
Alain Boinet – Bonjour Cassilde Brenière. Nous te remercions pour cet entretien pour Défis Humanitaires. Pour commencer, pour nos lecteurs, pourrais-tu nous présenter l’action d’Expertise France et ton rôle.
Cassilde Brenière :
Merci beaucoup Alain, merci d’être venu ici à Expertise France et de vous intéresser à notre agence.
Expertise France est l’agence française de coopération technique internationale. Pour ma part, je suis directrice générale adjointe de l’agence, en charge des opérations.
Expertise France a été créée en 2015 par le regroupement de six opérateurs auparavant logés au sein de différents ministères. Cette création a marqué une volonté de renouveau de la coopération technique française. Depuis, l’agence a connu une croissance importante, son chiffre d’affaires a été multiplié par cinq et elle est aujourd’hui la deuxième plus grande agence européenne de coopération technique, avec 570M€ de volume d’activité en 2025. Nous comptons désormais plus de 2 500 collaborateurs dont 1 700 sur le terrain. C’est cet ancrage local qui fait par ailleurs notre force.
Nous sommes une agence gouvernementale interministerielle et, depuis 2022, une filiale de l’Agence française de développement (AFD). Nos financements proviennent essentiellement de l’Union européenne, de l’AFD et de ministères français.
Notre marque de fabrique repose sur notre capacité à mobiliser, souvent dans des approches de pair à pair, des acteurs français et européens, des acteurs locaux et à co-construire des projets en appui aux politiques publiques.

Alain Boinet – Quand l’on visite le site d’Expertise France, on se rend compte de la très grande diversité de vos domaines d’expertise et d’intervention aux 4 coins du monde. Peux-tu nous présenter vos zones d’action, vos missions et vos effectifs, votre politique partenariale tant sur le terrain qu’en matière de financement.
Cassilde Brenière :
Nous intervenons autour de six grands domaines techniques, structurés en départements.
Le premier est le développement durable où l’on travaille sur le climat, la biodiversité, les politiques urbaines, l’économie circulaire, l’agriculture et filières agricoles.
Le deuxième est la gouvernance notamment la gouvernance financière issue de l’ancienne agence ADETEF, qui a fusionné au sein d’Expertise France. Nous travaillons sur l’appui aux questions de structuration de l’impôt, des douanes, à la lutte contre la corruption, la gestion budgétaire, ou encore la chaîne de la dépense publique. Nous intervenons également sur le renforcement de la prise en compte des droits humains, du genre, des migrations, de la justice et de la réforme de l’État.
Le troisième domaine est celui de la paix, de la stabilité et de la sécurité. Nous sommes présents dans plusieurs contextes de crise comme en Syrie, en Haïti, en Éthiopie, ou encore en Ukraine, où nous intervenons de manière transverse depuis 2016. J’y reviendrai.
Le quatrième domaine, qui est notre premier champ d’action et aussi le plus important en termes de mise en œuvre de projet, est la santé. L’Initiative, que nous portons, vise à lutter contre le VIH, la tuberculose et le paludisme. Il s’agit d’un vaste programme financé par la contribution française au Fonds mondial. Mais nous travaillons par ailleurs à garantir des systèmes de santé résilients et équitables, notamment en s’appuyant sur la prise en compte des ressources humaines en santé.
Le cinquième domaine concerne l’éducation, la formation professionnelle et la protection sociale, avec un modèle français souvent mobilisé dans les échanges d’expérience.
Enfin, le sixième domaine et qui est en forte croissance correspond à l’appui au secteur privé, à l’économie durable et au cadre des affaires, afin de favoriser les investissements privés dans les pays partenaires.
Sur le plan géographique, plus de 50 % de notre activité se situe en Afrique, mais la spécificité de notre mandat nous permet d’intervenir dans tous les pays du monde, comme en Amérique latine, en Asie ou en Europe, notamment en Ukraine et en Grèce.
Pour ce faire, nous travaillons avec de nombreux partenaires : administrations publiques françaises (ministères, Cour des comptes..), hôpitaux, AP-HP, CHU, mais aussi avec la société civile locale et internationale.
