Pour vous, avec vous, merci ! 

 

Une famille arrive au centre de transit du HCR, près du poste frontière de Joda à Renk, au Soudan du Sud.© UNHCR : Charlotte Hallqvist

Lectrices, lecteurs, c’est pour vous que nous publions cette édition à la veille des fêtes de Noël et du Nouvel An en vous remerciant pour votre fidélité.  

En cette fin d’année, je souhaite vous informer que nous avons le projet de faire évoluer la revue Défis Humanitaires. 

 Mais pourquoi me direz-vous ?  

Pour deux raisons essentielles, l’une humanitaire et l’autre géopolitique tant elles sont étroitement liées et que nous allons analyser ensemble maintenant.  

Parce que le monde a basculé entre 2022 et 2025 mettant fin à celui né après la seconde guerre mondiale, après la chute du Mur de Berlin et de l’URSS et suite à l’attentat contre le World Trade Center. Les principaux événements qui l’ont provoqué sont l’attaque Russe contre l’Ukraine et la seconde élection de Donald Trump.  

Un monde en rupture.  

Nous avons changé de période historique et d’agenda mondial pour longtemps et, après la publication dans Défis Humanitaires depuis l’origine de plus de 500 articles, nous devons maintenant adapter notre revue aux nouveaux enjeux, risques et espoirs afin de mieux remplir notre mission d’information, d’analyse, d’anticipation, de mobilisation notamment pour défendre l’action humanitaire brutalement affaiblie cette année.  

Dans un monde plus interconnecté et interdépendant que jamais, nous vivons de multiples fractures qui se renforcent les unes les autres. Guerre de haute intensité en Ukraine, 120 conflits majeurs en augmentation dans le monde, Donald Trump MAGA isolationniste imprévisible mais constant dans sa volonté de changer les règles, Russie de Vladimir Poutine agressive et déterminée, Chine impériale expansionniste, Sud global critique et revendicatif, ONU paralysée, Europe déstabilisée sur la défensive, France affaiblie et partout des budgets militaires qui explosent avec 2718 milliards de dollars de dépenses mondiales en 2024 en augmentation de 9,4% par rapport à 2023.  

Les organisations humanitaires apportent leur soutien aux personnes touchées par l’attaque meurtrière menée dans la nuit du 19 novembre par les forces armées de la Fédération de Russie à Ternopil – ©UNOCHA

Mais encore, crise de la démocratie libérale, surchauffe du climat, menace sur la biodiversité, explosion démographique en Afrique, information manipulée et l’aide humanitaire des Etats développés qui chute brutalement cette année pour 305 millions d’êtres humains en danger dans le monde ! Cela cache pourtant de nombreux progrès humains qui se trouvent masqués, voire annihilés, par cette spirale du changement d’époque : santé, éducation, espérance de vie, recherche, …. 

Un monde d’avant-guerre ?  

Le risque de guerre s’accroit, singulièrement en Europe et en Asie-Pacifique, et devient un enjeu existentiel collectif. Le ministre allemand de la défense, David Pistorius, social-démocrate, déclare au Parlement allemand « Nous devons être prêts pour la guerre d’ici 2029 ». Le Secrétaire à la défense des Etats-Unis, Pete Hegseth lance « Nous vivons un moment 1939 ». Le général Fabien Mandon, chef d’état-major des armées en France, annonce que nous devions être prêt dans les 3 à 4 ans à faire face à une attaque de la Russie en Europe. Or, nous le savons bien par expérience, la guerre est la cause principale de l’aide humanitaire !  

C’est dans ce contexte que le président de la République, Emmanuel Macron, a annoncé la création d’un service militaire volontaire approuvé par 81 % des Français (Etude IFOP pour LCI du 26.11.2025) quand 73% d’entre eux (sondage Ipsos-BVA-Cesi) craignent les répercussions de la guerre en Ukraine en France même. Après 40 mois de guerre en Ukraine couverte quotidiennement par les médias, chacun peut se faire une idée des conséquences humaines que cela signifie dans un monde ou 10% de la population mondiale est désormais exposée à la guerre.  

