Arménie, récit d’une solidarité avec des livres

Un éditorial d’Alain Boinet

A l’arrière des élèves, de gauche à droite, Sylvain Tesson, Alain Boinet, Vincent Montagne et Renaud Lefebvre, au Centre francophone SPFA à Erevan

Les 4 palettes de livres venant de France sont bien arrivées ce lundi 22 janvier 2025 à Erevan, capitale de l’Arménie. Elles contiennent 4000 livres de littérature francophone contemporaine pour les étudiants, à l’initiative de Défis Humanitaires et de ses partenaires (1) avec l’appui de l’ambassade de France.

Ce lundi, au centre francophone SPFA à Erevan, nous sommes là avec Sylvain Tesson, parrain de cette initiative, Vincent Montagne, président du Syndicat National de l’Edition (SNE) et son directeur, Renaud Lefebvre, qui ont permis de recueillir gracieusement auprès de 12 maisons d’édition (2) 4000 livres neufs  (après décompte de l’ambassade de France) sur la base d’une liste établie par classe de niveau d’enseignement de 6 à 18 ans.

Habet, Anna, Liana, Garéguine, Nelli, les professeurs sont là avec une partie des 60 étudiants, dont beaucoup de jeunes filles comme Meri, chassée de l’Artsakh avec sa famille, qui nous chante une chanson de son pays. Tous apprennent le français et le parlent bien.

Nous avons commencé la journée en rencontrant, avec Xavier Richard de l’ambassade et David Tursz (Institut français), les représentants de deux maisons d’édition, Antares et Newmag, ainsi que le Vice-ministre de la culture, de l’éducation et des sports, Daniel Danielyan. Des projets de partenariat s’ébauchent avec Vincent Montagne et Renaud Lefebvre du SNE dont l’idée de participation de l’Arménie au Festival du livre de Paris.

Avec l’ambassadeur de France, Olivier Decottignies, notre délégation va s’incliner au Mémorial du génocide perpétré par le gouvernement Jeunes-Turcs en 1915 et 1916 durant lequel 1,5 millions d’arméniens ont péri. Vincent Montagne dépose une gerbe au nom du SNE et nous déposons des œillets blancs devant la flamme qui jour et nuit rappelle leur martyr.

Cimetière de Yerablur

Nous nous rendons ensuite au cimetière de Yerablur, sur les hauteurs d’Erevan, où sont inhumés des soldats, des volontaires dont des étudiants, tués lors de la guerre des 44 jours de l’Azerbaïdjan contre le Haut-Karabagh arménien en 2020. Partout des drapeaux flottent, comme sur la place Maïdan à Kiev en Ukraine, et sur chaque tombe nous pouvons apercevoir le visage de chacune des victimes, des jeunes de 18 à 20 ans pour la plupart.

C’est une journée chargée d’émotion, d’histoire et de solidarité.

Le lendemain, sur la route qui nous conduit à Goris, nous faisons halte au barrage de Vedi. Il s’agit d’un immense réservoir, le plus important construit depuis la période soviétique, réalisé en partenariat avec la République d’Arménie grâce à un prêt et à l’expertise de l’Agence Française de Développement (AFD) et une subvention de l’Union Européenne.

Réservoir de VEDI, au loin le Mont Ararat. Photo Antoine Agoudjian

Olivier Decottignies est très fier de ce projet que nous présente Audrey de l’AFD. En effet, le réservoir de Vedi va permettre d’irriguer 3000 hectares de terres agricoles dans la plaine d’Ararat et d’Armavir et va ainsi renforcer l’autonomie et la souveraineté alimentaire du pays et de sa population. En face de nous, le Mont Ararat immaculé surgit de la plaine, splendide et enneigé, du haut de ses 5165 mètres.

La route de montagne dans cette région du Caucase du sud est longue pour rejoindre à travers les cols enneigés la sous-préfecture de Goris, dernière grande ville avant les positions militaires azéries.

