Défis Humanitaires : bilan 2020, perspectives 2021.

Ce site a pour raison d’être de promouvoir et renforcer l’action humanitaire, d’éclairer le lien entre l’humanitaire et la géopolitique et enfin, d’identifier et de documenter les grands défis qui sont autant de menaces, comme l’épidémie de la Covid-19.

Ce bilan et ces perspectives ne sont bien sûr pas exhaustifs. Ils cherchent plutôt à souligner quelques faits et tendances ainsi que, en conclusion, d’illustrer l’action de ce site qui entend être à sa manière un acteur humanitaire.

Distribution d’eau en temps de Covid-19, Myanmar, 2020 / ©Solidarités International

Bilan 2020

Pour aller à l’essentiel, les deux faits majeurs qui marquent 2020 ont bien été l’extension mondiale du virus de la Covid-19 venu de Chine et la poursuite, si ce n’est la dégradation, des principaux conflits. Signalons aussi la 5ème Conférence Nationale Humanitaire (CNH) à Paris le 17 décembre à laquelle tous les articles sont consacrés dans cette édition.

L’année 2020 restera dans l’histoire comme celle de la Covid-19. Apparu au début de l’année (décembre-janvier), le virus s’est ensuite déployé rapidement à l’échelle de la planète.

Selon l’OMS, au 5 janvier 2021, le bilan est de 84 millions de cas et de 1 800 000 décès dans le monde. Si les pronostics les plus inquiétants ont été heureusement déjoués en Afrique où les systèmes de santé sont réduits, on y décompte 64 790 décès et 2 280 488 cas dont près de la moitié en Afrique du Sud. Actuellement c’est en Europe et dans les Amériques que la pandémie est la plus meurtrière.

La Conférence des Nations-Unies sur le commerce et le développement (CNUCED) évalue les pertes économiques à 1 000 milliards de dollars et, si les pays les plus développés ont réussi à mobiliser les ressources nécessaires pour protéger leur population, cela n’est pas le cas pour 6 milliards d’êtres humains parmi lesquels une main d’œuvre nombreuse et peu qualifiée, très dépendante de l’économie informelle.

L’autre front humanitaire est celui des crises majeures qui n’ont pas diminuées, bien au contraire, et aucune n’a été réglées. Qu’il s’agisse du Yémen au bord de la famine, du Moyen-Orient et particulièrement de la Syrie, du nord-est du Nigeria. Rien de positif non plus pour les Rohingyas au Myanmar et au Bangladesh ni à l’est de la République Démocratique du Congo où le chaos prospère. Quant au Sahel, la situation militaire et de sécurité ne cesse de se dégrader et d’entrainer des populations toujours plus nombreuses dans la vulnérabilité.

©Réseau Logistique Humanitaire

Dans ce contexte chaotique, les humanitaires ont été confrontés à l’interruption de la quasi-totalité du transport aérien, de la fermeture des frontières et donc des chaines d’approvisionnement. Il a fallu faire preuve de résilience, s’adapter et innover. C’est ainsi que les ONG du Réseau Logistique Humanitaire (RLH) ont mis en place, en complémentarité de celui du Programme Alimentaire Mondial (PAM), un pont aérien humanitaire européen avec l’aide du Centre de Crise et de Soutien du ministère français de l’Europe et des affaires étrangères et celui de la Commission Européenne avec ECHO. Celui-ci a permis d’organiser 42 vols pour des destinations prioritaires et de transporter 1208 passagers et 785 tonnes de fret. S’adapter est un maitre mot pour l’action humanitaire qui doit tirer toutes les leçons apprises en 2020 pour les mettre à profit cette année.

Rappelons que fin 2019, Les Nations-Unies (OCHA) lançait pour 2020 un appel de 29 milliards de dollars pour secourir 168 millions de personnes, soit 22 millions de plus que l’année précédente. Depuis, la Covid-19 a largement augmenté les besoins les plus élémentaires.