Des patients reçoivent des soins au sein de l’hôpital de campagne du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) à Rafah, dans la bande de Gaza. ©CICR

Une aide humanitaire et au développement qui s’effondre !   

C’est dans un contexte où les besoins humanitaires n’ont jamais été si nombreux et où ils vont s’accroître, que les pays développés qui financent l’Aide Publique au Développement (APD) ont décidé, pour la majorité d’entre eux, de réduire en moyenne d’au moins 50% leur soutien. Cela signifie, sur un budget 2024 estimé à 212, 1 milliards de dollars, une coupe de près de 105 milliards chaque année.  Quelles en seront les conséquences directes et indirectes en matière de santé, d’alimentation, de formation, d’emploi, de partenariat, d’instabilité, de tensions, de mouvement migratoire, de confiance et d’espoir ?   

Cette période de profonde rupture dans les relations internationales, ces risques de guerre doivent-ils pour autant et sans aucune anticipation dans la durée conduire à une telle attrition de l’aide internationale au risque d’aviver de multiples tensions sous-jacentes et d’accroître le nombre et l’intensité des conflits ! Est-ce vraiment un bon calcul de « realpolitik » ou un réflexe défensif trop hâtif ?  

Plus concrètement, l’aide humanitaire internationale sera en 2025 d’environ 20,8 milliards de dollars au lieu de 45,58 milliards nécessaires ! A comparer aux 37 milliards USD mobilisés en 2023 et aux 43,3 en 2022. Nous revenons en arrière et annulons ainsi 10 ans d’engagement et de progrès pour sauver des vies et rechercher la paix.  

Financements totaux signalés et traités par le FTS 2025 – à l’intérieur et à l’extérieur des plans coordonnés (En milliards USD – Données arrêtées au 29 novembre 2025) Financements dans le cadre des plans coordonnés (barres bleu foncé) Autres financements humanitaires (barres vert clair) Source : FTS – Financial Tracking Service / OCHA   

Si nous prenons le cas de la France, le budget de l’aide humanitaire sera en 2025 (source FTS OCHA) de 348 millions d’euros contre le milliard d’euros prévu il y a peu encore dans la trajectoire du gouvernement français.  

Si nous prenons le soutien des pouvoirs publics aux ONG de développement et humanitaire, celui-ci a été de 1,3 milliard d’euros en 2023 et il est de 497 millions d’euros (source CHD) dans le projet de loi de finance 2026 !  

Ce désengagement massif et rapide de l’Etat va provoquer une cascade en chaine de conséquences néfastes : abandon de projets d’aide essentielle, suppression de postes et compétences dans les associations, disparition possible à terme de certaines associations. Pourtant, selon une enquête de l’institut Harris Interactive, deux tiers des Français sont favorables à la solidarité internationale !  

Le projet que nous vous proposons.  

Pour la première fois depuis longtemps, l’aide humanitaire chute dangereusement pour les populations en danger ! Nous ne pouvons plus parler et écrire comme avant ! Les médias humanitaires sont rares et beaucoup de personnes continuent de penser et de faire comme avant !  

Nous devons nous adapter afin de chercher à convaincre les décideurs politiques de la gravité des conséquences de décisions de baisse de l’aide prises trop vite.  

Nous devons accélérer les voies et moyens pour améliorer par nous-mêmes l’aide humanitaire par l’innovation, la coordination, la mutualisation, la coopération entre acteurs, le partenariat avec l’entreprise et les collectivités locales, la philanthropie, la communication destinée à l’opinion publique et aux donateurs.  

Dans ce but, nous invitons nos lectrices et lecteurs, nos amis et donateurs à soutenir notre démarche pour la rendre simplement possible.    

Bombardement, attentat, mine ? Cet enfant a perdu ses 2 jambes ©UOSSM

Nous avons le projet de :  

  • Faire évoluer notre ligne éditoriale en l’élargissant aux questions qui impactent l’aide humanitaire, en particulier entre le national et l’international dont on voit combien ils sont liés quand les budgets s’effondrent.  
  • D’adapter la maquette vers un média-presse doté de nouvelles fonctionnalités générant plus de visibilité et de lecteurs.  
  • De renforcer notre assistance de rédaction pour plus de contenu et d’impact pour mobiliser l’opinion, les décideurs et influer sur les politiques publiques.   

