Merci pour vos lettres que voici.

Lisez ces témoignages reçus pour le centième numéro de Défis Humanitaires. Comme Anne, Pierre, Antoine et Véronique écrivez-nous ce que vous pensez de la revue à : contact@defishumanitaires.com

 

« Bravo à Défis humanitaires pour la pluralité et la richesse des intervenants et des sujets. J’y trouve souvent des analyses claires et percutantes sur les enjeux humanitaires du moment. J’apprécie particulièrement la profondeur de champ sur le contexte géopolitique et les conflits. Défis Humanitaires fait le lien entre tous ceux qui plaident pour une action humanitaire respectueuse des principes d’humanité, impartialité, indépendance et neutralité. »

Anne Héry – Directrice du Plaidoyer, Handicap International

« Ce qui, à mon sens, fait de Défis Humanitaires une initiative remarquable, c’est sa spécificité dans le « paysage » humanitaire : un lieu à la fois de témoignage, d’information, de réflexion, d’échange et de relai technique ou d’innovation… C’est un espace ou l’humain, l’engagement et les principes dialoguent avec la géopolitique, la réflexion éthique ou encore militaire… Où le « très urgent, le très concret et le très humain » se mêle avec naturel à « la pensée au-delà de l’horizon »… Cette revue en ligne est en cela, et en 100 éditions seulement, un acteur indispensable et reconnu dans cet humanitaire en perpétuelle évolution et questionnement qui se doit de « rester en prise » avec le réel… d’aujourd’hui… et de demain…

Pour moi, après plus de trente ans d’engagement humanitaire, sur le terrain d’abord puis au siège et enfin au sein de la gouvernance d’une ONG française importante, faire partie du « Comex » de Défis humanitaires, et y publier régulièrement des articles, est un prolongement et un approfondissement naturel de mon engagement initial… J’y ai par ailleurs le plaisir d’y retrouver le fondateur et « patron » de cette revue en ligne, Alain Boinet, que j’ai côtoyé de longues années au sein de cette grande ONG française (qu’il avait déjà fondée…) et qui fut en quelque sorte mon « Sensei » (« Maître » dans les arts martiaux) dans la pratique de l’humanitaire… L’aventure humaine et utile continue… »

Pierre Brunet – Humanitaire et écrivain ; membre du Comex de Défis Humanitaires.

« Lecteur assidu et contributeur régulier, je considère Défis Humanitaires comme un support utile et précieux pour comprendre les enjeux et les évolutions de l’action humanitaire dans un monde en transformation. 

À travers des analyses éclairantes, des entretiens de terrain et des perspectives géopolitiques bien documentées, ce média donne la parole aux acteurs et observateurs de l’humanitaire. 

On y trouve une approche rigoureuse, un ton libre et une attention constante aux réalités du terrain. 

Je salue l’engagement de la rédaction et la qualité du travail accompli. »

Antoine Vaccaro – Président CERPHI

« Alain.

Défis Humanitaire apporte régulièrement un éclairage sur les crises en donnant la parole à des experts, et aux hommes et femmes qui œuvrent sur le terrain.

Plus que jamais, à l’ère des fake news, des propagandes qui se diffusent à la vitesse de la lumière sur les réseaux sociaux, il est essentiel d’avoir une information fiable, associant divers points de vue.

Une aide humanitaire qui a considérablement changé depuis les années 80 et va encore se transformer, pour que même en période de crise, chaque être humain puisse garder sa dignité et son identité, et que notre monde puisse continuer à faire vivre toutes ses richesses culturelles.

Cependant cela va continuer à être un combat car chaque crise est complexe.

Défis Humanitaires lancé en 2018 par des experts, avec ces 100 numéros est en en train de devenir une référence.

Pour gagner en diffusion, Défis Humanitaires aurait besoin de se structurer en plateforme pour favoriser les interactions entre les experts, améliorer l’accessibilité de ces informations et leurs actualisations. Cette source fiable pourrait irriguer les grands média et influenceurs jusqu’aux décideurs. L’IA générative pourrait aider ce passage à l’échelle.

Plus qu’un témoignage, il s’agit d’un appel aux jeunes qui maitrisent ces nouvelles technologies et ont envie de s’engager pour continuer à promouvoir l’aide humanitaire, et secourir les populations vulnérables. On peut tous un jour en faire partie. N’oublions jamais ce que nos parents, grands-parents, ou familles ont vécu, ou sont en train de vivre. »

Véronique Sentilhes-Browne. Développement & mécénat.

Et surtout, n’oubliez pas de nous écrire ce que vous pensez de Défis Humanitaires à : contact@défishumanitaires.com MERCI.

Dernières Nouvelles Humanitaires.

Embouteillages sur la route de l’exode de plus de 100 000 Arméniens du Haut-Karabagh
  • Arménie, Haut Karabagh Artsakh. Il y a un an, le 19 septembre 2023, l’Azerbaïdjan lançait une offensive militaire de grande ampleur contre la population arménienne vivant sur sa terre ancestrale du Haut Karabagh ou Artsakh après lui avoir imposé un blocus durant 9 mois au mépris du Droit Humanitaire International et de la Cour Internationale de Justice.