Perspectives 2021

« La pandémie de Covid-19 a modifié le paysage de la réponse humanitaire en rendant 235 millions de personnes tributaires de l’aide internationale. Il s’agit d’une augmentation de 40% par rapport à la même période l’année dernière » selon Mark Lowcock, secrétaire général adjoint aux affaires humanitaires des Nations unies.

Pour David Beasley, directeur exécutif du Programme Alimentaire Mondial, prix Nobel de la paix 2020, « la pandémie de Covid-19 menace de déclencher une autre « pandémie », celle de la famine ». Il précise « Au total, 270 millions de personnes seront confrontées à une faim extrême en 2021. Il rappelle aussi qu’environ 3 millions d’enfants meurent de faim et de malnutrition chaque année dans le monde.

En fait, le virus fragilise toujours plus des populations en danger plus nombreuses dans des pays déjà confrontés à de graves crises humanitaires comme le Yémen, le Burkina Faso, le Soudan du Sud, le nord-est du Kenya et l’Afghanistan et le Sahel sont très vulnérables. La Syrie sera encore en tête des besoins essentiels avec 2 millions de personnes supplémentaires à secourir.

Inondations en République Centre Africaine, 2019 / ©Solidarités International

Cette crise vient se superposer et en accélérer une autre qui est celle des réfugiés et déplacés dans le monde. Si ceux-ci étaient en moyenne 40 millions entre 1990 et 2010, ils étaient près de 80 millions en 2019 et ce chiffre devrait encore augmenter sous l’effet d’un virus porteur de vulnérabilités, de tensions et de conflictualités.

Si aucun des grands conflits n’est en voie d’apaisement et de solution, nous redoutons que certains puissent même entrainer des famines comme au Yémen. L’explosion dans le port de Beyrouth, la guerre au Haut Karabakh, le risque sérieux d’intensification du conflit en Afghanistan qui connait un déficit chronique de céréales, sont des signes précurseurs de détérioration qui ont manifestement conduits l’ONU a lancé un appel record de 35 milliards de dollars pour 230 millions de personnes dans le besoin en 2021 contre un appel de 29 milliards de dollars l’année dernière.

Mais la mobilisation des ressources financières sera-t-elle à la hauteur de l’urgence des besoins ? Beaucoup de voix s’inquiètent, dont celle du Secrétaire général de l’ONU Antonio Gueterres, et redoutent des « coupes terribles » compte-tenu des pertes économiques et des investissements massifs dans la protection sociale des pays de l’OCDE qui sont les principaux bailleurs de l’aide internationale.

Et puisque le vaccin arrive et que l’on commence à vacciner, notamment dans les pays les plus touchés, il faut d’ores et déjà prévoir la vaccination dans les pays les plus fragiles et exposés selon tel ou tel mécanisme, en particulier celui mis en place par l’Organisation Mondiale de la Santé (ACT, COVAX).

Dans une telle situation qui va durer et sans doute s’aggraver avec le temps cette année, l’aide humanitaire est l’assurance vie des populations en danger et celle-ci doit fonctionner avec rapidité et efficacité.

Quelle valeur ajoutée pour la 5ème Conférence Nationale Humanitaire ?

Lors de la 5ème Conférence Nationale Humanitaire qui s’est tenue le 17 décembre à Paris en présence du Président de la République, Emmanuel Macron, celui-ci a posé la question cruciale « qu’est ce qui est le plus urgent » ?

Mark Lowcock a répondu sans hésiter « la famine et l’aide aux pays les plus fragiles. Le commissaire européen à l’humanitaire, Janez Lenarcic, a priorisé « l’impact de la Covid-19 sur l’économie mondiale et les conséquences sociales ». Pour Philippe Jahshan, président de Coordination Sud qui regroupe les ONG humanitaires et de développement, « l’urgence c’est les chaines d’approvisionnement et la mobilisation de moyens financiers massifs pour éviter le pire ». Comme on le voit, ces priorités sont imbriquées et se complètent.