Pour réussir ce projet humanitaire, j’ai besoin du soutien généreux de nos lectrices et lecteurs qui grâce à leur don (faireundon) peuvent le rendre possible et prochain.   

En cette période traditionnelle de don de fin d’année qui bénéficie d’une déduction fiscale (66% du montant de votre don est déductible), je vous invite à participer et à soutenir ce projet de votre revue en lui faisant un don (faireundon) dont je vous remercie personnellement chaleureusement. Un grand merci.  

Je vous souhaite de belles fêtes de fin d’année.  

Alain Boinet.  

PS/ Vous recevrez un reçu fiscal au mois de janvier pour la déduction fiscale de votre don (faireundon). Un grand merci et bonnes fêtes de Noël et du Nouvel An.  


À lire aussi dans cette édition : 

APPEL AUX LECTRICES ET LECTEURS

Défis Humanitaires ouvre une réflexion sur les changements du monde qui justifient l’évolution de la revue et de sa maquette. Merci de :

Merci pour votre engagement et votre fidélité à Défis Humanitaires.

Le sauvetage des rescapés du Musa Dagh

Une leçon humanitaire pour aujourd’hui !

Sauvetage des rescapés du Musa Dagh par les chaloupes de la marine nationale les 12 et 13 septembre 1915

C’est une histoire méconnue. Il y a 110 ans, alors que se déroulait le premier génocide du XX siècle contre la population arménienne par le gouvernement des Jeunes-Turcs, 4092 arméniens ont alors été sauvé de la mort par la marine française.

Ces arméniens de 6 villages de Cilicie, proches de la ville d’Antioche au sud-est de l’Anatolie, s’étaient réfugiés sur la montagne du Musa Dagh plutôt que d’être condamné à la mort dans les convois de la déportation vers le désert syrien.

Durant 53 jours, ils se sont défendus et ont résistés âprement aux assauts turcs tout en étant totalement isolés et encerclés. Sur le Musa Dagh, situé au bord de la méditerranée, ces arméniens avaient placés sur la montagne un grand drapeau blanc avec une croix rouge.

Photo du Musa Dagh. ©Antoine Agoudjian

Un bateau de la marine française, Le Guichen, les a alors repérés et bientôt, sur une décision courageuse du vice-amiral Louis Dartige du Fournet, 5 croiseurs ont embarqués les 12 et 13 septembres 1915 ces 4092 arméniens épuisés pour les débarquer en sécurité à Port Saïd. Leurs descendants comptent aujourd’hui plus de 40.000 âmes en Arménie, en France et dans le monde.

L’histoire ne s’arrête pas là. Un des petits-enfants de rescapés du Musa Dagh, Thomas Aintalian, a entrepris de retrouver les traces du sauveur de ses grands-parents. Il a retrouvé sa tombe dans le cimetière du village de Saint Chamassy en Dordogne. Les médias se sont alors passionnés pour cette histoire. Depuis 2010, chaque année, une cérémonie a lieu pour célébrer la mémoire d’un juste qui pris une décision courageuse selon sa conscience et sa conception de l’honneur.

J’ai découvert cette page d’histoire cette année, le 22 septembre 2025, a Musa Ler en Arménie lors de la cérémonie réunissant de nombreux arméniens et français avec les autorités de ce pays. Avec eux, une délégation des écrivains de marine avec son président, Patrice Franceschi, Sylvain Tesson, Katel Faria et Arnaud de la Grange, Gilbert-Luc Devinaz, sénateur et président du groupe interparlementaire France-Arménie, l’ambassadeur de France, Olivier Decottignies et l’amiral Bossu de l’Etat-major de la marine. Cérémonie accompagnée par la célèbre violoncelliste Astrig Siranossian, en présence de l’acteur Simon Abkarian qui jouera le rôle du général de Gaulle dans le prochain film d’Antonin Baudry qui sortira en 2026. Cérémonie suivi du traditionnel repas, la harissa. Avec eux, il y a également Jean-Christian Kipp, vice-président de la Société des Explorateurs Français, Catherine Van Offelen, écrivaine, Antoine Agoudjian, photographe, et votre serviteur, Alain Boinet, président de Défis Humanitaires ».

