Offrons-leur des livres de littérature francophone contemporaine.
Projet humanitaire parrainé par l’écrivain Sylvain Tesson.
Devant moi, dans la salle, les jeunes filles se lèvent et se présentent. Elles apprenaient le français dans la région autonome du Haut-Karabagh ou Artsakh d’où 100.000 arméniens ont été chassés par l’Azerbaïdjan en septembre 2023.
Elles racontent l’exode douloureux de leurs familles, le sentiment d’abandon puis l’accueil en Arménie. L’une d’elle pleure silencieusement en évoquant cette déchirure, une autre nous chante un air de son pays. Derrière elles, une bibliothèque de livres en français.
Nous sommes au Centre Francophone SPFA d’Erevan, la capitale de l’Arménie où Hélène et Habetnak, responsables du Centre, m’ont invité. A Paris, j’ai rencontré Janik, le président de l’association, chaleureux et entreprenant.
« Nous avons bien des livres de littérature française classique, mais nous n’avons aucun livre de la littérature francophone contemporaine que nous aimerions tant lire » me disent les jeunes élèves.
En Arménie, Il y a près de 300 établissements et une dizaine de centres francophones où le français est enseigné, depuis l’école primaire jusqu’à l’université.
Ainsi, à Ilijan, nous sommes accueillis dans une école avec notre petite délégation avec l’ambassadeur de France, le président des maires ruraux de France et des membres du Fonds Arméniens de France. Les élèvent nous chantent leur hymne national, puis une chanson de Jacques Brel, récitent des poèmes et nous font la surprise d’une Marseillaise.
Je retrouve la même ambiance à Goris, dans la province du Syunik frontalière de l’Azerbaïdjan, où Carmen dirige avec entrain le Centre francophone SPFA qui accueille élèves et réfugiés qui viennent s’y retrouver, s’entraider, travailler à l’atelier de couture et apprendre le français qui est pour eux une fenêtre sur le monde.
Comment pouvons-nous les aider ?
Ce que je ressens alors, c’est ce besoin vital pour les Arméniens de n’être pas seuls dans l’adversité et de pouvoir compter sur des soutiens et des amis.
Apprendre le français, pour eux, c’est découvrir une autre langue, une autre culture, un autre pays et pouvoir également faire partager les leurs. Comme toujours et comme partout, les peuples les moins nombreux sont les plus menacés quand ils vivent entourés de grands et puissants pays agressifs. Aujourd’hui l’Arménie est toujours menacée.
De retour à Erevan, nous faisons le point avec Olivier Deccotignies et Dominique Vaysse du service de coopération et d’action culturelle de l’ambassade. Nous partageons le même constat, celui d’un manque manifeste de livres de la littérature francophone contemporaine dans les bibliothèques.
Avec nos lectrices et lecteurs, avec des partenaires qui soutiendront ensemble ce projet, nous pouvons offrir aux élèves et étudiants un beau cadeau de Noël avec ces livres que l’on espère bientôt lire dans les écoles, lycées, universités, bibliothèques et centre francophones en Arménie.
Que l’on pense à Daniel Pennac, Marie Desplechin, Anna Gavalda, Amin Maalouf ou, pour la bande dessinée, Enki Bilal, Riad Sattouf et beaucoup d’autres.
Notre objectif est de réunir 2500 à 3000 livres neufs sélectionnés en fonction du niveau de français, depuis l’âge de 6 ans jusqu’à 18 ans et au-delà. Pour cela, nous avons sélectionné dans les 11 régions du pays 76 établissements et bibliothèques qui recevront ces livres dès que nous aurons les financements nécessaires et tous les livres.
Et on rêve déjà à tous ces livres sur les étagères des bibliothèques et ces lectrices et lecteurs qui pourront découvrir de nouveaux auteurs, des œuvres littéraires d’aujourd’hui et même des bandes dessinées et les dernières méthodes du français langue étrangère.
Ce projet peut-être le vôtre.
Pour réaliser ce rêve, nous avons besoin de votre soutien, lectrices, lecteurs, fondations, associations, collectivités, institutions, tant pour financer la réalisation de ce projet que pour le promouvoir, l’accompagner, lui donner la visibilité et le retentissement propice à d’autres initiatives semblables.
Avec ce projet, nous rendrons aussi hommage à Charles Aznavour, dont nous fêtons le 100ème anniversaire de sa naissance, et à Missak et Mélinée Manouchian qui reposent aujourd’hui au Panthéon à Paris.
Ce projet a déjà reçu le soutien de l’écrivain Sylvain Tesson, du Syndicat National de l’Edition et de son président, Vincent Montagne, de l’ambassadeur de France en Arménie, Olivier Deccotignies, de l’ambassadrice d’Arménie en France, Hasmik Tolmajian, des Centres francophones SPFA et de son président, Janik Manissian, et bien sûr de l’association et de la revue Défis Humanitaires qui l’organise. Et d’autres partenaires vont les rejoindre dans les prochaines semaines.
Les maisons d’édition ont été sollicitées pour offrir ces livres neufs à l’appel du Syndicat National de l’Edition et nous avons déjà reçu un millier de livres dans notre entrepôt à Paris.
D’autres livres sont en cours d’expédition et nous avons maintenant le plus grand besoin de votre don pour financer les coûts inhérents au projet (transport des livres et dédouanement, logistique, délégation et déplacements en Arménie, communication et information des partenaires et donateurs).
Je vous invite à faire un don dès aujourd’hui pour ce beau projet « Arménie, des livres de littérature francophone contemporaines pour les étudiants », ici : (faireundon) pour lequel nous vous adresserons un reçu fiscal.
Ce projet ne dépend que de vous ! Merci de le rendre possible (faireundon).
Un grand merci pour les étudiants en Arménie.
Alain Boinet.
Président.
Défis Humanitaires.
PS/ Nous vous tiendrons régulièrement informé du bon déroulement de votre soutien à ce projet. Si nécessaire vous pouvez nous contacter à cette adresse : contact@défishumanitaires.com






Alain Boinet est le président de l’association Défis Humanitaires qui publie la Revue en ligne
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