Nous sommes accueillis chaleureusement par Carmen, directrice du Centre francophone SPFA qui accueille 120 élèves en français tout au long de l’année. Un groupe de femmes de l’Artsakh nous attend et témoigne de la souffrance de l’exil et de l’espoir. Ici, elles confectionnent à l’aide de machines à coudre un joli artisanat avec des motifs floraux qui leur permet de se retrouver ensemble et de subvenir à la vie de leur famille. En les écoutant, je mesure combien ces femmes sont meurtries, courageuses et entreprenantes.

A Goris avec les élèves et les livres

C’est aussi le moment de rencontrer les élèves de français et d’ouvrir un colis que nous avons apporté et qui contient ces livres donnés par les maisons d’édition à l’appel de Vincent Montagne (SNE) avec le soutien de la Région Auvergne Rhône-Alpes très investie dans cette province du Syunik. Parmi tous ces livres, Il y a là « Céleste ma planète » de Thimothée Fombelle, « Le Journal d’Aura » de Marie Deplechin ou encore « La panthères des neiges » de Sylvain Tesson qui dialogue avec ces jeunes filles tout à la fois tristes et joyeuses.

Il y a un an, j’étais déjà venu ici à Goris et c’est là qu’est né ce projet de Défis Humanitaires de revenir avec ces livres. Car si les auteurs classiques sont connus, les auteurs contemporains étaient absents de la bibliothèque. C’est chose faîte à Goris comme bientôt dans les 76 établissements et bibliothèques sélectionnées à travers les 11 provinces de l’Arménie.

Au petit jour, alors qu’il fait encore nuit, nous partons avec Sylvain Tesson, le photographe Antoine Agoudjian et Alix Montagne pour Kornidzor où nous retrouvons Rasmik, paysan, qui s’occupe de ses 6 vaches. Sur la terrasse, alors que le jour se lève et que le froid nous pénètre, il nous désigne à 200 mètres une position militaire azérie ! Le front est devant chez lui, là ou vivent ses 5 fils avec leurs femmes et leurs enfants. Le village accueille des déplacés du Haut-Karabagh/Artsak. Rasmik a décidé de rester dans sa ferme. Rester c’est résister. Toute sa vie est là, pourquoi s’enfuir ? Une leçon d’humanité courageuse enracinée dans une vie âpre et rude.

Ramzik avec Sylvain Tesson à 200 mètres des positions de l’Azerbaïdjan

Au retour, nous faisons halte au village de Verischen, 2200 habitants dont 35 familles de déplacés de l’Artsakh, soit 120 personnes. Nous rendons visite à une famille déplacée pour laquelle une maison a été réhabilitée par le Fonds Arménien de France avec David et Chadounts, son responsable local. A la mairie, nous rencontrons Artak, le maire. Un de ses principaux problèmes, c’est l’eau, tant pour la consommation que pour l’agriculture. Les Azéris ont pris en 2021 le contrôle du lac Noir en amont ainsi que plus de 1500 hectares de terre. Il y a 17 captages d’eau et beaucoup sont à réhabiliter. Voilà un projet auquel Défis Humanitaires pourra contribuer en plus des livres. Quand on évoque le danger, Artak répond calmement « Nous sommes habitués à la menace. Nous sommes inquiets, mais nous ne pleurons pas ». Vivre chez eux est leur raison d’être.

Nous reprenons la route pour Erevan tout en méditant ce que nous avons vu et compris sur ces routes de la solidarité. Comme le disait Jean-François Deniau « Il n’y a pas d’espoir dans le silence des autres ». Il faut briser le silence, l’abandon, l’indifférence.

L’Arménie, dans le langage humanitaire, peut-être qualifiée de crise presque oubliée. En effet, alors qu’elle a accueillie plus de 100.000 déplacés chassés du Haut-Karabagh/Artsakh en septembre 2023, soit 3% de la population arménienne, elle échappe largement à l’attention des médias et de beaucoup de pays en Europe. L’Arménie a de puissants voisins hostiles dont l’Azerbaïdjan qui la menace et qui dispose d’une supériorité militaire massive. Enfin, ce pays est situé sur la nouvelle faille géopolitique qui part de l’Ukraine et passe par la Moldavie, la Géorgie jusqu’à l’Arménie. Elle est aujourd’hui en première ligne du nouvel affrontement est-ouest.