Alain Boinet – Parmi tous vos partenaires, il y a notamment la société civile et les ONG nationales et internationales. Comment coopérez-vous concrètement avec ces acteurs et quelle est la plus-value spécifique à ce secteur.
Cassilde Brenière :
La société civile est un partenaire majeur d’Expertise France. L’an dernier, environ 100 millions d’euros ont été mobilisés en financements directs de la société civile française mais surtout de la société civile locale.
Nous travaillons, en direct, avec de nombreuses associations ; par exemple sur le programme PAGOF (Partenariat pour un Gouvernement Ouvert) dans plusieurs pays d’Afrique de l’Ouest, au Maroc, au Sénégal, en Côte d’Ivoire et en Tunisie. Il s’agit de renforcer la transparence publique et l’accès aux données, en travaillant à la fois avec les États et avec les membres de la société civile. Nous mobilisons également CFI (Canal France International) pour renforcer les journalistes, le fact-checking et le rôle de rempart de la société civile.
Autre exemple : le programme européen Africa-Europe Youth Academy (AEYA), qui vise à renforcer le leadership des jeunes dans 18 pays d’Afrique. Nous finançons des associations, et collaborons avec des universités et des écoles pour développer les compétences et le leadership de la jeunesse au travers de formations, mentorat, et espaces de dialogue, ce en vue, entre autres, de garantir un meilleur accès au marché de l’emploi.

Alain Boinet – La santé est un secteur important pour Expertise France et vous agissez y compris dans un pays en guerre comme l’Ukraine. Concrètement, que pouvez-vous faire en matière de santé dans ce pays.
Cassilde Brenière :
La santé est un secteur phare pour Expertise France en Ukraine. C’est un des 13 pays dans lesquels nous avons ouvert une direction pays, ce qui n’est évidemment pas le cas partout, puisque nous couvrons près de 150 pays.
Historiquement, nous intervenions via L’Initiative en appui au ministère de la Santé et aux associations.
Depuis le déclenchement de la guerre en 2022, nous avons développé réorienté nos programmes pour adapter de manière spécifique nos actions aux besoins urgents de reconstruction. Nous avons notamment lancé en janvier 2025 un programme appelé REHAB, financé par le CDCS et l’AFD, pour soutenir la coopération hospitalière franco-ukrainienne et la prise en charge des mutilés de guerre.
En lien avec l’AP-HP (assistance publique – Hôpitaux de Paris), des chirurgiens français sont intervenus pour réaliser des opérations de chirurgie maxillo-faciale en lien avec les chirurgiens ukrainiens, spécialité inexistante en Ukraine au début du conflit. Nous soutenons à cet égard le centre Superhumans à Lviv et avons contribué au lancement d’un second, à Odessa, dont l’ouverture est prévue à la fin du premier semestre de cette année.
L’autre enjeu majeur dans le pays porte sur la santé mentale. Il le restera même au sortir de la guerre. Expertise France accompagne l’hôpital psychiatrique de Tchernihiv via le projet APPUI Santé, financé par le MEAE et le CDCS.

Alain Boinet – L’accès à l’eau, à l’assainissement et à l’hygiène est un enjeu majeur qui te tient particulièrement à cœur comme d’ailleurs à l’AFD. La très forte croissance démographique en Afrique et la dimension urgence, développement santé publique de l’eau potable est un enjeu décisif parmi les 17 Objectifs de Développement Durable 2015-2030. Comment Expertise France y contribue-t-elle.
Cassilde Brenière :
Le changement climatique et ses conséquences (sécheresses, inondations) imposent une réponse urgente. Notre action sur ce secteur de l’eau est multiforme.
D’abord, sur la gestion intégrée des ressources en eau, nous travaillons avec l’OIEau en Afrique de l’Ouest, en Amérique latine (programme Euroclima) et en Géorgie, à la fois sur la bonne gouvernance et sur la valorisation des bassins versants.
