Ukraine : de la guerre à l’humanitaire !  

Leonivda Netchiboy, 49 ans, réagit en se rendant sur la tombe de son mari, Pavlo, un soldat ukrainien enrôlé qui a été tué lors d’une frappe d’artillerie près de Kiev en mars, dans un cimetière du village de Balabyne, dans la banlieue de Zaporizhzhia, le 30 avril 2022, au 66e jour de l’invasion russe en Ukraine. (Photo par Ed JONES / AFP)

En Ukraine, la guerre se concentre à l’Est et au Sud et elle vient de connaître un tournant majeur avec la fourniture de chars, de canons, d’avions, d’hélicoptères et l’engagement massif des Etats-Unis avec une aide de 33 milliards de dollars dont 20 milliards d’aide militaire. 

Parallèlement, la Russie vient de couper le gaz à la Pologne et à la Bulgarie et d’autres pays suivront probablement entrainant de graves conséquences économiques et sociales, en Europe notamment. Mais, ne l’oublions pas, la victime principale c’est bien la population ukrainienne confrontée à une guerre de haute intensité de destruction !  

L’aide humanitaire dans le temps de l’urgence est déclenchée soit par la guerre, une catastrophe ou une épidémie. C’est en comprenant mieux le conflit dans les objectifs et les moyens des acteurs, dans sa durée possible sur un territoire, dans son intensité que l’on peut aussi anticiper et organiser au mieux les secours.  

En Ukraine, les combats se concentrent à l’Est avec l’objectif affiché par Vladimir Poutine de s’emparer de tout le Donbass et du Sud du pays, où vie une importante population russophone, pour établir une continuité territoriale avec la Crimée déjà annexée en février 2014. Pense t-il aller jusqu’à Odessa, privant ainsi l’Ukraine de tout débouché sur la mer Noire, ce qui serait catastrophique pour elle. Cela dépendra probablement de l’issue de la bataille du Donbass.  

Si l’on observe une carte, le champ de bataille à l’Est sur un front de 800 km ressemble à un croissant que la Russie cherche à refermer à ces deux extrémités pour encercler le gros de l’armée ukrainienne en prenant Sievierodonetsk et Lyssytchansk qui sont au cœur de la bataille en cours et qui résistent. L’autre axe de l’offensive Russe part du sud en direction de Pokrovsk pour fermer la nasse. 

C’est une bataille décisive qui a commencé le 18 avril et qui explique les décisions prises le 26 avril sur la base américaine de Ramstein en Allemagne où se sont réunis plus de 40 pays sous la houlette des Etats-Unis. Sans matériels lourds et approvisionnements réguliers, l’armée ukrainienne serait débordée. C’est pourquoi, dans cette guerre d’usure, les forces aériennes russes bombardent maintenant les gares, les nœuds ferroviaires et les ponts dans l’ouest pour freiner l’acheminement des matériels militaires venant de Pologne à 1500 km du front du Donbass !  

Les conséquences humaines sont catastrophiques pour l’Ukraine et sa population qui risque de voir toute cette région du Donbass détruite méthodiquement comme à Marioupol. Selon le Colonel Michel Goya, expert militaire, les Russes aligneraient 2200 pièces d’artillerie et bombardent massivement les lignes de front, villes et localités qui sont autant de bastions de résistance. Avant même l’offensive, les autorités ukrainiennes ont incité la population à évacuer pour se mettre à l’abris plus à l’ouest.  

Les destructions de cette grande guerre ne cessent de s’amplifier et de s’accumuler en un temps très court. C’est pourquoi les Nations-Unies ont lancé un nouvel Appel le 25 avril afin d’anticiper les besoins humanitaires jusqu’à la fin août et au-delà. Les chiffres sont justes effarants. Il y a actuellement 15,7 millions d’ukrainiens ayant besoin de secours. Ils seront 24 millions dans les mois à venir, soit plus de la moitié de la population totale. Les bombardements détruisent méthodiquement les immeubles et maisons, les hôpitaux et les écoles et maintenant toutes les infrastructures logistiques de ravitaillement, sans parler de la destruction des activités économiques et de la perte d’emplois et surtout de vies humaines.  