En l’espace de quelques jours, craignant pour leur vie, plus de 100.000 arméniens de l’Artsakh se sont réfugiés dans l’Arménie voisine. Pour ce pays qui compte 3 millions d’habitants, cela correspondrait à l’arrivée de près de 2,3 millions de réfugiés en France.

Si l’aide humanitaire a été remarquable au début, il importe maintenant d’apporter à ces réfugiés dans la durée l’aide nécessaire en matière de logement, d’emplois et d’éducation pour la jeunesse. Un défi considérable pour l’Arménie qui appelle à une solidarité de la part des ONG, fondations, collectivités locales, institutions internationales et pays amis.

Le 9 septembre 2024 à La Haye, le Procureur de la Cour Pénale Internationale a été saisi d’une communication (plainte) pour déplacement forcé de population. Pour les avocats « La déportation des arméniens du Haut-Karabagh porte tous les stigmates d’un crime contre l’humanité ». A suivre.

Pour sa part, l’association Défis Humanitaires et sa revue ont lancé une initiative auprès des maisons d’édition pour apporter des livres de littérature francophone contemporaine qui manquent dans les bibliothèques des établissements où le français est enseigné. Nous en reparlerons dans la prochaine édition du mois de novembre.

  • Pierre Lafrance est décédé.

Le 31 août 2024, Pierre Lafrance nous a quitté à l’âge de 92 ans. Je l’ai connu, tour à tour comme ambassadeur de France puis comme président de MADERA (Mission d’Aide au développement des économies rurales en Afghanistan) et ami d’associations humanitaires comme AFRANE (Amitiés Franco-Afghane). Il était aussi un participant régulier des réunions du COFA (Comité des ONG françaises en Afghanistan).

Lors de l’hommage que lui a rendu Régis Koestchet (ancien ambassadeur de France et ancien président d’AFRANE), lors de ses obsèques à l’église Saint Joseph des Epinettes. Celui-ci a témoigné : « Cher Pierre, Vous nous avez invité à voir le monde comme une « terre de promesses », celle de la parole donnée, de l’émerveillement, du respect ». « Votre sagesse était là – vous aimiez rappeler celle des communautés paysannes des vallées afghanes, habiles à débattre, à retourner chaque pierre. Vous preniez la mesure de la complexité des situations dont vous connaissiez les composantes religieuses, ethniques ou idéologiques ». (lien vers le texte complet).

De même, Eric Lavertu, président de l’association AFRANE et ancien diplomate, a écrit la note publiée dans Le Monde en commençant ainsi : « Pierre Lafrance était un grand diplomate et un discret érudit, mais aussi un profond humaniste et un ardent militant des droits humains ». Vous pouvez lire la totalité du texte à l’aide de ce lien.

  • Commission Européenne. ECHO.
Début septembre, Maria Groenewald, directrice de VOICE, Francesca Giubilo, responsable du plaidoyer de VOICE, et Caroline Correia, assistante du plaidoyer de VOICE, ont rencontré Barry Andrews (Renew Europe), le nouveau président de la commission DEVE du Parlement européen.

Maria Groenewald, directrice de VOICE (Voluntary Organisation In Cooperation in Europe) a pris la parôle devant la Commission du développement du Parlement Européen, exhortant à une action rapide et décisive face aux besoins humanitaires croissants avec plus de 300 millions d’êtres humains en danger.

Comme le souligne l’évaluation humanitaire mondiale 2024 de l’ONU, 49 milliards de dollars sont indispensables pour secourir 187 millions de personnes, mais seulement 30% des fonds nécessaires ont été mobilisés à ce jour !

Les autres points clefs présentés par Maria Groenewald ont porté sur la nécessité de :

– Un financement prévisible, pluriannuel, souple, fondé sur les besoins et non influencé par des intérêts politiques ou économiques.

– Veiller à ce que le financement humanitaire reste séparé du financement du développement dans le prochain cadre financier pluriannuel (CFP).

L’engagement de l’Europe en faveur d’une action humanitaire fondée sur des principes, défini dans le traité de Lisbonne et réaffirmé par le consensus européen sur l’aide humanitaire, doit continuer d’être la pierre angulaire de son leadership mondial. Merci Maria Groenewald, merci VOICE.

Je vous invite à lire ces articles publiés dans l’édition :

Lettre humanitaire à Jean Noël Barrot, ministre de l’Europe et des Affaires étrangères de la France.

Humanitaire en Ukraine. Entretien avec Nicolas Ben-Oliel, chef de mission de Première Urgence International en Ukraine.

Crises alimentaires, comment agir ? 

« Il faut entretenir la flamme de l’engagement » , Entretien avec Eric GAZEAU, Directeur général et fondateur de l’association Résonances Humanitaires

Les défis démographiques : Perspectives de la population mondiale 2024 des Nations-Unies UNDSA