Face aux inondations, nous accompagnons les équipes de protection civile des pays partenaires dans la réalisation et la mise à jour de leurs plans de prévention. L’enjeu est de faire en sorte qu’en cas d’événement exceptionnel, chacun d’eux puisse être organisé pour limiter les impacts humains mais aussi matériels. Ce travail a été mené pendant 4 ans avec les équipes de sapeurs-pompiers béninois, ivoiriens, mauritaniens, togolais, sénégalais et guinéens.
L’accès aux services d’eau se pense par ailleurs dans une logique de Nexus urgence-développement. Nous avons par exemple travaillé dans l’est et le nord-est de la Syrie sur la création et la gestion de bornes fontaines, en lien direct avec les communautés locales.
Enfin, l’un des axes de réflexion porte sur la planification urbaine, au cœur des villes africaines qui cristallisent les défis du siècle (aménagement territorial – population croissante). À ce titre nous menons un très beau projet avec plusieurs villes du Ghana dans le cadre du programme Sustainable Cities.
Alain Boinet – L’Afrique est un continent qui connait une très forte croissance démographique, ce qui provoque pour ces pays un défi immense pour les années et décennies à venir. Parmi tous ces pays, il en est un qui connait un conflit récurrent de longue date tout en ayant un immense potentiel de développement pour l’une des populations les plus nombreuses du continent, la République Démocratique du Congo. Aurais-tu un exemple de projet que vous réalisez en RDC.
Cassilde Brenière :
La RDC est un pays majeur pour Expertise France. Une soixantaine de collaborateurs y travaillent au sein de la direction pays de Kinshasa.
Notre action porte notamment sur l’entrepreneuriat. Nous avons un projet d’accompagnement de ces forces vives appelé « Pour Elles ». Il vise à accompagner les femmes, actrices du secteur privé congolais, en finançant des activités de formation, en impliquant les incubateurs nationaux et en promouvant le leadership féminin dans ce processus de création d’emplois. Il s’agit de dynamiser le secteur formel, car aujourd’hui, beaucoup d’entre elles pâtissent d’une activité informelle qui limite leur accès au droit du travail.
Pour Elles a également un pendant sportif et culturel. Ce projet vise à faire émerger des figures inspirantes et à soutenir une dynamique positive dans le pays via la pratique sportive et la valorisation des richesses culturelles et patrimoniales.

Alain Boinet – Aujourd’hui, les mouvements migratoires mondiaux constituent un enjeu considérable, tant pour les pays du nord que ceux du sud et pour les opinions publiques et les gouvernements. Quel type de projet développez-vous dans ce domaine.
Cassilde Brenière :
Les migrations concernent à la fois les pays dits du Nord, comme du Sud. La majorité des migrations se font d’ailleurs entre pays du Sud, mais elles sont perçues comme un enjeu de politique intérieure partout dans le monde.
Nous travaillons sur les politiques publiques migratoires sur l’ensemble de la chaîne en s’appuyant beaucoup sur les diasporas, qui ont souvent un pied “des deux côtés” et appartiennent finalement aux deux mondes.
Quand je parle de l’ensemble de la chaîne je fais référence à la lutte contre la traite des êtres humains, la chaîne pénale, la justice, la police et la prise en charge des personnes migrantes, mais aussi le développement du capital humain et les migrations circulaires.
Le retour des populations est donc un sujet crucial. Au Maroc par exemple, le programme PRIM accompagne les migrants subsahariens et les migrants de retour pour faciliter l’accès aux droits, à la protection sociale, et à l’intégration économique mais aussi les diasporas qui investissent sur leurs territoires d’origine.
Nous développons également des programmes de migration circulaire, sujet d’intérêt pour de nombreux pays d’Europe dont la démographie est en baisse. Avec un impact notamment dans des secteurs comme l’agriculture, le tourisme, en lien avec la formation professionnelle et l’accueil encadré, pour permettre des migrations légales, protégées et temporaires.
Notre approche sur les migrations s’accompagne d’un mantra “triple gagnant” : gagnant pour le pays d’origine, gagnant pour la personne migrante, et gagnant pour la France.