Selon la FAO et FEWS NET (Famine Early Warning Systems Network), les estimations gouvernementales anticipent une perte de 22 à 50 % de la production agricole de ce grand pays céréalier. On se souvient que le président Volodymir Zelensky a récemment déclaré que l’Ukraine avait besoin de 7 milliards de dollars chaque mois ! C’est dire la dimension considérable prise par les besoins d’aide en Ukraine en l’espace de deux mois !  

L’aide humanitaire ne cesse de croître et doit amplifier son déploiement à l’Est. Le Programme Alimentaire Mondial (PAM) et ses partenaires ukrainiens et internationaux ont délivré une aide alimentaire et en argent pour 2,4 millions de personnes depuis le 24 février. L’UNICEF et ses partenaires ont assuré un accès à l’eau potable pour 400.000 personnes et ont fourni une aide médicale à 850 .000 personnes. Le Cash Working Group (CWG) et ses partenaires ont distribué 44,6 millions de dollars à 314.000 personnes.  

Trois camions remplis d’articles de première nécessité pour l’Ukraine avec l’implication et en partenariat avec les Transports Leleu @SOLIDARITES INTERNAITONAL

Les organisations humanitaires internationales sont actives depuis février et certaines étaient déjà présentes depuis 2014-2015 dans le Donbass. Mais elles sont confrontées à des contraintes de temps, de capacités logistiques, de distances, de coordination avec les acteurs civils ukrainiens. De plus, elles doivent s’adapter et réviser complètement leur manière d’opérer. Il s’agit d’une guerre de haute intensité dont elles n’ont pas l’habitude. Même en Bosnie Herzégovine, je peux en témoigner personnellement, entre 1992 et 1995, l’intensité était bien moindre et les conditions d’accès aux populations en danger beaucoup plus faciles, même à Sarajevo. Ensuite, les destructions sont extrêmement rapides et de grande ampleur et elles sont débordées par l’ampleur des besoins qui vont s’accroissant chaque jour. Enfin, l’Ukraine n’est pas un Etat failli.  

Bien au contraire, c’est un Etat organisé avec des services publics effectifs et de grandes compétences et capacités. Les organisations humanitaires sont arrivées alors que les Ukrainiens déployaient des secours sur tout le territoire depuis le début. A Mykolaïv, lieu d’intenses combats et verrou ukrainien vers Odessa, la mairie a organisé un état-major humanitaire régional chargé de coordonner l’aide à la population qui doit sans cesse faire face à de nouveaux défis comme la destruction par les Russes des canalisations de pompage dans la rivière Boug qui prive la population d’eau potable depuis des semaines.  

Dans ce contexte les humanitaires doivent venir d’abord en appui aux structures civiles qui opèrent. Leur plus-value spécifique venant s’ajouter et renforcer les dispositifs ukrainiens (municipalités, services publics, associations). Les ONG doivent démontrer leur valeur ajoutée qui est réelle.  

Elles doivent également se poser la question des besoins humanitaires dans la partie du Donbass contrôlé par les séparatistes pro-russes et sur la possibilité d’y accéder alors que la Russie semble avoir pris en charge l’aide sur place et dans les zones passées sous leur contrôle.  

Deux mois après le début de cette guerre, venant de Moscou où il avait rencontré Vladimir Poutine, le Secrétaire général des Nations-Unies, Antonio Guterres, s’est rendu à Kiev où il a déclaré (lien) « Je sais aussi que les mots de solidarité ne suffisent pas. Je suis ici pour me concentrer sur les besoins sur le terrain et intensifier les opérations ». Alors qu’il rencontrait le président Volodymyr Zelensky, deux missiles de croisière russes se sont abattus sur Kiev.  

Le Secrétaire général António Guterres (au centre) visite les quartiers résidentiels d’Irpin, dans l’Oblast de Kiev en Ukraine. @UN Photo/Eskinder Debebe

La première guerre hybride. Cette guerre met en œuvre tous les moyens possibles bien au-delà du camp de bataille. Qu’il s’agisse des multiples sanctions économiques, de l’exclusion de la Russie de certaines organisations internationales, de la cyberguerre, de la guerre de l’information et de la diplomatie, de la suppression de rendez-vous sportifs jusqu’à l’interdiction d’artistes, de chefs d’orchestre, d’événements culturels qui frisent tout de même une discrimination inutile, humiliante et contre productive.   