Enfin, partout dans le monde les minorités ethniques et/ou nationales sont menacées dans leur existence même et c’est le cas de l’Arménie et des Arméniens qui constituent une parcelle de l’humanité qui ont le droit de vivre libre et indépendants.

Défis Humanitaires va poursuivre son action pour laquelle le soutien de votre don sera précieux (faireundon).

Merci.

Alain Boinet.

 

Je vous invite à lire le reportage de Sylvain Tesson publié dans Le Figaro Magazine en cliquant sur le lien ici.

(1) Nous souhaitons ici remercier Sylvain Tesson, écrivain et parrain de cette opération, Vincent Montagne, président du Syndicat National de l’Edition (SNE) et son directeur, Renaud Lefebvre avec toute l’équipe du SNE, Antoine Agoudjian, photographe, Alix Montagne, Olivier Decottignies, ambassadeur de France en Arménie ainsi que Xavier Richard et Dominique Vaysse. Remercier également les Centre francophones SPFA qui accueillent 350 élèves dans leurs neuf centres avec Janik Manissian, Hélène Ohandjanian, Habetnak Khachatryan, Anna Harutyuryan, Carmen Apunts et leurs équipes. Remercier enfin les membres du comité d’experts de Défis Humanitaires et ses donateurs.

(2) Liste des maisons d’édition que nous remercions pour avoir donné 2700 sélectionnés : Albin Michel, Dargaud, Edition des Equateurs, Flammarion, Fleurus, Gallimard, Glénat, Hachette, La Martinière, L’Ecole des Loisirs, Seuil Jeunesse, Editions Paralèlles.

 

 

Alain Boinet est le président de l’association Défis Humanitaires qui publie la Revue en ligne www.defishumanitaires.com. Il est le fondateur de l’association humanitaire Solidarités International dont il a été directeur général durant 35 ans. Par ailleurs, il est membre du Groupe de Concertation Humanitaire auprès du Centre de Crise et de Soutien du ministère de l’Europe et des affaires étrangères, membre du Conseil d’administration de Solidarités International, du Partenariat Français pour l’eau (PFE), de la Fondation Véolia, du Think Tank (re)sources. Il continue de se rendre sur le terrain (Syrie du nord-est, Haut-Karabagh/Artsakh et Arménie) et de témoigner dans les médias.

 

Je vous invite à lire ces articles publiés dans l’édition :

Liban, Gaza, Iran, et maintenant que se passe-t-il ?

Un libre entretien avec Antoine Basbous, directeur de l’Observatoire des Pays Arabe et associé chez Forward Global. 

Conférence internationale de soutien à la population et à la souveraineté du Liban, Paris – 24/10/2024. © Philemon Henry / SIPA pour MEAE

Une Conférence internationale de soutien à la population et à la souveraineté du Liban s’est tenue à Paris jeudi 24 octobre, que peut-on penser de ses résultats et de la situation humanitaire ?

Cette conférence convoquée par Paris a été utile et a manifesté que le Liban pouvait toujours compter sur l’amitié de la France, très ancrée dans l’histoire. Mais le succès de l’aide humanitaire d’urgence ne peut masquer la réalité géopolitique. En effet, l’aide collectée, si elle est honorée, ne représentera que deux jours de pertes pendant ce conflit… La clé de voûte de la paix au Liban réside plutôt dans trois appels décisifs qui n’ont pas été actés : l’élection d’un président de la République, premier socle des institutions, et surtout la remise par le Hezbollah de son arsenal à l’armée libanaise et l’appel au cessez-le-feu pour que s’applique enfin la résolution 17 01 du Conseil de sécurité.

La conférence aurait pu accoucher d’un appel solennel au désarmement du Parti de Dieu, cosigné par la délégation libanaise qui comportait des ministres représentants cette milice. L’ayatollah Khomeini, en 1988, avait bien appelé à un cessez-le-feu avec l’Irak en déclarant qu’il « buvait la tasse de poison » pour arrêter la destruction de son pays.

