pour la pandémie de Covid-19 qui ne peut être vaincue tant que la majorité de l’humanité ne sera pas vaccinée. L’accélérateur ACT pour aider les Etats pauvres manque de financement alors que nous sommes confrontés à une menace commune, particulièrement dans ces pays où le confinement a des conséquences plus désastreuses qu’ailleurs.

Le Mali a commencé son programme de vaccination contre la Covid-19 avec la Ministre de la santé, Fanta Siby. ©UNICEF/Seyba Keïta

C’est pourquoi, nous attendons beaucoup du Sommet sur le financement des économies d’Afrique subsaharienne qui se tiendra le 18 mai à Paris et dont nous rendrons compte début juin dans la prochaine édition de Défis Humanitaires.

Face à ses menaces, l’humanitaire ne doit-il pas s’adapter pour devenir encore plus efficace, plus rapide, plus durable, plus proche des populations en danger.

Alain Boinet.


PS 1/ Dans cette édition vous trouverez aussi un article d’Antoine Vaccaro encourageant sur les tendances de la philanthropie et la générosité.

PS 2/ Je vous remercie pour votre don même modeste sur HelloAsso pour soutenir Défis Humanitaires qui en a besoin pour poursuivre et développer son action humanitaire avec vous. Merci.

Générosité des Français, cuvée 2020, bulle ou pas bulle ?

Un an, « déjà », mais que cette année a été longue et pesante. Pour certains d’entre nous elle a été dramatique. Deuils, maladie, impact de crise économique et sociale aux conséquences encore difficilement estimables.

Et dans ce marasme, la générosité des français continue à croître, comme lors de chaque catastrophe humanitaire, climatique ou sanitaire.

J’avançais en avril 2020, l’hypothèse d’une bulle de générosité, comme à l’occasion de chaque catastrophe, avec une singularité, à la différence des tsunamis, des tremblements de terre ou autres conséquences de conflits, cette crise touche aussi l’ensemble de la population, dont celle habituellement donatrice. Cette dernière allait-elle se comporter comme à l’accoutumée ou bien, se replier, considérant que c’est à la puissance publique de prendre en charge un tel défi.

Et bien, force est de constater qu’une bulle de générosité s’est constituée et que les Français se sont mobilisés avec vigueur. Les premiers indicateurs montrent une croissance de la générosité du grand public de 20 %[1] (vs -10 % de PIB) et nous attendons les chiffres du mécénat d’entreprises qui ne devraient pas être en reste.

Reste à affiner ces chiffres et regarder de plus près où est allée cette générosité ?

Assez logiquement, nous aurions pu penser que les dons seraient concentrés, « égoïstement », vers les structures du secteur sanitaire et de recherche médicale, au cœur de la lutte contre la pandémie, à même de nous venir en aide.

Mais il n’en est rien. Nous avons pu repérer trois cercles de bénéficiaires plus ou moins dotés.

Premier cercle, comme vu ci-dessus, toutes les causes liées à la lutte contre le Covid.

Un deuxième cercle, concerne les organisations qui viennent en aide aux populations précaires et fragiles, telles que : Secours Populaire, Secours Catholique, Emmaüs, Croix Rouge Française, Armée du Salut ; auxquelles s’ajoutent les ONGS qui interviennent à l’étranger, comme MSF, MDM, ACF, HI etc.

C’est une des grandes caractéristiques de la générosité française et européenne (en tous cas continentale) à la différence de la puissante philanthropie américaine, qui donne majoritairement à des causes qui bénéficient avant tout à ses propres donateurs.

Enfin un troisième cercle, qui concerne les organisations culturelles, de protection du patrimoine ou d’activités sportives diverses qui ont subi de plein fouet cette épidémie, a été faiblement soutenu parce qu’éloigné des préoccupations des français, pendant cette période.

Comme lors de chaque crise, il y a des gagnants et des perdants et les organisations qui souffrent le plus sont celles qui sont peu connues ou qui n’ont pas de grandes capacités de sollicitation des donateurs.

Cette bulle est aussi la résultante de l’incroyable inventivité et vivacité des organisations de toutes tailles pour solliciter la générosité des Français. Aux méthodes de collecte de fonds traditionnelles se sont ajoutées des formes innovantes, comme : le gaming, les ventes aux enchères on line, les loteries solidaires, qui ont fleuries, avec des succès impressionnants.[2]

5ème édition de la Z Event au profit d’Amnesty International en octobre 2020. L’évènement est un succès avec plus de 50h de streaming et 5 724 377 d’euros récoltés.

L’explosion de ces initiatives sont favorisées par la digitalisation de la collecte de fonds et des moyens de paiement.

Si fin 2019, nous nous inquiétions du faible rebond des dons digitaux depuis deux ou trois ans, avec un taux de plus de 230 % de croissance, le transfert vers ce vecteur de générosité est enfin advenu et nous ne reviendrons pas en arrière.