Le nouveau Panorama du Fonds Monétaire International sur la croissance et son chef économiste, Pierre-Olivier Gourinchas, lance l’alerte. Sous l’effet de la guerre en Ukraine et de l’envolée de l’inflation, le FMI anticipe « un effondrement du PIB ukrainien de 35% ». Il estime par ailleurs que « les sanctions plongeront la Russie en récession (- 8,5%).  

Mais cette crise frappera le monde entier avec une forte révision de croissance du PIB (production de richesses par pays) avec des baisses de croissance attendues de 1% (France) à 2,5 % (Allemagne). L’inflation est revue à la hausse avec un moyenne de 5,7% pour les pays avancés et 8,7% pour le monde émergent et en développement. La flambée des cours des céréales (blé, maïs, orge et alimentation de base) entrainera un impact fort en Afrique du Nord et au Moyen-Orient notamment. Au point que Kristalina Georgieva, directrice générale du FMI, alerte sur l’insécurité alimentaire et la nécessité d’une coordination internationale pour y faire face.  

Un tsunami géopolitique.  

Le ministre ukrainien du Développent régional, Oleksiy Tchernychov, a indiqué au quotidien Le Figaro (20.4.2022), que « 14000 bâtiments résidentiels ont été réduits à l’état de ruines, 1100 écoles endommagées et plus de 400 infrastructures (ponts, routes, voies ferrées…) détruites ». C’était avant la nouvelle offensive sur le Donbass !  

Nous sommes maintenant engagés dans une escalade. Jusqu’où ira-t-elle ? Où est la ligne rouge de la cobelligérance ? Les Russes vont-ils ouvrir de nouveaux fronts qui ne manquent pas, de la Moldavie à la Géorgie ? Un risque de démonstration nucléaire tactique peut-il avoir lieu ? Sans oublier que c’est la première fois qu’une guerre se déroule dans un pays qui compte 13 centrales nucléaires ! Bien que la voie diplomatique ne soit plus une priorité dans l’immédiat avec l’offensive sur le Donbass, c’est sans doute le sens de l’entretien téléphonique du président Macron avec le président Poutine le 3 mai durant 2 heures. Quelle décision Vladimir pourrait-il annoncer le 9 mai, jour de la victoire sur le troisième Reich. 

Lors de son déplacement à Kiev, Antonio Guterres a également déclaré que l’invasion de l’Ukraine par Moscou était une violation de l’intégrité territoriale de l’Ukraine et de la Charte des Nations-Unies. Il a ajouté que le Conseil de sécurité n’avait pas été à la hauteur de son premier objectif d’empêcher ou de mettre fin à la guerre. C’est peu de le dire quand la Russie, l’un des 5 membres permanents du Conseil de Sécurité des Nations-Unies, est à l’initiative de cette guerre avec la bienveillance d’un autre membre, la Chine. Après cet échec, comment l’ONU sortira-t-elle de cette guerre ? 

Guerre dans l’Est de l’Ukraine, Krasnohorivka @Tatyana Tkachuk

Il faut le rappeler et le souligner, c’est la première guerre interétatique en Europe depuis 1945. Nous pouvons penser qu’après ce grand basculement géopolitique l’Europe et le monde ne seront plus jamais comme avant. L’impact sismique de cette guerre n’en est qu’a ses débuts. Comme jugera t-on l’ère Merkel à l’avenir ? Quelles seront les conséquences du réarmement allemand ? L’Union Européenne elle-même s’en trouvera affectée. C’est le philosophe Paul Thibaud, ancien directeur de la Revue « Esprit », un esprit modéré qui écrit dans le journal Le Monde (23-24.2.2022) : « …à la nouvelle situation continentale doit correspondre une nouvelle configuration de l’Union Européenne, quelque chose comme la « fédération d’Etats nations » évoquée naguère par Jacques Delors ».  