Alain Boinet – Pour les acteurs des crises, notamment les humanitaires, ce que l’on nomme le Nexus, c’est-à-dire la coordination des actions d’urgence, de développement, voire de paix, est essentiel dans la durée. Comment contribuez-vous à ce processus et quelle peut-être le rôle du secteur privé comme acteur de développement économique et social.
Cassilde Brenière :
Nous cherchons à appuyer les pays dans la mobilisation de leurs propres ressources intérieures, en Palestine, nous collaborons avec le ministère des Finances sur la mobilisation des ressources, et sur les douanes pour pouvoir disposer de budgets locaux/nationaux durables. En Haïti, une attention particulière est accordée à la lutte contre la corruption et les trafics illicites grâce au renforcement des services de douanes. Au Sénégal, sur les avoirs détournés qui peuvent être rendus à l’État, plus de 50 millions ont pu lui être restitués.
Concernant le secteur privé, l’une de nos stratégies, qui est d’ailleurs celle portée par l’Union européenne à travers ce que l’on nomme le Global Gateway, est d’attirer des investissements et mobiliser des financements privés ou locaux pour financer le développement de manière pérenne.
Il s’agit de créer les conditions d’investissement du secteur privé local ou du secteur privé international et européen. Cela veut dire travailler sur un cadre clair entre l’État, le secteur privé et les populations. C’est ce qu’on appelle l’enabling environment : faire en sorte de créer un cadre réglementaire, favoriser la digitalisation des services, et charpenter les nouveaux corridors commerciaux.
Sur ce sujet des corridors de transfert, le but est de repenser les voies, routes, et l’approche des barrières douanières très contraignantes entre les pays africains. Davantage de commerce intra-Afrique, c’est le gage de création forte de richesse et d’investissements privés consolidés.
Enfin, il y a un autre enjeu exprimé pat le secteur privé que je rencontre beaucoup lorsque je vais sur le terrain : le besoin de main-d’œuvre. Il y a un enjeu de formation professionnelle et d’éducation. Nous y sommes attentifs, et appuyons des instituts de formation dans des secteurs en tension (mines, numérique), afin de créer les conditions d’investissement durable.

Alain Boinet – Tu es une lectrice de Défis Humanitaires. Quelle est pour toi sa valeur ajoutée et qu’aimerais-tu y trouver de plus dans la nouvelle formule qui paraîtra au printemps pour s’adapter au nouveau contexte de rupture géopolitique et de chute des financements de l’aide.
Cassilde Brenière :
D’abord, j’ai beaucoup de considération pour le monde humanitaire. Même si nous exerçons des métiers différents et avons parfois occupé des postures distinctes, nous sommes très complémentaires. Le partenariat entre l’État, ses opérateurs et la société civile française est essentiel et nous avons besoin des sociétés civiles pour avoir un véritable impact.
Nous sommes aujourd’hui dans un contexte profondément transformé, marqué par une baisse des financements. Ce n’est plus le monde d’avant. Cela implique un renouveau de la coopération technique, des actions de la France, mais aussi du monde humanitaire.
Ce que j’apprécie particulièrement, c’est le caractère très pratique de la revue Défis humanitaires. Expertise France est aussi un opérateur, en effet nous travaillons sur des impacts directs, avec des outils concrets et des expériences à partager. Il y a aussi un enjeu de convaincre davantage l’opinion publique et de montrer les intérêts partagés.
On le voit par exemple dans la coopération hospitalière. Lors d’un événement récent, Clotilde DURAND, Cheffe de service, Adjointe à la directrice générale de l’Offre de Soins, Ministère de la Santé expliquait qu’on lui demandait souvent pourquoi coopérer avec l’Ukraine alors que le système de santé français est sous tension. Pourtant, les intérêts partagés sont évidents, notamment sur les questions de santé mondiale et de pandémie. Expertise France a travaillé avec les Guinéens sur l’épidémie d’Ebola, qu’ils ont réussi à maîtriser : c’était aussi dans l’intérêt de la France.