Manifestation du Hezbollah au Liban

Quels sont les objectifs d’Israël au Liban, et quelles conséquences la guerre entre le Hezbollah et Israël pourrait-elle entraîner sur le plan des équilibres communautaires et politiques au Liban ?

Tel Aviv dit vouloir écarter la menace du Hezbollah à sa frontière qui a conduit 80.000 Israéliens à quitter leur domicile depuis octobre 2023, quand cette milice a déclaré la guerre à Israël, sans aucune concertation avec les institutions libanaises. Il a suffi d’un ordre de Téhéran pour que le secrétaire général du Parti de Dieu, Hassan Nasrallah, déclare la guerre à Israël au nom de « l’unité des fronts ». Les démonstrations de force du Hezbollah et le précédent des tunnels découverts en 2006, puis à Gaza en 2023, ont servi de justificatif à une action très sévère d’Israël contre les commandements politique et militaire et les installations du Parti de Dieu.

Nasrallah avait gonflé le moral de sa milice en la gratifiant de qualificatifs ronflants tel un peuple élu et la « communauté la plus noble parmi les hommes ». Sa décimation brutale, constatée en septembre, a créé un choc, une amertume, qui porte le risque d’une revanche exercée sur les civils libanais. De fait, les miliciens du Hezbollah, pourtant défaits sur le front militaire, se comportent avec arrogance contre ceux qui les reçoivent et les hébergent depuis qu’ils ont dû quitter leur village et chercher un refuge à l’intérieur de leur pays. Certains actes frisent l’agressivité, et risquent de faire basculer le pays dans un affrontement entre ses composantes. Par exemple, des réfugiés ont cherché à créer des faits accomplis dans des parcelles qui ne leur appartiennent pas ou qui sont contestées devant les tribunaux, pour construire des bâtis en dur dès leur arrivée. Évidemment, de tels comportements, s’ils ne sont pas bridés par les responsables de la milice ou les autorités libanaises, peuvent susciter des réactions violentes et ressusciter les vieux démons de la guerre civile/régionale. Pour l’heure toutefois, les autres communautés ne sont pas armées pour engager un conflit avec les miliciens du Hezbollah.

Exercice aérien conjoint entre l’armée de l’air israélienne et l’armée de l’air hellénique Juillet 2022. ©Armée de défense d’Israël

Certains évoquent un risque d’embrasement de la région et pourtant les réactions des Iraniens semblent bien modérées suite aux frappes israéliennes sur leurs infrastructures militaires. Est-ce le fait des Etats-Unis, est-ce une étape dans une escalade possible ?

Les États-Unis n’ont aucune envie de gérer un nouveau conflit au Moyen-Orient après les cuisants échecs subis en Irak et en Afghanistan. Ils n’ont surtout aucune envie de le faire en pleine élection présidentielle. C’est pourquoi ils ont retenu la main d’Israël en l’empêchant d’attenter à la vie de dirigeants iraniens ou encore de frapper les installations pétrolières et nucléaires de la République islamique. En compensation, ils ont déployé leur système antimissiles THAAD pour rassurer Israël de leur soutien, et frappé les Houthis avec des B-2 partis du Missouri pour rappeler aux Iraniens l’étendue de leur rayon d’action.

En attendant les images satellites des dégâts laissés sur le sol iranien, on peut estimer que les consignes américaines ont été respectées par Israël, et que la riposte a été négociée et scénarisée de sorte qu’elle ne dérape pas trop. Israël a même prévenu l’Iran de son intention de l’attaquer. Téhéran avait en effet annoncé qu’une attaque raisonnable ne provoquerait pas de réaction de sa part. Pour le moment, une forme de « cohabitation musclée » s’est installée à l’échelle régionale. Les supplétifs de l’Iran en Méditerranée sont très abîmés, mais continuent à infliger à Israël de sérieuses pertes.

Distribution de matériel d’enseignement de base pour les personnes déplacées – Nord et Akkar, 9 septembre 2024. ©Solidarités International

L’Iran et ses alliés du Hamas et du Hezbollah seront-ils les grands perdants de cette guerre qu’ils ont déclenchée ? Les accords d’Abraham vont-ils revenir à l’ordre du jour ? Peut-on imaginer une autre solution que la création d’un État palestinien pour établir une paix durable dans la région ?