La société civile, fait preuve d’une grande résilience. Je convoquais Sénèque dans un récent éditorial de la news letter du CerPhi[3]. J’y rappelais que le philosophe avait développé, en sept livres, une analyse stoïcienne des notions d’éthique, de gratitude, d’ingratitude et de bienfait, et offrait de nombreux conseils pour accorder, recevoir, et retourner convenablement les bienfaits.

Mais son propos est d’affirmer la nécessité de la gratitude et de la bienveillance, qui constituent pour lui, les liens les plus puissants de la société humaine.

En cette période de pandémie et d’incroyable rupture que constitue une telle crise, le besoin de gratitude et de bienveillance devient un impératif catégorique.

La grande tombola du Téléthon 2020 a permis de récolter 2 175 850 d’euros avec Stars Solidaires.

Au sortir de cette crise, que nous espérons proche, comment va évoluer la générosité des entreprises et ménages français ?

Cette année, qui a vu la moitié de la population de la planète vivre au rythme des séquences de stop and go, va impacter nos sociétés pour longtemps, au plan économique, social, politique, voire géopolitique.

Les conséquences ne sont pas encore toutes connues et très claires, mais nous ne pourrons pas longtemps faire fi de cette réalité et repartir comme si de rien n’était.

Quelques secteurs économiques semblent survoler ce désastre. Les bourses mondiales ont retrouvé leur niveau de février 2020 et tout semble aller pour le mieux dans le meilleur des mondes.

Cette déconnexion entre finance et économie réelle, dénoncée, par de nombreuses voix, ajoute au caractère obscène de la situation. De nombreuses branches de l’économie sont à genou et les bourses volent à nouveau de records en records, sur la montagne de dettes que les pays accumulent pour éviter un nouveau krach mondial et qu’il faudra bon an mal an rembourser.

Le secteur philanthropique est pour l’heure lui aussi épargné par cette crise, il en ressort toujours plus fort, comme lors de toute grande crise ou catastrophe humanitaire, tant les besoins sociaux explosent et l’expression de la générosité toujours plus nécessaire.

Ses principaux contributeurs sont, pour le grand public, des seniors très majoritairement retraités, qui ayant reçu leurs pensions comme chaque mois, convaincus que leur épargne est encore protégée poursuivent leur soutien indéfectible aux associations et fondations.

Coté grande philanthropie, les donateurs font partie du 1% qui détient 50 % du patrimoine de toute l’humanité, poursuivent leur engagement philanthropique, car ils ont compris que leur absence au chevet des plus démunis risquerait de leur revenir en boomerang.

L’avenir de la philanthropie peut sembler radieux, mais des points d’alerte doivent être signalés.

  • Coté entreprises, malgré la tendance de fond du mécénat, de la RSE et du « good », le secteur économique confronté à de multiples défis, risque de mettre en sourdine ses engagements sociétaux.
  • Coté grande philanthropie, la taxation des plus hauts revenus et patrimoines et quasi inéluctable, ce qui risque de pousser à la défection certains hauts contribuables, considérant que leur impôt est déjà une forte contribution à l’intérêt général.
  • Enfin le grand public résistera-t-il longtemps, si son épargne et ses revenus s’effondrent à mesure que la crise s’aggrave ?

Ne jouons pas les Cassandre et parions sur une issue positive pour l’ensemble du secteur.

Antoine Vaccaro, Président du CerPhi

 

Pour poursuivre sa mission d’information et de réflexion au service de l’action humanitaire, Défis Humanitaires a besoin de vous ! Si cet article vous a intéressé, vous pouvez nous soutenir personnellement sur la plateforme HelloAsso. Merci.

 


Qui est Antoine Vaccaro ?

Antoine Vaccaro est titulaire d’un doctorat en science des organisations – Gestion des économies non-marchandes, Paris-Dauphine, 1985.

Après un parcours professionnel dans de grandes organisations non gouvernementales et groupe de communication : Fondation de France, Médecins du Monde, TBWA ; il préside le CerPhi (Centre d’étude et de recherche sur la philanthropie) Force For Good et le Fund-raising Lab. Il assume diverses fonctions bénévoles au sein d’associations et de fondations et est également co-Fondateur de plusieurs organismes professionnels promouvant le financement privé des causes d’intérêt général : Association Française des fundraisers, Comité de la charte de déontologie des organismes faisant appel à la générosité publique, Euconsult, La chaire de Philanthropie de l’Essec, 2011.

Il a publié divers ouvrages et articles sur la philanthropie et le fund-raising.


[1] France Générosités https://www.francegenerosites.org/chiffres-cles/

La solidarité à l’épreuve de la Covid-19 – Edition 2021 du Baromètre des Apprentis d’Auteuil

[2] https://stars-solidaires.com/  https://zevent.fr/ etc.

[3] La Carte du Tendre mars 2021