Ces coopérations enrichissent également nos professionnels. Des pneumologues de l’AP-HP, engagés sur un projet au Rwanda, ont été confrontés à des cas cliniques nouveaux pour eux et cela les a fait progresser.
Il est important de montrer — notamment à travers Défis Humanitaires — que ces actions servent un objectif de solidarité, valeur que nous défendons, mais qu’elles nourrissent aussi la France et renforcent les intérêts partagés.
Dans le contexte géopolitique actuel, marqué par l’interdépendance (santé mondiale, sécurité, climat), nous faisons face à des défis globaux que nous ne pourrons pas résoudre seuls.
Défis Humanitaires peut mettre en avant des cas concrets, opérationnels, qui montrent comment l’humanitaire et la coopération technique bénéficient aux pays partenaires, aux bénéficiaires, mais aussi à la France et à la paix.
Alain Boinet –- Comment souhaites-tu conclure cet entretien ?
Cassilde Brenière :
Je pense que nous sommes aujourd’hui à un véritable carrefour. Entre l’humanitaire et la coopération technique, il existe de nombreux points communs et nous avons tout intérêt à partager davantage nos expériences. L’une de nos spécificités est d’être une agence gouvernementale et cela fait partie de notre identité. Dans le monde qui s’ouvre devant nous, marqué par davantage d’interdépendance mais aussi de polarisation, les liens humains sont plus que jamais essentiels. Ils jouent un rôle fondamental.
Pour l’avenir, je crois aussi qu’il est important de donner un rôle plus fort à l’Europe. Nous sommes une agence profondément européenne et cela représente un véritable atout. Nos modèles, nos institutions et nos valeurs sont des leviers sur lesquels nous devons nous appuyer pour travailler ensemble.
Travailler dans les pays partenaires, c’est aussi co-construire, apprendre les uns des autres et progresser collectivement. C’est une richesse immense.
Nos échanges avec France Volontaires, par exemple, montrent qu’il existe encore aujourd’hui en France de nombreuses vocations chez les jeunes. Ce sont des forces qu’il faut savoir mobiliser ensemble.
Je voudrais donc conclure sur ces mots très positifs, en vous remerciant sincèrement pour cet entretien et pour votre engagement face aux défis humanitaires.
Pour visionner cet entretien :
Cassilde Brenière– Directrice générale adjointe d’Expertise France
Ingénieure agronome et du Génie Rural des Eaux et Forêts, Cassilde Brenière contribue depuis plus de 25 ans à l’émergence de modèles de développement ayant des résultats concrets sur les bénéficiaires finaux.
Après 15 ans d’expérience dans le secteur privé et associatif, en tant qu’assistante technique entre autre en Colombie, Burkina Faso, aux Philippines et en Roumanie puis en charge d’une unité opérationnelle d’exploitation des services d’eau et d’assainissement desservant 600 000 habitants dans la banlieue de Paris, elle a intégré l’Agence Française de Développement en 2009, en tant que chef de projet, avant de devenir responsable de la division en charge de tous les projets d’eau et d’assainissement financés par l’AFD dans le monde.
En 2016, elle s’expatrie au Maroc pour devenir directrice adjointe de l’agence AFD à Rabat pendant 4 ans où elle a encadré les équipes d’une des plus grandes agences de l’AFD et fait émerger de nouvelles activités favorables à l’égalité femmes hommes, un engagement fort de tout son parcours professionnel et personnel.
Elle est ensuite nommée directrice adjointe de la Direction exécutive des opérations de l’AFD à Paris en 2020 puis directrice générale adjointe en charge des opérations d’Expertise France en 2023.
Depuis qu’elle a rejoint l’AFD, Cassilde eu à cœur de contribuer au débat international sur l’eau et les ressources naturelles, le climat en particulier sur l’adaptation, le genre et leur financement ainsi qu’à l’évolution des modes de faire de l’AFD sur le renforcement des institutions, la redevabilité et globalement la posture de l’AFD en tant que bailleur de fonds.