Si l’on tente de résumer brièvement cette CNH, sachant que nous reviendrons dessus lors de la prochaine édition début février, nous pouvons dire que les principales attentes des ONG humanitaires étaient les suivantes :

  • Que la crise de la Covid-19 serve d’accélérateur à l’anticipation des crises, la prévention, la mutualisation et le renforcement de la complémentarité entre acteurs internationaux et nationaux.
  • Que les engagements budgétaires pour l’APD (0,55 % du RNB) et l’aide humanitaires (500 ME) soient tenus en 2022.
  • De faire respecter le Droit International Humanitaire (DIH) et les principes humanitaires d’humanité, d’impartialité et d’indépendance et permettre l’accès aux population en danger.
  • De refuser le criblage des bénéficiaires de l’aide dans le cadre du DIH, pour l’accès de l’aide et la sécurité des humanitaires sur le terrain des crises.
  • De limiter le criblage de sécurité des prestataires, partenaires et des personnels au début de chaque nouveau programme et ensuite selon une régularité de 2 à 3 fois par an selon les cas.
  • Que l’on renforce la synergie humanitaire – développement en lien avec les acteurs locaux sans être pour autant en charge de la paix qui revient aux décideurs politiques.
  • Que l’ensemble des acteurs humanitaires prennent pleinement en compte dans leur action la lutte contre le dérèglement climatique, pour l’environnement et la biodiversité.
  • Que les acteurs humanitaires bénéficient d’une exemption face au lois antiterroristes qui les mettent en risque et que le droit pénal français intègre le DIH.
Interventions du Président de la République lors de la 5ème Conférence Nationale Humanitaire.

Après avoir fait le constat que l’impunité devenait la règle et que la sécurité se dégradait dangereusement pour les humanitaires, Emmanuel Macron a déclaré « La France sera votre alliée ».

Le Président de la République a notamment pris les engagements suivants :

  • Réengagement pour l’Aide Publique au Développement, moratoire sur la dette des pays africains, émission de droit de tirage monétaire. A la suite du récent G 20, la France organisera un Sommet sur le financement des économies africaines en mai 2021 à Paris.
  • Il est favorable à la création d’un poste d’envoyé spécial auprès du Secrétaire général de l’ONU pour la préservation de l’espace humanitaire.
  • Propose la création d’une commission technique paritaire pour le renforcement des enquêtes sur les crimes contre les humanitaires.
  • Qu’une solution soit trouvée dans les 6 mois à venir pour faciliter les transferts bancaires des ONG et la publication d’un « Guide pédagogique ».
  • Le Président a demandé au Garde des sceaux l’envoi d’une circulaire à tous les parquets en France pour les sensibiliser au DIH qui s’applique aux ONG.
  • Il a évoqué une amélioration de la dérogation des sanctions pour les ONG, au cas par cas, face aux lois antiterroristes.
  • Il a rappelé son engagement que la France consacre à 0,55 % de son RNB à l’APD en 2022 selon une trajectoire croissante ainsi qu’un budget de 500 ME pour l’aide humanitaire.

Dans cette 48ème édition de Défis Humanitaires vous trouverez plusieurs articles sur la CNH et nous y reviendrons dans notre prochaine édition début février.

Et pour conclure, bilan et perspectives pour le site Défis Humanitaires.

Comme site publiant ces articles, analyses, interviews, nous souhaitons aussi vous faire part en résumé de nos réalisations en 2020 et de nos projets cette année.

En 2020, nous avons publié 13 éditions et 51 articles écrits par 30 auteurs. Le nombre de lecteurs a été de 33 529 pour 21 370 en 2019 et 11 116 en 2018. Ce triplement du nombre de lecteurs témoigne bien de l’intérêt suscité par Défis Humanitaires et nous vous en remercions ainsi que les auteurs pour leur contribution.

Les 10 articles les plus lus ont eu pour thème la CNH, la protection et l’exemption des humanitaires face aux lois antiterroristes, la Covid-19, le Sahel, la sécurité des humanitaires et la démographie au Sahel.