D’autant que l’on croit voir émerger un hiatus stratégique entre une Europe qui soutient l’indépendance Ukrainienne face à la Russie, qui restera toujours pour nous un pays voisin, et les Etats-Unis qui veulent faire battre la Russie et ainsi affaiblir la Chine. L’appel du Président de la République, Emmanuel Macron, au Président Russe, Vladimir Poutine, s’inscrit sans doute dans cette perspective stratégique.  

En attendant la suite où tout est possible, y compris le pire, une solidarité humanitaire massive doit être notre réponse collective à la souffrance humaine en Ukraine, sans oublier le Droit International Humanitaire (DIH) et les crimes de guerre commis à Boutcha qui pourraient se reproduire ailleurs dans cette guerre qui risque de durer.  

Alain Boinet.  

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Que retenir du premier Forum Humanitaire Européen ?

Kevin Goldberg au Forum Humanitaire Européen en mars 2022 @European Union (Yasmina et Djamel Besseghir, 2022)

Accompagné de plusieurs collègues de Solidarités International, j’ai eu le plaisir de participer au Forum Humanitaire Européen qui s’est tenu dans un format hybride à Bruxelles et en ligne, du 21 au 23 mars dernier. Décalé de deux mois du fait de la cinquième vague de COVID19, ce premier forum européen dédié au secteur et à ses enjeux s’est finalement tenu dans un contexte de crise humanitaire aigüe, la guerre en Ukraine et ses millions de déplacés apportant une tonalité toute particulière aux échanges qui ont rassemblé plusieurs centaines de participants.

Porté par la Présidence française du Conseil de l’Union Européenne (PFUE) et la Direction générale pour la protection civile et les opérations d’aide humanitaire européennes de la Commission européenne (DG ECHO), le forum se voulait être à la fois une mise en débat des principaux enjeux d’évolution de l’aide humanitaire européenne tels qu’ils ont été récemment exprimés par la Commission dans sa dernière communication (lien), et le pendant européen des Conférences Nationales Humanitaires (CNH) organisées par le ministère des affaires étrangères français et les ONG implantées en France depuis 2011. De fait, plusieurs des thèmes centraux lors de la dernière CNH de décembre 2020 ont été abordés : la protection des travailleurs humanitaires, l’impact des régimes de sanctions et des mesures antiterroristes sur notre capacité à mettre en œuvre nos actions de terrain, la question du nexus humanitaire-développement-paix et du développement de financements structurants, etc.

Forum Humanitaire Européen en mars 2022 @European Union (Yasmina et Djamel Besseghir, 2022)

Un exercice convenu mais toujours utile

Après deux ans de réunions à distance, il était évident que les participants qui se sont retrouvés à Bruxelles goûtaient le plaisir retrouvé des échanges informels, dîners officiels et discussions de couloir, le tout dans le cadre exceptionnel du Palais des Beaux-Arts de Bruxelles. Le format des sessions du forum, très cadré, laissait malheureusement assez peu de place au véritable débat entre intervenants et à des interpellations spontanées de la part du public. Mais ce moment de retrouvailles était surtout l’occasion de rappeler les principales préoccupations que nous partageons au sein du secteur : le gouffre qui ne cesse de se creuser entre le montant global de l’aide humanitaire mis à disposition par un nombre trop faible de bailleurs et les besoins des 300 millions de personnes ayant besoin d’assistance, la question brûlante des violations du Droit International Humanitaire et du rétrécissement de l’espace qui nous est laissé pour venir en aide aux populations, la difficulté à maintenir un dialogue avec les groupes armés non-étatiques dans le cadre de plus en plus contraint des lois antiterroristes nationales et internationales, etc.