Comment ne pas voir dans ce sauvetage une opération humanitaire remarquable. Il s’agissait à l’époque d’un génocide qui a fait plus d’un million de victimes et nous étions alors en guerre contre l’Empire Ottoman allié de l’empire allemand. Mais, comment ne pas penser à diverses situations que nous connaissons aujourd’hui ? Que l’on pense à Gaza, à l’Ukraine, la RDC ou le Soudan et tant d’autres encore.

©UNICEF/Mohammed Nateel La guerre a dévasté Gaza

Souvenons-nous que nous célébrons le 5ème anniversaire de la guerre de l’Azerbaïdjan en septembre 2020 contre le Haut-Karabagh ou Artsak qui s’est terminée le 19 septembre 2023 par une nouvelle attaque chassant 100.000 Arméniens de leur territoire ancestral.

Chaque guerre à ses spécificités et on ne peut toutes les confondre. Souvenons-nous aussi que la première guerre mondiale déclencha le déploiement à grande échelle des sociétés de Croix Rouge sur tous les fronts pour soigner les blessés. Pourtant, aujourd’hui, alors que plus de 300 millions d’êtres humains ont besoin de secours, c’est le moment choisi par certains pays pour diminuer drastiquement leur aide humanitaire !

Le 80ème anniversaire des Nations-Unies qui vient de se tenir à New-York en présence de 193 Etats membres illustre bien ce repli, cet affaiblissement qui est celui de ses financements et de son rôle. La Charte des Nations-Unies signée le 26 juin 1945 et l’ONU sont aujourd’hui à un tournant décisif. Le projet UNGA80 sera-t-il suffisant ?

©UN Photo/Eskinder Debebe – La première séance plénière de la 80e session de l’Assemblée générale des Nations Unies est ouverte

A suivre l’actualité, on a parfois l’impression que Donald Trump s’est substitué à sa manière à l’ONU. Faudrait-il un nouveau cataclysme mondial pour redonner légitimité et vigueur à une telle organisation nécessaire malgré ses limites.

Au mois de juillet, le Secrétaire général de l’ONU, Antonio Guterres, déclarait que la solution à deux Etats entre Israël et la Palestine était « plus éloignée que jamais » ! Aussi la France et une dizaine de pays viennent de reconnaître l’Etat de Palestine car « le peuple de Palestine n’est pas un peuple en trop » comme l’a déclaré le Président de la République, Emmanuel Macron.

L’initiative qui semble celle de la dernière chance s’adresse à tous mais avant tout aux Etats-Unis, car soyons lucide, seul ce pays a les moyens d’obliger Israël à un cessez le feu et à une solution politique sans le Hamas qui s’est irrémédiablement condamné le 7 octobre 2022.  Au moment même où nous allons publier cette édition ce 30 septembre, nous attendons ce qui sortira du plan en 20 points de Donald Trump accepté par Benjamin Netanyahou et les pays arabes ! Le plan Trump va-t-il se concrétiser rapidement, libération de tous les otages, cessez-le-feu, aide humanitaire massive pour mettre fin à la famine, retrait progressif de l’armée israélienne et enfin conduire à la paix ! C’est tout l’enjeu, car, comme le dit Annalena Baerbock, présidente de cette Assemblée générale de l’ONU, « Si le mal prévaut, ce serait la fin de cette organisation » !

Dans une tribune publiée dans The Guardian le 26 août, Martin Griffiths, ancien secrétaire général adjoint des Nations-Unies aux affaires humanitaires, écrit en parlant de l’ONU : « Ce nouveau déficit de pertinence découle d’un effondrement de la ressource la plus précieuse de l’ONU : son courage ». Et d’ajouter plus loin « Une culture de prudence s’est infiltrée dans l’organisation, une forme d’inertie et de résignation face aux blocages politiques ». Je crains que ce constat ne concerne beaucoup d’organisations !