Cette année, nous prévoyons d’actualiser la maquette du site et de la promouvoir, de renforcer la rédaction, d’améliorer les photos, de publier une édition mensuelle et, enfin, de publier la 2ème édition de l’Etude sur les ONG humanitaires françaises à l’international pour la période 2006 – 2019.

Mais soyons francs, pour y parvenir, nous avons besoin de votre soutien financier. Pour perdurer et se développer après 3 ans et 48 éditions, ce site gratuit a maintenant besoin de quelques ressources financières. Vous trouverez la présentation de ce projet pour lequel nous vous remercions par avance pour votre don sur HelloAsso.

Je vous présente mes vœux les meilleurs pour vous et vos proches pour la nouvelle année.

Alain Boinet.

Monsieur le Président de la République, protégeons l’aide humanitaire qui est en danger !

Violences-exactions, déplacements massifs de population en RDC et secours d’urgence | © Solidarités International

Ce que l’on désigne comme « espace humanitaire » implique que les secours puissent accéder aux populations en danger dans le cadre du Droit International Humanitaire (DIH) et dans le respect des principes de neutralité, d’impartialité et d’indépendance.

C’est indiscutablement un des principaux enjeux de la prochaine Conférence Nationale Humanitaire (CNH) à Paris le 17 décembre en présence du Président de la République qui a annoncé, lors de la 75ème Assemblée Générale des Nations-Unies le 22 septembre, qu’il présenterait, lors de cette conférence, une initiative sur la protection, l’impunité et la criminalisation de l’humanitaire.

L’attente est au plus haut niveau du côté des organisations humanitaires confrontées à une augmentation considérable des besoins des populations en danger et, simultanément, à une multiplication des contraintes politico-administratives et à une augmentation du nombre de blessés, de tués et d’otages.

L’aide humanitaire est menacée dans les zones de guerre, tant par les effets collatéraux des combats, le banditisme et les menaces que représentent des groupes comme Daesch qui a, ne l’oublions pas, revendiqué l’assassinat de 7 humanitaires d’ACTED au Niger le 9 août.

Charline, Antonin, Myriam, Stella, Léo, Nadifa, Kadri Abdou Gamatche, Boubacar Garba Soulay. Victimes de l’attaque du 9 août 2020 au Niger.

A ces incidents dramatiques en forte augmentation l’année dernière, viennent se superposer des freins, des obstacles, voire des véritables menaces, du fait du « régime des sanctions et des lois anti-terroristes » dites CoTer dans le jargon des experts, au point que le Conseil de sécurité de l’ONU a reconnu ce danger fin 2019.

L’aide humanitaire sanctionnée.

En effet, les lois anti-terroristes criminalisent de facto les acteurs humanitaires qui portent secours à des populations dans des territoires où opèrent des groupes dits djihadistes ou terroristes.  Ces acteurs humanitaires peuvent ainsi être considérés comme des complices des terroristes et être trainés devant des tribunaux et condamnés !

Simultanément, un ensemble d’obstacles ou de conditions draconiennes sont dressés sur la route de l’action humanitaire et l’entravent dangereusement. Soumises aux lois anti-terroristes, les banques peuvent aller jusqu’à refuser des transferts de fonds pourtant essentiels aux programmes d’aide dans les pays en guerre ou les secours sont pourtant vitaux en Syrie, au Yémen, en Afghanistan.

De surcroit, des bailleurs de fonds qui financent les projets des ONG, en France notamment, imposent des mesures dites de « criblage » qui visent à contrôler les partenaires, les fournisseurs et les staffs des ONG à l’aide de logiciels spécialisés. Ces mesures peuvent aller jusqu’à exiger un « criblage » au premier euro dépensé et inclure même parfois jusqu’aux destinataires de l’aide comme l’exige dorénavant l’Agence Française de Développement.

Priorité au Droit International Humanitaire sur les lois anti-terroristes dans les zones de conflit.

Que les choses soient claires. Il ne peut en aucun cas être question pour l’humanitaire de « cribler » les bénéficiaires des secours au nom du Droit International Humanitaire. Il en va de notre sécurité et accessoirement que ce n’est pas là que se trouvent les terroristes ! D’autre part, le criblage constant au premier euro des fournisseurs, des partenaires et des membres des ONG est tout simplement infaisable. C’est que nous dit justement Thierry Mauricet dans une longue interview.