Les grands perdants seront avant tout les Palestiniens. Les accords d’Abraham, qui avaient commencé à passer la « Cause sacrée » par pertes et profits, reviendront sur le devant de la scène et prospéreront lorsque Tel Aviv aura rétabli sa dissuasion sur le terrain et dans les imaginaires. Car les États arabes sont désireux de bâtir une nouvelle architecture de sécurité qui prenne en compte le retrait (relatif) des Américains, lequel fait des Israéliens les interlocuteurs incontournables pour contenir les ambitions iraniennes.

C’est toutefois contre-productif à long terme, car la meilleure solution pour une paix régionale durable reste de créer une entité palestinienne désarmée (pour ne pas menacer Israël) et dont les frontières seraient protégées par les Etats-Unis et l’OTAN (pour qu’Israël ne la menace pas). Cette solution idéale a malgré tout peu de chance de voir le jour en raison de l’absence de volonté américaine et de son rejet massif par les suprémacistes messianiques de l’actuel gouvernement israélien. L’objectif de ces derniers est bien plutôt de recoloniser Gaza et de chasser les Cisjordaniens de leur territoire. Le 7-Octobre n’a fait qu’apporter de l’eau à leur moulin, et l’atonie américaine leur laisse l’opportunité de créer des faits accomplis au détriment des Palestiniens.

 

Qui est Antoine Basbous ?

Antoine Basbous est politologue et spécialiste du monde arabo-islamique et du terrorisme islamiste. Il est le directeur de l’Observatoire des Pays Arabes et associé chez Forward Global.

Il a fondé, en 1991, à Paris, l’Observatoire des pays Arabes (OPA) qu’il dirige depuis. Il s’agit d’un cabinet de conseil, totalement indépendant, spécialisé dans l’Afrique du Nord, le Proche-Orient, le Golfe et dans le monde islamique en général. En 2021, l’OPA a rejoint le groupe Forward Global spécialisé dans la gestion des risques, l’intelligence économique, le cyber, la communication de crise…

Antoine Basbous est né au Liban, où il a effectué des études de droit et de littérature française. En France, il a obtenu un doctorat d’Etat en sciences politiques et un DEA d’Information et de Communication. Il a exercé le journalisme de 1975 à 1987 à Beyrouth puis à Paris.

Antoine Basbous a publié plusieurs essais traduits en différentes langues, dont Guerres secrètes au Liban, Editions Gallimard, 1987 ; L’Islamisme, une révolution avortée ? Editions Hachette, 2000 ; L’Arabie saoudite en question, du wahhabisme à Bin Laden, Editions Perrin, 2002. En septembre 2004, une version actualisée de ce dernier ouvrage est parue en poche chez Tempus sous le titre L’Arabie saoudite en guerre ; Le tsunami arabe, Editions Fayard, 2011.

Il est consulté par les plus grandes entreprises, les gouvernements et les tribunaux européens et Nord-américains, et participe régulièrement aux débats sur les crises qui secouent les mondes arabes et islamiques, sur le terrorisme et sur les relations de l’Islam et de l’Occident.

 

Découvrez l’ancien entretien d’Antoine Basbous en octobre 2021 : Le Moyen-Orient à feu et à sang. – Défis Humanitaires

Texte du MEAE sur la Conférence internationale de soutien à la population et à la souveraineté du Liban (Paris, 24 octobre 2024) :  Conférence internationale de soutien à la population et à la souveraineté du Liban (Paris, 24.10.24) – Ministère de l’Europe et des Affaires étrangères *

Texte de l’Elysée sur la Conférence internationale de soutien à la population et à la souveraineté du Liban (Paris, 24 octobre 2024) : Conférence internationale de soutien à la population et à la souveraineté du Liban. | Élysée

La résolution 1701 des Nations-Unies sur le Liban

 

Je vous invite à lire ces articles publiés dans l’édition :