Parmi les nombreux thèmes abordés, quelques points à souligner. Tout un chacun a pu constater l’importance donnée aux enjeux de localisation de l’aide, lesquels feront bientôt l’objet d’une nouvelle consultation de la Commission Européenne. Espérons que l’angle pris par la DG ECHO pour introduire ce sujet, c’est-à-dire la promotion de partenariats d’égal à égal mutuellement bénéfiques entre intervenants locaux et ONG internationales, trouvera sa juste place dans les conclusions de ces travaux. Les efforts portés vers une plus grande efficience et la transition numérique dans le domaine de la logistique humanitaire ont aussi été mis en avant, ce qui est aussi un axe de travail important chez Solidarités International. Sur l’enjeu climatique, le Forum a permis la publication d’une « Déclaration des bailleurs de l’aide humanitaire sur le climat et l’environnement », endossée par les 27 Etats membres de l’Union européenne et la Commission. Nous nous en sommes publiquement félicités (lien), tout en invitant les bailleurs de fonds à traduire en actes forts leur soutien de principe aux actions de prévention, préparation, anticipation et réponse aux catastrophes.

La crise en Ukraine dans tous les esprits

S’il était au départ prévu que le forum n’aborde que des enjeux transversaux sans focus géographique spécifique, une session a finalement été dédiée à la crise ukrainienne. Cette session a réuni de nombreux acteurs, tels Amin Awad, Coordinateur de l’ONU en Ukraine, Hans Das, qui dirige la gestion des situations d’urgence au sein de la DG ECHO ou encore Maksym Dotsenko, Directeur Général de la Croix-rouge ukrainienne. J’y ai pour ma part apporté mon témoignage des actions que mène Solidarités International en Ukraine depuis fin février en partenariat avec de nombreux acteurs locaux. En parallèle, tout au long du forum a été répétée l’absolue nécessité d’éviter que la réponse humanitaire à la crise ukrainienne ne se fasse au dépend des autres crises, dans un contexte de hausse vertigineuse des besoins et au moment où le conflit provoque d’ores et déjà d’importantes augmentations du prix des denrées alimentaires aux quatre coins du monde.

Kevin Goldberg à la table ronde dédiée à l’Ukraine apportant le témoignage de SOLIDARITÉS INTERNATIONAL sur la situation sur place et abordant la question de la coopération entre les différents acteurs de l’aide

C’est enfin encore le contexte ukrainien qui est sans nul doute à l’origine de l’importance politique accordée à ce premier forum européen. Que l’on en juge : 15 ministres des affaires étrangères issus de différents Etats membres ont pris part aux échanges, les Nations Unies étaient représentées par les responsables de plusieurs des principales agences onusiennes, le Commissaire Janez Lenarčič s’est exprimé à maintes reprises, et les deux hôtes principaux Ursula Von Der Leyen et Emmanuel Macron ont tous deux apportés leurs témoignages respectifs via une vidéo. Avec une telle assistance, on pourra simplement regretter que le forum ne fût pas l’occasion d’engagements politiques plus concrets, au-delà de l’affirmation d’une « team Europe » se revendiquant comme véritable « puissance humanitaire » mondiale du fait de son rôle de premier plan en tant que bailleur de fonds, ce qui relève certainement de l’oxymore et masque mal la disparité persistante dans le niveau de contribution des différents Etats membres au financement de l’aide.

On peut toutefois féliciter les organisateurs pour la réussite de cette première édition, et se réjouir de l’annonce d’ores et déjà faite par la Commission d’un renouvellement de cette initiative, avec une deuxième édition qui devrait se tenir sous présidence suédoise du conseil de l’Union européenne, en mars 2023.

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Qui est Kevin Goldberg ? 

Kevin Goldberg débute sa carrière en travaillant auprès de parlementaires et d’élus locaux, à Bruxelles puis à Paris. En 2013 il intègre le cabinet du Président du Directoire du GROUPE SOS, première entreprise sociale européenne, en tant que responsable du développement et des partenariats. En 2017, il prend part à la création d’un secteur Action Internationale rassemblant les ONG affiliées au GROUPE SOS, et en assure ensuite la direction générale. En parallèle, il a en charge la direction de PULSE, association spécialisée dans l’accompagnement à la création d’entreprises sociales en France et à l’international. En janvier 2021, Kevin Goldberg rejoint l’ONG humanitaire SOLIDARITÉS INTERNATIONAL en tant que Directeur général. Kevin est diplômé de Sciences Po Grenoble, du Collège d’Europe et de l’Université Paris Dauphine.