Si on peut comprendre les lois anti-terroristes, d’autant plus que nous sommes nous-mêmes victimes du terrorisme dans nos missions humanitaires et jusque chez nous, en France à Paris et Nice, comme ailleurs dans le monde, il est simple de comprendre l’incompatibilité existentielle qu’il y a entre terrorisme et humanitaire.

Et puis, soyons sérieux. Si on cherche à lutter contre le terrorisme, que l’on regarde du côté des États qui le soutiennent, des faiblesses qui le permettent et, malheureusement, des erreurs qui peuvent l’alimenter sans jamais le justifier.

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Hôpital MSF à Kunduz après un bombardement américain déclenché par l’armée afghane. 2015 © AFP

On peut effectivement s’interroger quand on entend le Premier ministre et le Ministre de l’intérieur en France reconnaître que nous payons aujourd’hui des décennies de déni et de faiblesses.

Mais, il est une réflexion plus vaste qui doit nous interpeler. Est-ce que le terrorisme, qui est toujours condamnable, les technologies de l’intelligence artificielle, l’insécurité ambiante, le délitement de la cohésion sociale et nationale ne nous conduisent pas sur la pente dangereuse du traçage et du contrôle généralisé inspiré du modèle chinois où la liberté est en question comme nous l’annonçait, déjà, l’écrivain Georges Orwell.

Le Président de la République peut empêcher la paralysie de l’action humanitaire.

C’est dire si nous attendons une initiative disruptive du Président de la République, Emmanuel Macron, le 17 décembre à la CNH. Et l’essentiel pour nous est que prévale le Droit International Humanitaire (DIH) et par conséquent les Conventions de Genève et les Protocoles additionnels qui légitiment et protègent les humanitaires dans l’exercice de leur mission en zone de guerre. Et cela concerne les États comme les groupes armés non étatiques.

En conséquence, il semble essentiel que les acteurs humanitaires adhérant au DIH et aux principes humanitaires puissent disposer d’une clause d’exemption vis-à-vis des loi anti-terroristes dans les zones de guerre. Si la France veut montrer l’exemple dans cette voie, elle pourrait, comme le propose dans cette édition Françoise Bouchet-Saulnier pour MSF, inscrire cette disposition d’exemption humanitaire dans le code pénal français afin de protéger préventivement ses ressortissants qui pourraient à l’avenir en être victimes.

D’autres sujets importants sont à l’ordre du jour de la CNH (nexus humanitaire – développement – paix, dérèglement climatique, pont aérien humanitaire européen, Stratégie Humanitaire de la République Française, Fonds d’Urgence Humanitaire), et nous en rendrons compte dans notre prochaine édition au début du mois de janvier.

Pour la première fois, le Président de la République, Emmanuel Macron, participera à la Conférence Nationale Humanitaire et il faut saluer cette présence qui ne peut se satisfaire d’une initiative tiède, mais qui nécessite une déclaration disruptive à la hauteur de la liberté d’action indispensable aux secours humanitaires dans le monde.

Nous n’oublions pas que le Président de la République a déclaré aux Nations-Unies : « C’est pourquoi, avec les ONG françaises, avec nos partenaires internationaux, nous construisons une initiative pour assurer l’effectivité du droit international, la protection du personnel humanitaire et la lutte contre l’impunité ». Et d’ajouter : « La neutralité de l’action humanitaire doit être respectée et sa criminalisation endiguée ».

Nous ne pouvons qu’en espérer une traduction concrète.

Alain Boinet

PS 1/Je tiens à remercier personnellement celles et ceux qui ont déjà apporté leur soutien financier à Défis Humanitaires via la plateforme HelloAsso.

PS 2/ J’ai besoin de vous pour poursuivre et développer ce média humanitaire que vous lisez régulièrement, avec un grand merci pour votre don via HelloAsso.