©UNICEF/Mohammed Nateel Les taux de malnutrition n’ont cessé d’augmenter à Gaza depuis mars 2025

Dans ce contexte délétère, l’humanitaire est en bien fâcheuse posture ! « A la fin du mois de juillet, la situation humanitaire mondiale 2025 présentait des besoins de financement consolidés de 45,48 milliards de dollars pour secourir 181,2 millions des 300 millions de personnes dans le besoin dans 72 pays. A fin juillet, seulement 7,64 milliards de dollars ont été mobilisé, ce qui représente 16,8% des besoins financiers actuels. C’est environ 40% de moins que le financement enregistré à la même époque l’an dernier » selon les Nations-Unies.

Vous avez bien compris, seulement 7,64 milliards de dollars promis sur les 45,48 milliards indispensables pour secourir cette année tant de personnes en danger ! C’est la course au désengagement ! Face à ce reflux, les Nations-Unies ont annoncé le 16 juin une réduction drastique de leur plan d’aide humanitaire pour 2025 en raison des « coupes budgétaires les plus importantes jamais opérées ».

Le nouveau plan de 29 milliards de dollars priorise à l’extrême 114 millions de personnes selon un communiqué du Bureau de coordination de l’aide humanitaire de l’ONU (OCHA). « Nous avons été forcés de faire un tri de la survie humaine » a déclaré le Secrétaire général adjoint aux affaires humanitaires de l’ONU, Tom Fletcher.

Je n’ai pas de baguette magique ni de solution miracle, mais je sais que la passivité et le « à quoi bon » sont des démissions que l’humanitaire ne peut ni ne doit se permettre. Comment comprendre que des pays de l’OCDE partisans du multilatéralisme laissent largement et brusquement tomber l’aide humanitaire et au développement au risque de le payer cher tant sur le plan de l’éthique de responsabilité qu’ils affichent que des conséquences que tout abandon engendrera.

Ukraine, la place Maïdan à Kiev ©Alain Boinet

Je crois que le courage de l’Ukraine doit nous inspirer et j’approuve personnellement l’augmentation des budgets de défense qui sont ceux de notre liberté, de notre indépendance et de notre souveraineté car que le péril est à nos portes. Je crois tout autant que cela est compatible et complémentaire d’une poursuite de l’aide internationale. Comme le suggère dans cette édition Cyprien Fabre dans son article « Flemme », l’aide humanitaire et au développement devrait être intégrée à une architecture de sécurité globale incluant la sécurité humaine et la sécurité environnementale. La sécurité de chaque pays doit s’accompagner d’une défense commune face aux périls collectifs.

Dans ce contexte, je crois que les humanitaires ne doivent pas se recroqueviller sur des analyses faciles qui cacheraient l’essentiel. La baisse de l’aide internationale des pays développés est une tendance générale pratiquée par des gouvernements de gauche ou de droite comme des extrêmes.  Nous sommes en face d’une crise existentielle dont nous n’avons pas encore vu le fond et qui nécessite de comprendre ce qui se passe, de produire un discours pertinent et d’inventer des alternatives pour endiguer la décrue.

C’est dans cette voie que Défis Humanitaires est engagé en publiant des articles répondant à ces attentes. La crise géopolitique que nous vivons doublés de la crise des financements humanitaires nous conduit à nous reposer la question de la politique éditoriale de Défis Humanitaires.

Aussi, nous allons prochainement vous proposer de participer à ce questionnement en contribuant tant à l’analyse de la situation qu’à l’orientation de la revue que vous lisez régulièrement. Merci pour votre soutien qui est précieux.

Alain Boinet.


Alain Boinet est le président de l’association Défis Humanitaires qui publie la Revue en ligne www.defishumanitaires.com. Il est le fondateur de l’association humanitaire Solidarités International dont il a été directeur général durant 35 ans. Par ailleurs, il est membre du Groupe de Concertation Humanitaire auprès du Centre de Crise et de Soutien du ministère de l’Europe et des affaires étrangères, membre du Conseil d’administration de Solidarités International, du Partenariat Français pour l’eau (PFE), de la Fondation Véolia, du Think Tank (re)sources. Il continue de se rendre sur le terrain (Syrie du nord-est, Haut-Karabagh/Artsakh et Arménie) et de témoigner dans les médias.


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